Quand, grelottant au fond d´un funèbre grabat,
Dont les plis dolents tombaient en larges franges,
Je m´extirpais, obscur, de ce nid de fange,
Où toujours la nuit comme une veuve s´abat ;
Quand aux fenêtres, dont les persiennes closes
Composaient au creux de leurs terribles tranchées
Les débris infâmes du matin, se penchait
Ce front de grisaille aux ombres écloses,
Je courbais le dos comme une bête effarée,
Voyant de l´horizon naître un triste brouillard,
Et des vagues versants luire des corbillards,
Sourire ingrat chevauchant la roue de l´arrêt.
Et je m´asseyais, en proie aux sombres idées,
Ayant dans l´oeil, noir, une humide fosse creuse,
Tandis que le ciel, de sa bouche ténébreuse,
Inondait d´angoisse ma paupière évidée .