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Liste des sujets

Le Lac des Cygnes

Roberta
Roberta
Niveau 10
21 février 2004 à 12:48:29

Tu as oublié un " mais si" alors, je pense. :p

zobinator
zobinator
Niveau 10
21 février 2004 à 13:00:55

:ouch:

ben tu connais pas les alexandrins de 10 pieds ?

aie aie aie . ..

Roberta
Roberta
Niveau 10
21 février 2004 à 13:04:44

Et là, ça fait 13 pieds, cher Zobinator :p

zobinator
zobinator
Niveau 10
21 février 2004 à 13:17:35

mais euh mais euh mais euh mais euh mais euh mais euh

:snif2:

Wankh
Wankh
Niveau 10
21 février 2004 à 15:21:40

Attention, zobi, l´alexandrin, c´est bien, mais le tétramètre classique c´est encore mieux.

Démonstration:

Mais hé euh Mais hé euh Mais hé euh Bou hou hou,
Bou hou hou Mais hé euh Mais hé euh Mais hé euh,
Bou hou hou Mais hé euh Mais hé euh Mais hé euh,
Mais hé euh Mais hé euh Mais hé euh Bou hou hou ! !

Enfin moi j´dis ça, je ne veux pas casser ta belle inspiration :p

Roberta
Roberta
Niveau 10
21 février 2004 à 19:20:57

C´est beau toute cette poésie, snif snif snif

zobinator
zobinator
Niveau 10
23 février 2004 à 10:47:41

Le ciel est tombé du toit

Le ciel est tombé du toit
Comme un flocon
Et s´est brisé près de toi
Comme une flacon

Qu´il est triste et beau d´entendre
Ces éclats bleutés
Pleurer la lumière tendre
De leur beauté

Et de voir les astres défunts
Sanguinoler
Dans leurs rubescents parfums

zobinator
zobinator
Niveau 10
23 février 2004 à 10:50:13

pt1 c koi cette merde

Le ciel est tombé du toit
Comme un flocon
Et s´est brisé près de toi
Comme un flacon

Qu´il est triste et beau d´entendre
Ces éclats bleutés
Pleurer la lumière tendre
De leur beauté

Et de voir les astres défunts
Sanguinoler
Dans leurs rubescents parfums
L´or immolé

zobinator
zobinator
Niveau 10
24 février 2004 à 20:29:52

Le coeur maudit

Me voilà, porté par le vent de la tristesse,
A son indolente demeure parvenu,
Moi qui n´y était encore jamais venu,
Moi pour qui cet enclos n´était qu´ombre et détresse.

Comme c´est étrange d´aller ainsi, paisible,
Vers l´éphémère où le coeur, déja, nous attend,
Et de ne plus sentir le roulement du temps
Se fondre dans nos cerveaux, lourd et impassible.

-Il fait encore un peu froid, allons nous coucher-
J´ai pris grand soin de ne pas m´assoir sur ses yeux
Et je crois bien que devant ces diamants radieux
La Notre Dame se serait mise à loucher.

Sans mon coeur qui, dans son giron, s´assoupissait
En ronflant sous ces caresses de passage,
Je plongeais dans ce soupirant paysage
Comme dans une onde un cygne au long cou plissé.

On eût dit qu´à mes joues toutes sanguinolentes,
Un étrange océan de mousse et de bruyère
Venait s´oublier avec pour seule lumière
Les frissons qui brillaient sur mes lèvres dolentes.

L´amour, opiniâtrement, tentait de troubler
Ma poitrine qui suffoquait contre ses seins
Et le plaisir, toujours, dans les sombres desseins
Que tresse le coeur fécond, se met à trembler.

C´est ainsi que je m´enfuyais, prostitué
A mon tour, vendant la spoliante volupté
Contre la liberté qui n´est jamais optée
Par le coeur, mon coeur qu´elle a peut-être tué!

