Qu´en pensez vous?
L´esprit s´ébroue et opine. Trop longtemps enfermé, guidé, mis sur des rails de conformisme et d´habitudes, il en avait perdu le goût du voyage. Mais c´est fini, bel et bien fini, il va partir.
Il décide de tracer sa route au travers des espaces inconnus, vers ces destinations savoureuses, dans ces périples oniriques ou chaque pas est un plaisir, chaque étape une jouissance, et ou le cheminement est aussi agréable que l´accomplissement. Mais avant de partir pour danser au bord de l´abîme, il faut trancher la chaîne qui lui retient le pied, couper joyeusement l´amarre qu´ont tissé les souvenirs, les sentiments, bref, la vie elle même. Se mettre à nu, enlever son armure pour être enfin invulnérable, et léger, ooh, léger.
Alors, il oublie L´oubli est la force de la création, l´oubli est la dynamique de la joie, de l´oubli naît le rire, l´insouciance, la beauté. On vieillit lorsque l´on commence à trop se souvenir.
Il se dépouille ainsi de tout, plaisirs et souffrances, joies et tristesses. Ce qui l´alourdissait s´évanouit..... Au fur et à mesure, il n´est plus gêné ou effleuré par rien, il glisse, vole, plane et danse, plus léger qu´un souffle d´air frais.´´
Voilà la tenue qui convient à son voyage : point de bottes solides ou de sac éprouvé : la nudité et l´unicité sont plus confortables et chaleureuses que n´importe quel habit. Pas de carte sûre ou de boussole quelconque : l´esprit ne veut pas s´orienter, il veut voyager.
Il part, c´est fini. Avec une pointe de regret, qui sait, il coupe les derniers liens qui le retenaient à cette terre tant visitée. Il ne garde en lui qu´un mince souvenir du plus beau des sentiments, l´amour, mais dépouillé de ce qu´il a d´asservissant et de totalitaire....on libère l´amour de tout ce qui l´entoure, du désir et de la folie, et il n´est plus alors qu´une perle, parfaite, admirable certes, mais minuscule et sans pouvoir.
Le voyage commence. La pensée se fraie un chemin à travers ces espaces tant désirés, pays inconnus et familiers, sentiment exotiques ou éprouvés. Rien n´existe plus, puisque tout est rêve. Le rêve lui même est aboli puisque l´esprit ne dort plus....ce qu´il éprouve est un interminable songe éveillé, mouvant, multicolore et protéiforme ; seule subsiste la perle de l´amour, dans laquelle est concentrée la beauté que l´eprit avait pu rencontrer dans sa vie précédente.
La pensée chemine. Des violons entraînant et des parfums rares accompagnent sa route.... les paysages rencontrés sont de plus en plus étranges, la notion de dimension, de forme et de couleur disparaît pour laisser place à un immense délire mobile et inexistant, et pourtant plus réel que tout ce qu´il avait rencontré jusqu´alors.
Ca y est, le temps lui aussi disparaît. Les sens ne signifient plus rien, car leur étreinte n´était qu´une chiquenaude en comparaison du dérèglement que l´esprit connaît à présent.....les cimes atteintes sont alors tellement hautes que le froid y gèle les sensations, et que seul subsiste le sublime qui les transcende. L´esprit baigne dans ce sublime, liquide nacré de la même teinte que la perle d´amour qu´il n´a pas perdu en chemin.
Pourquoi bouger alors ? La perspective d´une extase sans fin le tente et le ravit. L´esprit voudrait se noyer dans ce brillant bain de sublime, s´y oublier, s´y perdre, y vivre plus intensément que jamais en y mourant.
Mais sans attendre, le sublime se fait surréel, iréel, s´anéantit, éclate comme une gigantesque bulle de savon, laissant derrière lui une vague odeur douceâtre de sucre brûlé. L´âcreté du monde qui subsiste frappe alors l´esprit de plein fouet : il titube et gémit. Le voyage avait été une terrible farce, grinçante et meurtrière. Le sublime, une fabulation de son esprit malade.
Il ne lui restait alors plus qu´une grisaille dure comme fer, coupante comme une lame de rasoir, une horreur quotidienne et invincible ; et la mort elle même n´apparaissait plus comme une joyeuse noyade dans un océan de beauté, mais comme un minable soubresaut noireâtre sans suite dans sa survie, sa pseudo existence plus sombre que jamais.
Tic, tac. Dans le creux de l´esprit balbutiait et palpitait toutefois une lueur étoilée. C´était la minuscule, presque insignifiante, mais inaltérable et immarescible perle de l´amour. Quand meurt le dernier restant de poésie, la dernière parcelle de beauté, survit un ultime sanctuaire, celui de l´amour.
