J´ai enfin terminé mon livre, voici le début. ( Revisitez pour ceux qui avaient lu l´ancienne version.)
I
Le début de la fin
Printemps 1980 A.N.
La nuit du 23ème jour de printemps était belle, mais aussi glaciale que les grandes périodes hivernales. Ce soir-là, la pleine lune éclairait le château de Harriet, qui dominait la grande colline de la belle et fière cité de Jouda. Grandes tours de forme rectangulaire, reliées entre elles par d’énormes murailles, au centre de cette protection, se trouvait une haute et immense tour circulaire, lieu de vie des habitants du château. Nuit noire et froide, telle la mort, appelée ou acclamée par les hurlements des loups. Cela faisait plusieurs millénaires que la fière capitale de Roald n’avait plus connu de jours comme celui-ci. Depuis la fin des Temps Anciens, où les ténèbres de Fosco avait, pour la première fois, envahie le royaume. Mille neuf cent quatre-vingts année s’était écoulée, après la victoire des Terres Nobles. Milles neuf cent quatre-vingts ans de paix, de bonheur et de tranquillité. Malheureusement, tout cela était fini, car les ombres étaient de retour.
Depuis le balcon de la salle du trône, le roi Boto Harriet, et son épouse, la reine Kordelia, observaient les lumières des torches en furie qui s’avançaient dans les plaines sombres de la nuit. Le souverain de Roald possédait des cheveux noir-bouclé, un nez droit et allongé. Ses yeux étaient de couleur brun-vert. Il était vêtu d’une cape rouge, lui retombant jusqu’au niveau des pieds. Tout le reste de ses vêtements était bleu-foncé, mis à par ses bottes brunes. Un long morceau de tissu à carreaux, bleu, vert et noir, représentatif des Roaldames ( Tissu Roaldame, pouvant être considéré comme le frère jumeau du tissu écossais et irlandais.)
, lui recouvrait le bras droit, de la main à l’épaule. C’était un homme grand et fort, d’une carrure imposante et il avait atteint sa vingt-cinquième années. La reine, quant à elle, avait les cheveux longs, jusqu’au milieu du dos, mais ils étaient également aussi noirs que ceux de son époux. Contrairement à Boto, elle possédait des habits blancs, comme les neiges éternelles des hauts sommets de Paitje, longue robe, chaussures fines et un voile blanc, descendant de sa couronne, lui recouvrait le visage, femme fine et distinguée de vingt et un an.
Le ciel se chargea de nuages et peu à peu, il recouvrirent la lune, comme un tissu de velours noir sur un diamant. Les ombres avaient déjà passé par-dessus les remparts de la ville. Le roi Boto se retourna et regarda l’un de ses serviteurs. Son nom est Gereon Bachar, le plus fidèle de ses hommes, mais aussi son ami le plus cher. Il avait les cheveux bruns et très cours, muni d’une petite barbiche, un air jeune et fier, même s’il approchait la quarantaine. Il portait des vêtements de mendiant. Le roi lui fit un signe de tête et le serviteur se pencha en guise de révérence. Une goutte d’eau tomba de son menton. Boto s’approcha et lui releva la tête. Les yeux vert émeraude de l’homme étaient à demi-plongé dans le flot de ses larmes. Il prit dans ses mains un panier recouvert d’un tissu qui se trouvait à ses côtés et regarda le roi dans les yeux.
Boto lui fit une tape amicale sur les épaules et le serviteur s’en alla en courant le panier sous le bras. Harriet retourna auprès de sa femme qui était restée sur le balcon. Les yeux de la reine étaient un mélange entre peur, tristesse et colère. Au loin les flammes de l’enfer traversèrent lentement la ville de Jouda. Le roi savait que la bataille était perdu d’avance, mais non la guerre. Il avait mis dans ce panier, porté par Gereon, l’objet de la victoire. Malheureusement pour la cité et le royaume, cet objet n’était pas encore prêt. Il faudra du temps, beaucoup de temps et de patience. C’était le travail de son serviteur, maintenant, et plus le siens.
