Le soleil se couchait alors qu´une jeune fille s´appretait à traverser une sombre forêt. Mais elle n´avait pas peur de cette forêt, elle l´a connaissait tellement bien pour l´avoir si souvent traversée. Cette jeune fille portait le doux nom de Pétunia et l´on pouvait dire que c´était une belle plante... Traversant cette forêt et respirant l´air pur, elle était heureuse de fêter prochainement ses vingt printemps.
Tout à coup, une voix dans son dos la fit sursauter " Bonjour ! ". Quand elle se retourna, elle ne vit rien, rien sauf un immonde crapaud couvert de pustules. Elle décida donc de reprendre la route. Mais au moment où elle se retourna, elle entendit :"Tu n´as pas rêver, tu m´as bien entendu te saluer". Elle se retourna à nouveau et ne vit toujours rien, elle se posa alors des questions :"Je dois être très fatiguée, voilà que j´entends des voix. En plus, si je continue à tourner sur moi-même comme une toupie, je ne tarderai pas à m´enfoncer dans le sol." Mais avant qu´elle n´ai repris son chemin, le crapaud bondit devant elle :"Eh bien alors, est-ce qu´une charmante demoiselle comme vous n´a pas appris la politesse ou êtes-vous simplement sourde ? ". Elle se frotta les yeux, se pinça les bras, mais elle ne rêvait pas : un crapaud était bien en train de lui parler.
PETUNIA : Excusez-moi, je suis confuse. Mais comprenez mon étonnement à la vue d´un crapaud parlant.
CRAPAUD : Cela ne m´étonne guère. Cependant, en général, ceux qui traversent cette forêt préfère s´enfuir rien que d´entendre le son d´un vois dans leur dos.
PETUNIA : Et vous allez sans doute me raconter que vous êtes un prince charmant transformé en un immonde crapaud par une sorcière jalouse de votre beauté et que seul un baiser d´une belle jeune femme peut vous libèrer de ce sort et vous rendre votre véritable apparence. En bref, comme dans les contes de fée.
CRAPAUD : C´est un peu ça, en effet, quoique le conte de fée raconte l´histoire de façon à ce que les enfants puissent la comprendre.
PETUNIA : Je n´en doute pas. Un seul de mes baiser pourrait donc vous rendre beau ?
CRAPAUD : Oui.
Pétunia s´avança donc vers le crapaud, fit la grimace avant d´embrasser cette masse visqueuse qui la fixait des ses deux yeux globuleux. Elle se redressa brusquement et manifesta un expression de profond dégout. Le crapaud, lui, était resté le même, tout aussi repoussant.
PETUNIA : J´aurais du m´en douter, il ne s´est rien passé. Qu´un crapaud parle : c´est déjà surprenant. Qu´il se transforme en prince charmant : c´est tout bonnement impensable.
CRAPAUD : Non, je n´ai pas changé. Le baiser que je reçois doit venir d´une femme qui m´aime. La magie, qui peut mener à cette transformation aussi extraordinaire que techniquement impossible, ne peut être produite QUE par un pouvoir si puissant que celui que l´amour peut fournir.
PETUNIA : Eh oui, bien sur, il y a TOUJOURS des conditions, suis-je bête ?
CRAPAUD : Attention, je ne t´ai jamais demandé de tomber amoureuse de moi, bien au contraire : l´amour ne se force pas, un amour forcer n´est que le fait accompli d´un seul des deux êtres. Par conséquent, la personne chez qui ´amour est forcé n´est pas profondément éprise d´un amour véritable, quoiqu´elle en pense. Mais je prends de ton temps, je ne veux pas être la cause d´un éventuel retard. Et puis, comme tu passes par ici chque jour, nous serons amener à nous revoir. Bonsoir et à demain.
PETUNIA : C´est ça, ouais.
Pétunia s´éloigna dans la pénombre avec le sentiments de s´être fait avoir. Elle eu peur que ce baiser lui causa une pustule ou un éventuel bouton. Mais le lendemain matin, elle ne vit rien, ce qui la soulagea.
Les jours passèrent, tous les matins et tous les soirs elle croisa le crapaud. Les premiers jours, elle le salua juste. Puis, avec les temps, elle s´arrêta, discuta avec lui, il la faisait rire. Quand elle était triste, il la consolait. Quand elle avait peur, il la rassurait. Quand elle doutait, il lui venait en aide. En bref, une vraie relation d´amitié s´était installée entre eux, ils devenaient plus proche de jour en jour. Et peu à peu, leur amitié se transforma en un sentiment d´amour chez Pétunia. Et vint enfin le jour où elle lui déclara son amour. L´instant du baiser arriva. Mais quand elle le donna rien ne se passa. Pourtant son amour était très fort. Et même si le crapaud avait gardé son apparence, elle semblait pas s´en soucier et continua à regarder le crapaud avec tendresse.
CRAPAUD : Tu vois, c´est ça que je voulais te faire comprendre en disant que le conte de fée était raconté de façon à ce que les enfants puissent comprendre. La première fois que tu m´as vu, tu m´as trouvé repoussant, tu n´aurais jamais cru m´aimer un jour. Et les jours passant, tu as appris à me connaître et j´en ai fais autant. Et quoique tu en penses, la transformation s´est réalisé : je n´ai pas changé physiquement, mais je suis devenu plus beau à tes yeux. Et c´est pour cela que le véritable amour était nécessaire, car en simulant simplement cet amour, j´aurais pu lire le mécontentement sur ton visage, mais à ma grande joie le sourire que j´ai vu avant ce baiser est rester le même par la suite. Et la sorcière que ma jeté ce sort n´est autre que la vie qui a décidé de me donner cette apparence de crapaud, la même vie qui t´as donné cette beauté tant enviée par d´autres. Et les contes ne disent pas tout ça car les enfants sont, soit disant, trop jeunes pour savoir tout ça d´un coup. Ils doivent profiter de leur innocence les plus possible. Et qui sait ? Il y a peut-être quelque part un enfant qui écoute ou lit cette histoire et dont la magie l´emmène dans un univers que nous, les adultes oublions très vite. Par contre, ces jolis contes, même s´ils sont changés, nous les retenons et il est de notre devoir de les raconter à nos enfants pour que cette magie reste à jamais dans le coeur des enfants..."
Pétunia buvait ses paroles le sourire au lèvres parce qu´elle était consciente qu´elle l´avait trouvé, son prince charmant...