Car dès que je descendis dans la nuit givrée,
Je sentis vite que je l´avais oublié,
Ce traître qui à elle s´était rallié,
Ce coeur qui pour quelques sous s´était livré.

Quand je revins, je les trouvais dans la chambre,
Etendus l´un contre l´autre comme deux nuées,
Qu´un soleil à vouloir percer aurait sué,
Tout deux palpitant dans un pâle parfum d´ambre.

Mon coeur semblant m´implorer comme un chien battu,
Et le regard qu´il me lança me fit comprendre,
Au comble de mon désarroi, qu´on ne peut vendre
Ce regard qui s´éprend des femmes rabattues.

Je m´en allais à nouveau, résigné dans le froid,
En espérant que la misère de cette femme
Trouverait la beauté belle dans mon âme,
Ce coeur qui m´abandonnait , non sans quelqu´effroi,

Que je revis un beau jour derrière elle traîner,
Comme dans le sillage d´un vieux vagabond
L´ombre fidèle d´un chien maudit et moribond,
Qui claudiquerait derrière son maître peiné.

zobinator
zobinator
Niveau 10
24 février 2004 à 20:41:11

Nos regards bleus rampaient sous le ciel gris.
J´ai déshabillé la ville de sa nappe de sanglots et j´ai rebondi
sur son ventre bleu, que quelques étoiles avaient troué de ci de là.
Des parfums nouveaux et veloutés montaient de ces bouches vierges
qui béaient d´extase, et s´égaillaient en volutes nuancées dans
le ciel effaré. Les morts aux songes obstrués, fébrilement, ont
foulé leurs ombres défuntes en roulant de flamboyant regards.
Puis ils ont dansé, vaguement bleus encore, dans le silence de
l´éternité. Et j´ai su, en d´horribles visions, que Dieu, dont je venais
d´effleurer le ventre et qui, sempiternel, ronflait son ivresse
exilée, s´était retourné dans sa tombe. Le ciel était à l´envers,
et les spectres décharnés dansaient sur ses formes ébauchées, des
bouffées de vertige au bord de leurs lèvres en lambeaux. Ils ont vu
clair, et leurs pieds nus sur l´azur modelaient d´étranges hallalis.
L´aube s´est éclose entre leurs bras. Ils volaient gris sur un ciel
bleu et leurs ailes pubescentes battaient sourdement sur nos tempes
blanchies que temperaient froidement la nuit.
La couleur mourrait sur nos fronts.

zobinator
zobinator
Niveau 10
06 mars 2004 à 19:10:04

Le pot de vin du Diable

Au Pere la Chaise on y est mal assis
Faut pa toujours croire à la renommée
Meme les bourgeois deviennent rassis
Parmi les fleurs les châles et les fumées.

Y´a des cimetières où la cérémonie
S´arrête jamais, encensoir, ostensoir,
Le deuil est bien prodigue et la manie
D´ouvrir ses bras commmence au reposoir.

Car on y croit jamais trop à la mort
Et sans cette angoisse de l´anathème
Sans les voûtes obscurcies du remords
On verrait pas autant de chrysanthèmes.

Alors on tresse des bouquets de fleurs
Nuancées de larmes et d´odeurs de femmes.
Voila ce que vous devenez, pauvres âmes!
Un champs qu´on ensemence de pleurs,

Des pleurs illuminés par le mensonge
Et qui laissent s´écouler leur clarté
Afin de montrer aux morts, dans leurs songes,
Qu´ils ne sont pas seuls dans l´éternité!

Et quand on voit, fébriles et toutes frêles,
Ces acariâtres qui se font dociles ,
Le regard doucereux sous le face grêle,
C´est que la mort bat déja sous leurs cils!

Et qu´elles voudraient bien - puisqu´il faut crever-
S´assoir dèja sur les coussins de mousse
Du Père Lachaise, et pourquoi pas graver
Une oraison sur leur front qui s´émousse,

En attendant qu´on enrôle leur âme .
Et cette épitaphe, qui n´est en fait
Qu´un naîf et bigot épithalame,
Sera le sceau même de leur défaite!