Des cris retentissaient dans la cité. Les maisons et demeures flambaient dans de grandes colonnes de feu. Des foscioums montés sur des drocknites étaient armés de lances, de haches ou d’épées. Ces guerriers de l’ombre éprouvaient une grande satisfaction à faire le mal autour d’eux, et aussi détruire un semblant de bonheur et de joie. Ils étaient vêtus de grandes armures cornues, ainsi que leurs montures. Ce qui leur donnait une allure encore plus effrayante que d’habitude. De longs cris perçants et aiguës sifflaient entre leurs rangées de canines. Les torches qu’ils portaient, furent jetées sur les maisons.
Plusieurs gardes joudans s’approchèrent des soldats foscioums. Les guerriers de l’ombre n’avaient pas l’air de vouloir tuer les habitants de la cité, mais ceux qui leur barreraient la route n’auraient pas le mérite de survivre. Les envahisseurs lancèrent leurs drocknites sur les joudans, les piétinant, les griffant jusqu’au sang. Les gardes tombèrent les uns après les autres. Même aux combats d’épée, leur agilité était moindre, comparé aux foscioums et ils furent terrassés.
Une fois qu’ils n’eurent plus d’obstacle en travers de leur route, trois des cavaliers ténébreux se lancèrent au pas de charge. Sur leurs sombres drocknites, rien ni personne n’osaient rester sur leur chemin. Ils se dirigèrent vers le château.
Gereon Bachar referma la porte du château de Harriet, quand il entendit le bruit de pas de plusieurs drocknites. S’il avait écouté sa raison, il se serait rendu pour ne pas mourir. Mais il avait promis de quitter le royaume de Roald, de partir le plus loin possible, dans un lieu paisible et tranquille. C’était la volonté du roi Boto et il honorerait cette promesse.
Le serviteur n’était pas un roaldame. Il venait de Sophus, le pays des magiciens. Malheureusement pour lui, il ne vécut pas très longtemps dans son royaume. Son père était un grand voyageur. A la mort de sa mère, il avait alors deux ans, il reprit la route avec son père qui avait refusé de le laisser dans une autre famille. Pour finir, ils se sont installé tout les deux à Jouda. Contrairement aux enfants de Sophus, il n’avait jamais appris la magie. Une chose qu’il regrétait, mais son père lui avait toujours dit que les pouvoirs ne servaient à rien, car il n’y avait plus rien de mauvais en Silaurs. Un chose complètement absurde. Ce n’était rien d’autre qu’une excuse pour qu’il ne culpabilise pas, mais en ce moment, Gereon aurait bien voulu savoir devenir invisible. Il était pétrifié, mais une promesse était sacré pour les sophustils. Il la tiendra.
Il regarda le panier qu’il portait sous le bras, puis partit en courant, à l’arrière du château, mais les cavaliers se rapprochaient trop vite. Il se coucha dans l’ombre des hautes herbes. Les guerriers de l’ombre s’arrêtèrent devant la porte blindée. Gereon retint son souffle. Les trois foscioums restèrent sur place, tournant la tête de gauche à droite. Le serviteur ne bougeait plus. Les vieux habits de mendiant qu’il avait vêtus étaient sombres et lui donnèrent l’air d’un rocher isolé.
Le vent souffla sur la colline et les herbes bougèrent en tous sens. Celle-ci chatouillèrent le nez de Gereon et il résista de toutes ses forces à l’envie d’éternuer. D’autres cris de drocknites résonnèrent, les trois guerriers de l’ombre se retournèrent et virent plusieurs foscioums s’avancer en direction du château. Leurs camarades venaient vers eux et ils décidèrent d’enfoncer la porte. Les drocknites utilisèrent leurs pattes avants et s’appuyèrent de toute leur force. Après quelques secondes, les grandes bêtes avaient fini leur travail. Un fracas retentit et les guerriers de l’ombre s’engouffrèrent dans le château de Harriet. Gereon releva la tête. Plus un bruit sur la route, le calme était revenu. Il se leva entièrement, puis courut à travers les herbes de la colline pour arriver dans la cité.
