Bon voila un truc ke jai écri au débu de l´été d´une traite ds un moment de délire sans doute.
C´est censé etre burlesque et ca doi refléter + ou - l´état d´esprit ds lekel j´étais a ce moment 
J´ai pas continué paske jcrois ke ca en valais pas vraiment la peine . ..
Jai un autre nouvelle en préparation qui celle_la est plus " travaillée" ( mais en préparation encore ) mais jattends un peu avant de la poster.
LA MOUCHE
-Tim, t’as un truc bizarre dans l’œil, regarde.
-A vue de nez, j’ai du mal à voir mes yeux, mais peut etre qu’en révulsant l’un des deux je pourrais voir l’autre.
-T’es bete, gloussa-t-elle avec un sourire niais.
Avec kimmy, c’était toujours comme ca :trop bete pour reconnaître sa bétise, et trop orgueuilleuse pour imaginer qu’elle puisse l’etre.
-Attends, bouges pas , dit-elle .
-Euh , fais gaffe quand meme, répondis-je en scrutant ses ongles parfaitement aiguisés, sans doute bichonnés lors d’une séance de manucure récente.
L’un des ongles, soudain menacant, se glissa jusqu’à ma pupille, humidifiée par les pleurs que m’infligeaient cette chose, qui semblait grouillait a la surface de mon orbite.
Avec une précision diabolique, l’ongle de Kimmy se pointa sur la chose, alors qu’un autre ongle venait piéger ce qui avait l’air d’un insecte , en l’enfermant entre les deux griffes.
-Et voila ! triompha-t-elle, toute fière d’elle , en fansant glisser une grosse mouche dans le creux de sa main.
-Oh ! fis-je , surpris, alors qu’une grosse larme hésitante se décidait enfin a glisser furtivement le long de ma joue. Kimmy se pencha à nouveau sur moi pour me déposer un baiser bruyant, absorbant la pauvre larme , si vite privée de sa nouvelle liberté.
Cependant, la mouche, qui semblait plongée dans une profonde léthargie, déployait ses ailes avec indolence, à la vitesse d’au moins un battement par minute.
-Elle est complètement atrophiée, remarquais-je .
-Ell est quoi ?
-Atrophiée. J’ai vu ce mot dans un dictionnaire de biologie. Ca signifie « diminution du volume ou du poids d’un organe, d’un tissu. »
-Pourtant ses ailes semblent au contraire plus lourdes.
-Ouais, répondis-je, mais le dictionnaire dit parfois n’importe quoi. En tout cas elle a l’air atrophiée.
-je pense que tu l’as noyé avec tes larmes, supputa-t-elle.
-Oh pardon, fis-je affablement en regardant avec componction la mouche.
-Mais au fait, depuis quand t’intéresses-tu à la biologie, s’enquit kimmy, alors que la mouche, éplorée gémissait quelques litanies en implorant Leviathan .
-Et bien, depuis que les mouches ont commencé à devenir verte, répondis-je.
Kimmy explosa d’un rire parfaitement jugulé, tenant ses longs cheveux dorés d’une main pour les empecher de se soulever, tout en prenant soin de controler les spasmes de sa poitine.
Bien que le rire de kimmy causait toujours chez moi une esquisse d’excitation, je me rembrunis immédiatement et réprimais le sourire malicieux qui se dessinait sur mes lèvres.
-C’est très sérieux, dis-je.
-Mais tu vois bien qu’elle est jaune, lanca kimmy en riant de plus belle , cependant , qu’elle caressait la grosse mouche qui se mit a ronronner.
-Oh, kimmy, regardes donc , elle semble aller mieux !
En effet, la mouche se frottait les pattes de devant avec frénésie, tandis que ses yeux semblaient enfler sous ce relent de vie. Pris d’une subite alacrité, je compris que la mouche était sauvée.
-Lancez- là ! prodiguais-je à kimmy. Ouvres lui ton cœur et tend lui ta main afin qu’elle s’envole !
-C’est beau ce que tu dis , souffla kimmy en riant, et elle ferma son poing, confinan la mouche au creux de sa main. Puis elle jeta l’animal sous l’élan de ses bras frèles et graciles. La bète émit un cri gutural, rauque et sincère, sous la propulsion de l’envol.
Elle tournoya dans les airs et , parvenu aussi haut que la force de kimmy l’avait permis, stagna dans l’air enfumé du café ; puis elle entama une chute incoercible de plus de torois mètres de haut, blasphémant contre ses lourdes ailes et contre la bétise humaine. Prenant la position du faucon pèlerin, qu’elle admirait beaucoup, elle se mit à planer à travers le café. Après avoir heurté la porte d’entrée, que son destin avait sans doute ordonné de refermer , elle rebondit quelques mètres plus loin, et atterit dans une choppe de bière, posée sur le bar. Plouf. Elle n’eut pas meme le temps d’achever le cri désespéré qu’elle amorca, alors que son aile droite frolait une bulle de gaz pétillant à la surface du liquide jaunatre. Kimmy et moi nous regardames, surpris.
-C’est l’étrange, murmura kimmy.
-C’est vrai, une mouche normalement ca vole.
-Peut-etre voulait elle se suicider, suggéra kimmy.
-peut-etre renchéris-je , me rongeant les ongles sous les affres du remords. En tout cas, on le lance jamais une mouche sans etre sur qu’elle est prète à voler, c’est bien connu. C’est comme si tu poussais un bébé du haut des escaliers, ou une mémé dans des ortilles.
-C’est vrai, approuva kimmy avec une allégéance à peine guindée. Soudain un bruit sourd et acrimonieux nous fit sursauter, les fenetres du café tremblant avec nous. J’extrirpai mon regard des yeux mauves de kimmy. Les miens , vifs élancés , se posèrent sur un vieil homme adipeux d’au moins 35 ans, accoudé au bar. Il était vétu d’un pull over à rayures bleues, rappelant les longues vagues hauturières, qui l’engoncait fermement. Son cou ainsi rétréci et recroquevillé, présentait des remous tortueux d’une peau bien charnue, couverte d’une hale doré.
Le vieux, grommelant quelques injures dans sa barbe drue, lacha sa choppe de bière, qu’il venait de heurter violemment contre le bois massif du zinc. La choppe vacillait encore , tandis que les fenetres reprenaient leurs esprits, et je m’affligeais du sort de la pauvre mouche, dont le cadavre pantelant devait rouler à l’instant meme sous l’œuvre du ressac alcoolisé, se brisant sans doute contre les parois translucides de sa bière. ( Je signale au lecteur qu’il serait préférable de rire de ce jeu de mot pour ne pas trainer l’honorable et humble et écrivain ds une opprobe injuste ( ? ) ) .
-Bon dieu, comment cette foutue mouche est –elle tombée dans ma bière ? ! gronda-t-il d’une voix caverneuse.