Car les revenants , qui lisent au coeur
Des hommes comme on lit dans un ciel ouvert
Auront rongé, par l´horrible rancoeur,
Ce pot de vin disputé par les vers !

zobinator
zobinator
Niveau 10
06 mars 2004 à 19:10:31

:mort:

zobinator
zobinator
Niveau 10
06 mars 2004 à 19:24:29

Le regard doucereux sous le face grêle

= leurs faces grêles

blattos
blattos
Niveau 10
08 mars 2004 à 17:34:50

afin que ces perles noires ne sombrent pas dans l´oubli... :)

zobinator
zobinator
Niveau 10
08 mars 2004 à 18:01:49

Personne n´oublie la mort mais tout le monde meurt ds l´oubli

zobinator
zobinator
Niveau 10
08 mars 2004 à 18:02:06

:mort:

blattos
blattos
Niveau 10
08 mars 2004 à 18:09:19

ne serait ce pas le contraire?

zobinator
zobinator
Niveau 10
08 mars 2004 à 18:32:34

personne mort la ds n´oublie tout l´oubli monde le mais meurt

comme ca?

zobinator
zobinator
Niveau 10
09 mars 2004 à 17:56:47

Ca doit être dur de s´endormir quand on peut plus se réveiller

Ce soir j´ai une envie folle de m´amuser
D´aller me tapir au fond d´un sépulcre usé
Et de crier en riant : debout là dedans !
Sous prétexte qu´ils sont morts et n´ont plus de dents
Les morts n´ont même plus le droit qu´on les réveille
Ou qu´une bouche bavarde à leur chevet veille
Pour leur raconter comme se porte la vie
Pour leur conter quelques mystérieuses envies
( Car la mort est la plus sûre des confidentes
Car devant la mort qui ne meurt, l´âme est confiante)
Et pour bien sûr dans un souffle les embrasser
Parce que les morts ils en ont peut-être assez
Des baisers opiniâtres de la vermine
Qui rampent froids et visqueux au fond de leur mine
Car les morts ils veulent peut-être également
Qu´on les chatouille pour effacer leurs tourments
Et puis tant qu´à faire qu´on efface l´épitaphe
Que des gens ont écrit pour eux l´âme en carafe
Avec des doigts errants qui serraient fort des fleurs
Si fort qu´elles ont vite fait partie des leurs

Ce soir j´ai une envie folle de m´amuser
Dans l´antre des morts de leur prêter ma muse et
De farder son beau visage blanc de la terre
En deuil, la terre noire qui gît sous le parterre
Qu´effleurent les festons des boîteuses dames
La terre plus sombre que les bancs de la Notre-Dame
Qui fait suffoquer leurs petits poumons de mousse
Je vais la déguiser en blonde en brune ou rousse
Pour ces beaux messieurs qui sans cesse s´endorment
Un peu plus sous l´ombre des grilles et des ormes
Qui rayent le ciel immense trop grand peut-être
Pour qu´ils puissent être toujours et encore être
Parmi les êtres voir leur passer qui les quitte
Leurs souvenirs apeurés qui prennent la fuite
Ils se diront que c´est déjà beaucoup de voir
Qu´il n´y a plus rien à voir car il fait trop noir
Et qu´ils ont toujours les vastes yeux de poupée
Dont ma muse bleue les aura enveloppés

Et les belles dames applaudiront le silence
Applaudiront de leurs mains maigres et rances
Qui ne peuvent plus bouger leur mains contre leurs flancs
Qui comptent les semaines comme compte un enfant
A qui l´on a appris que la mort ça existe
Et qu´au cimetière on y voit la longue liste

zobinator
zobinator
Niveau 10
09 mars 2004 à 17:57:49

:mort:

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