Dans le château, le silence régnait en maître. Le roi Boto avait ordonné à plusieurs de ses hommes, de partir à la cité pour retarder les foscioums, afin que son serviteur Bachar puisse s’enfuire du château. Mais les autres, restés à l’intérieur, ne devaient s’opposer à aucun des ennemis. Ce que cherchaient les guerriers de l’ombre n’était plus là. C’est pourquoi il ne servait à rien de mourir. Mieux valait se rendre en vie.
Le bruit des portes s’ouvrant résonnèrent dans la salle du trône et enfin celles de la pièce s’ouvrirent. Trois foscioums apparurent, l’un d’entre eux s’avança vers le roi, tandis que les deux autres restèrent à l’entrée. Boto soutint son regard froid, et remplit de haine. Les yeux de l’adversaire étaient rouge, comme la lave coulant du Mont Nomane. Pour le souverain de Roald, c’était la fin. Sa cité a été prise ce soir-même, mais il n’a pas encore dit son dernier mot. Et il ne le dira jamais. S’il devait mourir, il garderait tous ses secrets avec lui. Aucun d’entre eux ne sera divulgués.
- Où est la couronne ? Fit le foscioums qui s’était approché de Boto.
- Elle n’est plus ici, répondit le roi. Et jamais vous ne mettrez la main dessus, Donovan.
Le foscioum hurla. Le cris perça le ciel, comme l’éclair.
Les flammes consumaient tout ce qu’elles trouvaient sur leur passage. Les guerriers de l’ombre avaient pris tous les habitants de la cité. Gereon devait être le seul à marcher dans les rues. Même si tous les autres n’étaient plus là, cela ne l’empêchait pas de s’avancer dans la ville. Il arriva jusqu’à un pan de falaise, près des collines d’Orell, à l’ouest de la cité.
Il chercha un endroit couvert de lierre et de plantes grimpantes. Il écarta le feuillage, tel un rideau végétal, et pénétra, panier sous le bras, dans une sombre grotte. Le serviteur était l’une des rares personnes à connaître ce souterrain. Et pourtant, les plateaux de Lafad jusqu’en terre de Roald, en sont pleins, toutes ces cavernes furent creusée par les cours d’eau de toute la région, des petit ruisseaux, aux grands fleuves. Tout cela s’est fait il y a des millénaires, avant la venue des hommes dans cette région. De nos jours, les rivières et autres sources d’eau qui ont fait ce minutieux travail, ont disparut. Et c’est peut-être à cause de cela que la plupart des gens disent que c’est l’œuvre de la folie des nains et non de la nature.
En temps normal, Gereon aurait pensé à tout ceci, en traversant la grotte, mais franchement, l’heure n’était plus aux émerveillements. Il devait marcher lentement pour ne pas tomber. La caverne plongea dans les ténèbres et il dut mettre une main contre la paroi de rochers, pour éviter une chute malencontreuse.
Le tunnel fit un tournant, et derrière ce contour, des cristaux et pierres précieuses de toutes sortes brillaient, éclairant la grotte. Une preuve qu’aucun nain n’ait passé ici, sinon il n’y aurait plus eu un seul joyau. Gereon, voyant mieux maintenant, marcha plus rapidement. La caverne monta de plus en plus. Après une quinzaine de minutes, il ressortit du gouffre. Il écarta le feuillage qui l’empêchait de passer.