Car l´esprit, seul, ne peut atteindre les cimes,et le sublime n´est pour lui qu´un ersatz, une éphémère illusion. Qu´il searme d´une perle d´amour, qu´il s´y noie, et les illusions, sans pour autant prendre corps, se figent dans un rêve éternel.
" Qu´il searme d´une perle d´amour"
= qu´il se arme ?
" immarescible"
erf c koi ce mot?
Franchement j´aime bien . Par exemple l´idée de voyage inétérieur a travers cette espece de purification et de renaissance j´aime bien .
" Voilà la tenue qui convient à son voyage : point de bottes solides ou de sac éprouvé : la nudité et l´unicité sont plus confortables et chaleureuses que n´importe quel habit. "
ce qui me vient tout de suite a lesprit c le poème de rimbaud " ma bohème"
" Je m´en allais les poings dans mes poches crevées
Mon paletot aussi devenait idéal.
J´allais sous le ciel, muse, et j´étais ton féal.
Oh lala ! que d´amours splendides j´ai rêvé!"
" On vieillit lorsque l´on commence à trop se souvenir."
jaime bocoup cette phrase.
" Il ne garde en lui qu´un mince souvenir du plus beau des sentiments, l´amour, mais dépouillé de ce qu´il a d´asservissant et de totalitaire....on libère l´amour de tout ce qui l´entoure, du désir et de la folie, et il n´est plus alors qu´une perle, parfaite, admirable certes, mais minuscule et sans pouvoir."
esque c´est justement a travers cette notion de folie et de désir qu´existe véritablement l´amour?
En tout cas pour moi c ca . Et d´ailleurs ton " voyage initiatique" sembe également etre motivé par un désir impérieux et tres puissant.
A mon avis la seul moyen de quitter une aliénation ( les conventions sociales ect..)c´est de tomber dans les bras d´une autre ( la transgression , la transcendance , qui est forcément une aliénation ds le sens ou l´on a deja eté formé a travers des normes plus ou moins imposées)
" Le rêve lui même est aboli puisque l´esprit ne dort plus..."
hey l´esprit ne dort pas pdt les reves ! enfin je suis pas psychanalyste et ni spécialiste du cerveau humain mais bon . ..
et puis comment toutes ces choses ki nont pas de réalité concretes peuvent elles exister autrement qu´a travers le reve?
" Ca y est, le temps lui aussi disparaît"
ptit probleme : l´expression ca y est " qui est un indicateur de temps .
Le fait ke tu dises ca y est induit que tu as une conscience de la notion du temps . Le fait ke tu puisses délimiter un évènement ds le temps traduit l´idée que le temps t´es encore perceptible .
" L´esprit baigne dans ce sublime, liquide nacré de la même teinte que la perle d´amour qu´il n´a pas perdu en chemin.
"
c cjoli
" Les sens ne signifient plus rien, car leur étreinte n´était qu´une chiquenaude en comparaison du dérèglement que l´esprit connaît à présent....."
cette phrase me semble un peu absconse
" Quand meurt le dernier restant de poésie, la dernière parcelle de beauté, survit un ultime sanctuaire, celui de l´amour. "
si il reste un peu de beauté , alors pr moi il reste de la poésie .
" Car l´esprit, seul, ne peut atteindre les cimes,et le sublime n´est pour lui qu´un ersatz, une éphémère illusion. Qu´il searme d´une perle d´amour, qu´il s´y noie, et les illusions, sans pour autant prendre corps, se figent dans un rêve éternel. "
jcomprend pas trop le dernier paragraphe .
C´est l´amour ki créée et maintient l´amour(= la perle ) finalement ds ton " histoire"? si cest
bref , si jai fai tous ces commentaires , cest paske jai bien aimé !
" esque c´est justement a travers cette notion de folie et de désir qu´existe véritablement l´amour? "
je voualais dire : " esque justement c pa a travers cette notion de folie et de désir qu´existe véritablement l´amour?
Pour l´amour infime qui glisse entre les doigts , c plus vraiment l´amour . Pr moi l´amour doi avoir kelke chose dopressant ( la c vraimen subjectif bien sur )
Je pense mem ke le vrai amour a kelke chose d´aliénant et que l´amour extreme ne peut aller sans l´idée de la mort .
Dailleurs baudelaire le dit mieux ke moi dans " l´amour des amants" :
" L´amour sans la mort , ca n´est plus tout a fait l´amour."
