Ce qu'il faut retenir de Baudelaire aussi, malgré tout son génie littéraire et son impact sur la poésie après lui, c'est que c'était un homme extrêmement méprisant. C'est à peine s'il serrait la main des gens, et en enfilant un gant. Son enfance apparemment tourmentée n'est certainement pas pour rien dans son caractère. Cette haine du monde se ressent par ailleurs assez bien dans ses poèmes, et ses griefs sont surtout dirigés contre la morale. Il n'y a qu'à voir la partie Destruction (je crois) où il détruit Dieu et glorifie Satan en tant que défenseur des hommes, à l'inverse de Dieu qui ne fait que se rire des hommes.
Quant au langage relevé du livre, je trouve qu'il reste tout de même assez clair. C'est surtout un bijou de précision métrique (enfin à mon avis, je trouve ses vers d'une rare perfection tout en restant d'une lisibilité claire et presque sans artifices). Son style m'a vraiment épaté et continue de le faire aujourd'hui. C'est une partition, c'est aussi simple que ça.