Le sommet des collines d’Orell était calme et tranquille. Les insectes chantaient, deux à trois oiseaux passèrent dans le ciel. La sortie du tunnel était l’un des rares endroits des collines à avoir des rochers. Ces terres servent essentiellement de culture, ou de pâturage, et toutes les pierres ont été enlevées des champs. Gereon regarda la cité de Jouda qui n’était plus qu’un tas de flammes brûlantes. L’homme se mit à genoux, sur la terre et posa son panier dans l’herbe. Avec ses mains, il retira le morceau de tissu qui couvrait celui-ci. Alors la tête d’un enfant apparut. Il était tout petit et si vulnérable. Gereon passa une main sur le front du nouveau-né. Il dormait paisiblement dans son panier.
- Voilà, lui dit doucement le serviteur. Tu es hors de danger. ( La pluie commença à tomber sur les collines.) Mais pas encore en sécurité. Je vais te montrer un pays fantastique. Je suis sûr que tu vas l’aimer.
Gereon le recouvrit et regarda une dernière fois Jouda, dont les flammes diminuaient grâce à la pluie qui, maintenant, tombait averse. Les nuages se faisaient de plus en plus nombreux, preuve que l’ombre qui s’est abattu sur la capitale, n’allait pas s’arrêter là. Le serviteur reprit le panier sous son bras et partit le plus vite possible en direction de la forêt de Brent, au nord, loin de ce lieu de désolation et de terreur. Il avait une promesse à tenir. Celle d’élever le fils du roi Boto Harriet.
eh bien félicitations, tu as mené ton projet jusqu au bout... le début d une saga?
1 détail me géne: cela se situe dans un lieu imaginaire,non? alors une allusion à l´irlande me parait saugrenue cf " ( Tissu Roaldame, pouvant être considéré comme le frère jumeau du tissu écossais et irlandais.) " . d autant plus que ta description du dit tissu est claire...
je l avais dit, c´est 1 détail! ![]()
Pour le détail dont tu me parle. J´ai dû arranger dans le forum. Normalement le nom est suivi de d´indice " 1" et l´explication se trouve au fond de la page, mais ici c´était pas possible de le faire.
P.S. : J´espère que ça deviendra une saga. Si tout va bien et que ça marche, j´ai des idées pour réaliser une 20ène de livres ( environ).
ok je m en doutais un peu ( pour le détail... ça détonnais trop)
tu veux dire un cycle de 20 livres ou tu as des idées pour 20 histoires radicalement differente?
tu a scommencé à envoyer ton manuscrit chez les maisons d édition?
Pour les 20 livres : Ils en a une partie qui raconte la suite de la Trilogie " Les pierres de Verum" et certains font parti du même monde, mais ceux sont des histoires à part.
Je n´ai pas encore envoyé le manuscrit chez des éditeurs, parce qu´en ce moment j´ai un correcteur qui me verifié le tout.
ok par contre, le début parait assez classique tout de même. On sent le retour d un roi vengeur, devenu un puissant mage... mais je ne peux pas m avancer j en ai pas assez lu et puis, c´est bien écrit. et j ai l impression que tu t ai donné la peine de créer un monde cohérent et complexe.
je te souhaite bonne chance
Merci. J´en aurai besoin.
Si tu connais des gens sur le forum, qui aime ce genre d´histoire, informe-les.
salut Jecen moi j´aime bien ce genre d´histoire et franchement si ta la suite de celle la met la ( je ve connaitre la suite) ![]()
et je t ossi repondu sur le forum le retour du roi allez a plus et bonne continuation ![]()
Merci à tout les deux. Pour aragorn16. Je vais mettre un petit bout de la suite, mais juste pour donner l´eau à la bouche.
Voici la suite :
II
Révélation
Printemps 2002 A.N.