Tout d´abord, je tiens à m´excuser. Mon texte a été écrit vraiment à la sauvette ( en commencant, je n´avais aucune idée de ce dont j´allais parler, j´ai tout écrit d´une traite en un petit quart d´heure et je n´ai fait qu´une vague relecture afin d´ôter les fautes de syntaxe les plus flagrante). En fait, son élaboration tient plus de l´écriture automatique que du travail littéraire :p
Sinon désolé aussi pour les fautes de frappe, il fallait bien sûr lire " qu´il s´arme" et " immarcescible" ; )
Zob:
" jaime bocoup cette phrase"
Moi aussi, je l´avoue :p
" esque c´est justement a travers cette notion de folie et de désir qu´existe véritablement l´amour? "
Bah c´est fort possible, en fait
Dans mon texte, je postule l´existence de l´amour en tant qu´idée, sentiment en soi. C´est très platonicien et pur comme vision, mais probablement faux, en effet
![]()
Disons que je suis conscient des lacunes logiques qu´implique une telle conception de l´amour, mais qu´elle correspond à mon ressenti....désolé :p
" hey l´esprit ne dort pas pdt les reves ! enfin je suis pas psychanalyste et ni spécialiste du cerveau humain mais bon . . .
et puis comment toutes ces choses ki nont pas de réalité concretes peuvent elles exister autrement qu´a travers le reve? "
Erf j´ai du mal exprimer ma pensée. Je voulais juste signifier que le rêve n´existait plus ( en effet on peut qualifier un état de " rêve" que parce qu´il s´oppose à un état de veille)....la séparation rêve/veille n´existant plus, ces deux états s´annihilent mutuellement.
Donc, l´esprit rêve, mais puisqu´il ne se réveille plus, ce n´est plus vraiment un rêve ( est-ce clair? j´en doute ; ) ) .
ptit probleme : l´expression ca y est " qui est un indicateur de temps .
Le fait ke tu dises ca y est induit que tu as une conscience de la notion du temps . Le fait ke tu puisses délimiter un évènement ds le temps traduit l´idée que le temps t´es encore perceptible .
Disons que si j´utilise une focalisation interne dans mon texte, je ne suis pas l´esprit et me permet de garder un peu de recul ; l´arrêt du temps ne se produit que de manière subjective, puisque le voyage est une farce....donc on peut dater l´arrêt du temps, du point de vue du narrateur....
Bon ok c´est fumeux :p
cette phrase me semble un peu absconse
Bah euh......la sensualité est minable à côté des jouissances et des passions spirituelles que connait à présent l´esprit...s´tout ; )
" jcomprend pas trop le dernier paragraphe .
C´est l´amour ki créée et maintient l´amour(= la perle ) finalement ds ton " histoire"? si cest "
Ouais bon disons que c´est un peu foireux de ma part ( mais encore une fois, je ne me suis pas accordé plus de 10 secondes de réflexion en écrivant ce texte, alors je devais m´attendre à des trucs bancals).
En gros, dans le texte, il a une dichotomie extériorité/intériorité: l´extériorité, c´est le voyage, l´intériorité est la perle dans laquelle l´esprit enferme ses souvenirs et son amour.
Mais dans " la réalité", c´est typiquement l´inverse: le voyage est introspection, repli sur soi même ( donc intérieur), alors que l´amour est lui dirigé vers autrui ( extérieur).
L´esprit n´atteint donc pas le sublime en s´enfermant et en se créant son propre rêve, mais en se noyant dans l´amour qu´il porte à autrui...... c´est en quelque sorte une morale, sauf que je n´aime pas employer ce genre de terme quand il s´agit d´amour ; )
En tout cas merci zobi pour tous ces commentaires bien intéressants, et merci d´avoir lu mon texte à la con ( j´avoue, je pense avoir déjà fait mieux, mais bon ; )
" Je pense mem ke le vrai amour a kelke chose d´aliénant et que l´amour extreme ne peut aller sans l´idée de la mort .
Dailleurs baudelaire le dit mieux ke moi dans " l´amour des amants" :
" L´amour sans la mort , ca n´est plus tout a fait l´amour."
Aliénant, oui. Quant au lien avec la mort, oui, mais ce lien a une nature pour moi excessivement spirituelle, et non pas charnelle. En aimant ( trop?) on peut en arriver à désirer inconsciemment l´impossible disparition de son moi en tant que tel dans une sorte de fusion avec celui de l´être aimé....donc la mort? mais c´est capillotracté et éminemment subjectif, donc je me tais
![]()
ps: désolé si mon texte semble un peu gnangnan, lourd, ou je ne sais quoi. il l´est :p
même si ce texte est bancal, répétitif et pas super original ( au niveau des idées), je ne peux pas m´empécher de l aimer. un impératif d´absolu qui me plait bien, peut êter...