Le soleil du printemps brillait au-dessus des plaines de Sophus. La matinée avait déjà débuté depuis quelque heure. L’Océan de Verdure revêtait ses habits verdoyants. Les champs reprenaient vie après un long hiver rigoureux. De partout, les hommes amenaient bêtes et outils sur leur lieu de travail. Le temps semblait s’écouler, comme l’eau clair de la Tahir. Mais au plus profond des cœurs, la peur et l’angoisse grandissaient, rendant soucieux, à chaque bruit suspect, les habitants de Sophus. L’ombre s’étend maintenant jusqu’aux frontières de Paitje. L’hiver ne permettait pas aux ténèbres de passer les montagnes et cela faisait déjà plusieurs saisons que les nains s’étaient cachés dans les profondeurs de leurs cavernes. Malgré la menasse, les sophustils s’efforcèrent de vivre en paix, comme au temps de jadis. Malheureusement, rien n’était comme avant. Les gens le savaient, et encore plus Gereon. Il avait assisté à la chute de Jouda et du royaume de Roald. Son cœur était lourd et remplit de chagrin. Aujourd’hui, la grandeur de Sophus s’était éteint dans les ages, seul quelques hommes croient encore aux anciennes religions, mais la puissance des grands mages avait disparu depuis trop longtemps pour être restaurée. Mais il reste encore un espoir. Gereon était le seul à le connaître. Le jour est venu, où l’héritier de Roald va se réveiller, faisant trembler de peur la puissance maléfique de Fosco.
Le petit hameau de Cionaod ressemblait à une gigantesque fourmilière. Les gens allaient et venaient de toute part, traversant les rues avec charrette ou hotte. Gereon se frayait un passage parmi la foule de paysans. Il portait de vieux vêtements bruns, de grandes bottes sales et pleines de boue et il s’appuyait sur un vieux bâton tout recourbé. Devant lui se trouvait l’auberge ‘‘La corne de bœuf’’. Cela faisait des semaines qu’il avait quitté la ferme et un peu de repos ne serait pas d’un grand refus.
Le bâtiment était le plus grand du hameau. Celui-ci abritait plusieurs chambres pour les voyageurs de passage dans la région. Comme l’architecture de Sophus, l’auberge avait de petites fenêtres en forme de demi-arc, de grandes portes en bois. Les murs blancs étaient traversés de poutre de bois, horizontalement, verticalement et en transversale. Le toit était composé de paille et de foin. Au-dessus de l’entré, un écriteau en forme de blason sur lequel était gravée une tête de bœuf et dessous était écrit ‘‘La corne de bœuf’’, se trouvait suspendu par deux grande chaîne en acier.
Gereon poussa la porte en prenant la poignée en forme de corne. A l’intérieur régnait une odeur étrange, mélange de fumée et de plats préparés aux œufs, oignons et lard. Des voix résonnaient dans la grande salle. Des hommes étaient debout sur des tables, chope en main et chantaient de vieilles balades. D’autre riaient en buvant et dansant autour d’eux. Gereon Bachar fit une grimasse et soupira. Les gens ne buvaient plus pour les mêmes raisons. Oublier le malheur qui s’abat sur Silaurs, voilà le seul but de l’ivresse maintenant.
D’une table, un homme leva sa chope de bière et appela Gereon, dans un grand cris qui retentit aux oreilles du nouveau venu. Le vieil homme détourna le regard.
- Allez Gereon ! Viens t’asseoir !
Bachar s’approcha de la table. A celle-ci se trouvait trois hommes. Le vieillard tapait fortement de son bâton sur le planché de l’auberge. Il prit la dernière chaise et s’assit aux cotés de ses amis. Le premier d’entre eux était Kalarus Tolen, un homme de grande carrure, mais les rides du temps pouvaient se lire sur son visage et ses cheveux blancs témoignaient des durs années de labeur dans les champs. Le deuxième, Marted Felusard, était une personne longue et mince. Il était originaire de Kamîl, mais ses parents avaient émigré en Sophus, il y a des années. Maintenant, ils étaient morts de puis longtemps. Marted retourna dans le deuxième pour leur sépulture. Il y resta quelque temps avec sa famille, avant de revenir. Le dernier était Seddik Jawad, un homme respectable, accroché à la vieille religion. Il avait voulu attirer Gereon dans le monde de la magie, mais celui-ci trouvait qu’il était maintenant trop vieux pour cela. De plus, Le vieil homme avait eu assez de travail dont il devait s’occuper.
- Une bière bien fraîche pour mon ami Gereon, Olivan, cria Seddik au barman.
- Merci , déclara Bachar lorsque le serveur lui déposa sa boisson devant lui.
- Alors, commença Marted. Où étais-tu passé ? Cela fait des semaines que l’on ne t’a plus vu.
- On a même pensait que tu t’étais caché, en vu d’une bataille qui s’annonce, continua Kalarus.
- Non. Loin de moi l’idée de me terrait comme un nain dans sa grotte, répondit le vieil homme. J’avais envie de voir une dernière fois le pays, avant de retourner à ma ferme pour y demeurer pour toujours.
- Et alors ? Demanda Seddik en tirant une grande bouffée sur sa pipe et en relâchant aussitôt un panache de fumée. Tu as des nouvelles ? Qu’en pense-t-il à Gmyn ?
Gmyn était la capitale de Sophus, ville où le seigneur Serenus Alwis résidait et gouvernait le royaume. Cette cité se trouve être la plus belle de toutes. Un avis que seul les sophustils partagent, bien entendu. Mais ces temps-ci, le roi avait peur, tout comme le reste du monde, d’ailleurs. Il avait ordonné le renforcement des défenses du royaume.
- Les quatre murs sont en rénovation, répondit Gereon. Celui de Meiko est pratiquement achevé, mais pour les autres, il reste passablement de travail.
- Ils ne seront jamais fini à temps, grogna Kalarus. Les foscioums peuvent attaquer à tout instant. Maintenant que l’hiver a passé, rien ne les empêche d’emprunter les gouffres du Montserrat et conquérir les terres du Sud-Est.
- Les gouffres sont bien gardés, fit Gereon. Je les ai vus de mes yeux. Ils ne se risqueront pas à traverser par là.
- Cette bataille est perdu d’avance, déclara sombrement Seddik. Nous le savons depuis longtemps. Les grands mages ont disparu depuis plus de deux mille ans. Il n’y a plus aucune force dans le royaume de Sophus.
- Et les tours de lumière ? Objecta Marted.
- Les tours de lumière ! répondit Jawad. Mais qui aurait le pouvoir de les faire revivre ? Nos fils et filles n’apprennent plus que de petits tours de magie grotesques. Aucun d’entre eux auront la puissance de rallumer les torches blanches des tours. Et même si quelqu’un y arriverait, la clarté qu’elles diffuseront ne sera jamais assez grande pour repousser les ténèbres de Fosco.
- Tu es trop pessimiste Seddik, déclara Gereon. L’espoir persiste toujours.
- J’aimerai bien avoir une attitude différente, mais il faut voir la réalité en face. Autrefois, notre peuple avait réussi de justesse à repousser les forces ténébreuses et nos ancêtres possédaient d’immenses pouvoirs. Après la Guerre des Sept, que c’est-il passé ? Ils ont tellement eu peur que les foscioums reviennent qu’ils ont construit ces quatre grandes murailles, qui sont aujourd’hui tombée en ruine. Il est clair que sans un appuis de la par des derniers royaumes, nous n’aurons aucune chance.
- Mais le roi est très attaché aux anciennes traditions, déclara Marted. Il possède beaucoup de pouvoirs, non ? Il pourrait facilement les utiliser pour allumer les torches blanches.
- C’est effectivement possible, répondit Gereon.
- Mais rappelons-nous que les tours de lumière ont été créées également après la guerre, continua Seddik. Nous ne savons pas du tout si elle fonctionneront, car nous n’avons jamais eu l’occasion de les tester.
Ils restèrent un long moment silencieux à la tables.
- Mais comme l’a bien dit Gereon, reprit Jawad. L’espoir persiste toujours, mais il faudra le trouver, ce qui ne sera pas très facile.
- Sur ce, je vous laisse mes amis, déclara Gereon en reposant la chope de bière vide.
- Déjà ! S’écria Kalarus. Mais tu viens d’arriver.
- S’il faut chercher l’espoir, comme l’a si bien dit Seddik, il est préférable de commencer dès maintenant.
Gereon fit un petit sourire, mais lorsqu’il découvrit les visages inexpressifs de ses amis, il reprit un air séreux.
Bon heu… Bredouilla-t-il. Bonne journée.
Puis il s’avança en direction de la porte, saluant quelques personnes au passage.
Gereon sortit de l’auberge. Il fouilla dans ses poches. Il avait cru avoir perdu quelque chose, lors d’une petite bousculade à l’intérieur. Après tout le voyage qu’il avait entrepris pour la trouver, ce serait trop bête de la perdre maintenant. Heureusement, ce ne fut pas le cas. Elle était avec lui. Il allait la sortir pour la contempler, mais Seddik sortit également et Gereon retira vite les mains de son manteau.
- Je te raccompagne ? Demanda Seddik qui remit son grand chapeau à plume. J’aimerai te parler seul à seul.
- Aucun problème. Je suis fatigué.
Les deux hommes passèrent à l’arrière de l’auberge, où était resté Reghtis, le cheval de Seddik, ainsi que sa charrette. Ils montèrent à l’avant et dans un bruit de sabot, sortirent de Cionaod.
- Si tu le désires, fit Seddik. J’ai une deuxième pipe à l’arrière.
- Merci, mais sans façon, répondit Gereon. Je me rappelle encore de la première fois que j’ai fumé l’une de tes pipes.
- Moi aussi, je me souviens comme si c’était hier. Après une bouffée, en te voyant marcher, j’ai cru que tu avais bu au moins dix chopes de bière en deux minutes.
Ils se mirent à rire tous les deux. C’était les meilleurs ami du monde. Ils s’étaient connus le 45ème jour d’automne, en 1983 A.N., Gereon avait laissé son fils, entre les mains de ses voisins les plus proche, les Alois, et il était parti à Titus. Le vieil homme avait entrepris des recherches à la bibliothèque de la ville. C’est en revenant à la ferme qu’il rencontra Seddik. Gereon s’était blessé à la jambe. Son vieil ami le croisa et le transporta jusque chez lui. Il lui avait proposé du fumer une pipe. Il avait dit que ses herbes composaient un excellent remontant, que c’était lui-même qui en faisait le mélange minutieux. Ce fut le début d’une grande amitié, même si la pipe qu’avait essayé Gereon, ne lui avait pas donné grande satisfaction, car il la toussa pendant plusieurs minutes. C’est en se rappelant de tous ses souvenirs, qu’ils éclatèrent de rire.
- Je ne sais toujours pas quelles herbes tu mets dans tes pipes, continua Gereon.
- Je ne le dirait jamais, répondit Seddik. C’est une secret et si je te le dis, tu n’oserais pas m’écouter jusqu’à la fin. ( Il prit un air beaucoup plus sérieux.) Dis-moi. Pourquoi es-tu parti aussi longtemps ? Ce n’est pas dans tes habitudes. Tu as toujours voulu rester aux côtés de ton fils. Et de plus tu m’a l’air beaucoup plus joyeux que la plupart des gens, alors que nous savons tous que le monde est au frontière de la destruction. Réponds-moi franchement et sans mentir. Tu peux me faire confiance.
- Je ne peux pas te le dire. C’est un secret.
- Et il sera bien gardé avec moi. Tu sais, un grand secret est trop lourd pour qu’on puisse le porter tout seul. Même si l’on n’y arrive bien, au début, mais au fil du temps, il nous fatigue plus que tout.
Gereon soupira. Ce que lui disait son ami était vrai. Il avait vécu depuis près de vingt-deux ans dans le mensonge. Il avait dit à tout le monde, quant on le lui demandait, qu’il s’était marié en Roald, avec une femme de là-bas, mais que lorsque les foscioums avaient attaqué le royaume, elle avait été tuée. Tandis que lui et son fils avait fuit. Une histoire complètement ridicule, mais on l’avait cru. Après tout, il avait été très convaincant. Maintenant, pourquoi garder encore ces mensonges ? Son fils, qui ne l’était pas réellement, est assez mûr pour connaître la vérité. Et d’ici quelque temps, le monde entier le saura. Enfin de compte, Seddik ne l’avait jamais trahi. C’était son ami le plus fidèle et il savait garder les choses importantes pour lui-même.
- J’avais besoin d’un preuve, Seddik, commença Gereon. Emrys est un grand jeune homme maintenant. Pour lui, il est venu le jour de partir. Cela me chagrine, mais c’est comme cela. Je le savais depuis le début.
- Je ne comprends pas ce que tu me dit, répondit son ami. On dirait que tu veux chasser ton fils, mais tu aimerais qu’il reste. Et quelle est cette histoire de preuve ? Pour Qui ? Toi ?
- Je n’ai pas parlé de mon fils, Seddik. Je n’ai pas de fils.
- Mais Emrys ? Protesta le fumeur.
- Emrys est une promesse que j’ai faite au roi Boto Harriet. ( Son ami le regarda étrangement étonné.) Oui. Emrys est le fils de Boto. J’ai promis de l’élever jusqu’à qu’il sont prêt. Maintenant, sa place n’est plus ici.
- Et tu crois vraiment qu’il va te croire !
- Je sais que non. Il aura du mal à s’y habituer, mais je ne peux pas faire autrement. Si je suis parti ces dernier temps, c’était pour retrouver un élément important, afin qu’Emrys me croie. Je sais qu’il a toujours pensé que les histoires que je lui racontais sur le monde, n’étaient rien d’autre que des contes pour enfants. Il n’y a jamais porté un grand intérêt. Il n’aura pas le choix désormais.
- Qui l’aurait cru ? Toi ! Elever le fils d’un roi ! Et que désires-tu qu’il fasse. Prendre le trône de son père. Je suis de ceux qui croient aux anciennes histoires, ce qui fait que je sais que si les ombres ont pu passé la frontière des Terres Nobles, cela veut dire que la couronne de Verum n’existe plus.
- Tu as raison Seddik, la couronne n’existe plus, mais elle n’a pas été détruite pour autant. Ce sera à Emrys de faire en sorte qu’elle réapparaisse.
- Alors nous avons encore un peu d’espoir, mon ami.
- Garde le secret. Je ne tiens pas à ce que l’ennemi soit mis au courant par qui que ce soit.
-Ne t’inquiète pas. Avec moi, ton secret sera bien gardé.
Après cette discussion, ils atteignirent la grande route et cinq minutes plus tard, ils se trouvèrent devant un portail qui séparait un petit chemin de la route actuelle. Gereon descendit après que la charrette se soit arrêtée.
- Je te quitte ici, déclara-t-il.
- Oui. N’oublie pas Gereon. Il y a toujours une pipe qui t’attendra chez moi, lorsque le petit sera parti.
- Merci Seddik. Je ne l’oublierais pas.
Ainsi se séparèrent les deux amis. Gereon rentra chez lui. Demain, ce sera l’anniversaire d’Emrys. Il devait préparer ce qu’il devait lui dire et surtout, être très convaincant.
bouquins ? ? Putain , j·ai deja du mal a me consentrer sur alors . .. ou alors ils font pages chcuns mais voila quoi , sa me parait... demesurer ! !
Que me chantes-tu là?
Explique-toi clairement.
A qui dis-tu cela, Xss?
excellent
c´ est génial ![]()
merci Jacen Solo,et bah c vraiment super ![]()
BRAVO
Merci. Si tu veux connaitre la suite, il faudra que tu atttends que le livre sorte en librairie. ( Si un éditeur veut bien le prendre)
tu nous préviends quand il sort!
Chapeau bas, c´est excellent.
Pas de problème. Je vous préviendrai.
g imprimé ton livre la et je vais pouvoir bien le lire
apréciation dans peu de temps