1…2…3…4…Ses pieds se croisaient , inlassablement , se frottant parfois l’un contre l’autre suite à une légère déviation de l’une de ses quelques jambes…5…6…7…8…Pierre , fidèle à ses habitudes , ou du moins celles qui lui étaient agréables , venait de s’engager dans un de ces jeux favoris , qui alliait deux plaisirs dans une seule simple préoccupation . Il avait aujourd’hui prévu qu’il lui faudrait 126 pas , à partir de la maison jaune qu’il venait de dépasser , pour atteindre la demeure familiale ou devaient déjà l’attendre ses parents.9…10…11…12.Ce jeu , devenu un réflexe au fil du temps , se présentait comme un défi qu’il se lancait , une bravade mélant au plaisir escompté du retour à la maison celui de conduire héroiquement la marche selon les conditions qu’ils s’étaient imposées…13…14…15…16…17…18…Pierre maintenaient ses yeux noisettes rivés sur ses chaussures échancrées et barbouillées de boue séchée. Prenant le jeu avec un air de componction mélé de sérénité, il s’échinait à calquer avec précision le compte croissant des pas sur le mouvement régulier de ses pieds. 19…20…21…22…23…24…Conscient qu’il ne tenait qu’à lui de mener à bien la mission qu’il s’était confiée , Pierre , à chaque pas , essayait de percevoir l’avance ou le retard que l’actuel écart de ses entre ses pieds engendrerait s’il ne le modifiait pas. Le jeu avait cela d’amusant qu’il n’était pas la simple attente passive d’un résultat que l’on aurait déjà prédéterminé en fixant un chiffre initial. Bien que celui-ci soit corollairement figé, la démarche restait entièrement malléable, selon la continuelle distinction que l’on faisait entre chaque position ou l’on se trouvait et celle du point d’arrivée, et cela du début jusqu’à la toute fin du trajet. 25…26…27…28…29…30…31
Autour de Pierre, le paysage urbain s’estompait sans cesse un peu plus, se noyant dans une brume évanescente qui venait glisser sous ces pieds. Tout était vague et troublé autour de ceux-ci, qui semblaient en ce moment pour Pierre etre la seule vision claire de ce qui l’entourait. 32…33…34…35…Alors qu’il continuaient à danser sous la présence vacillante de la rue, Pierre les vit soudain s’allonger d’une étrange manière, puis s’épaissir d’une manière tout aussi surprenante , conférant a ces membres indifférents une allure imposante, presque monstrueuse. 36…37…38…39…Maintenant les pieds semblaient se contorsionner, se torturant de toute part dans un mouvement disloqué, tel deux tombeaux desquels les cadavres s’exhumeraient avec peine, tordant le marbre de toute part. Légèrement troublé dans son jeu, Pierre s’attarda quelque peu sur ce curieux phénomène. Son regard n’avait néanmoins pas changé de direction, puisque l’objet de son attention restait le meme. Mais la facon de le considérer s’était complètement modifiée, et ceux qu’il mettait quelques secondes auparavant au service de sa mission, avec l’ascendant qu’il se doit, semblaient s’échapper du joug auquel il les asservissait, s’insurgeant contre les peines qu’il leur imposait. 40…41…42…43…Pierre s’évertuait à considérer le cheminement de sa mission tout en observant le phénomène étrange dont la contingence le troublait , deux actions discordantes qu’il séparait dans sa conscience, cherchant à faire abstraction de l’une pour mieux se concentrer sur l’autre, et cela à tour de role. Il remarqua que ses pieds, qui semblaient toujours se distordre de manière absurde et grotesque, n’était finalement que le berceau d’une ombre qui s’écoulait le long de l’asphalte anthracite. Lorsque l’ombre qui venait de naitre à ses pieds, chrysalide difforme et inconsistante, s’épanouit enfin dans ce qui semblait etre sa forme définitive, il comprit qu’elle n’était que son obscur reflet, le devancant de quelques mètres, comme l’invitant à allonger le pas…44…45…46…47…48…49…50…
Un voile doré et chaleureux commencait à lui effleurer la peau , tandis qu’il s’intriguait de la confluence intime entre son corps et son image, celle-ci s’étalant délicatement sur le trottoir alors que lui-meme la recouvrait de ses pas. Il était le seul à ne pouvoir la rattraper, bien qu’il fut également le seul à ne pouvoir la rendre visible aux yeux du monde. Il leva rapidement les yeux vers le ciel et apercut quelques nuages migrateurs, se prélassant sous l’éclat incandescent du soleil. Rappelé par l’ordre du ciel, ils semblaient s’extirper avec chagrin du feu tendre et protecteur de ce fanal aux mille rayons, dont ils s’étaient emparé le temps d’une orgie céleste. Puis ils s’émoussèrent et se dissolvèrent dans une soyeuse trainée d’albàtre, laissant le ciel d’azur presque nu autour du soleil rubescent…51…52…53…Le soleil est souvent pudique…54…55…56…57…58…59…60.
Pierre tenait encore le fil de sa faction, bien qu’il se fut légèremet effrité le temps de cette déviation impromptue, et retombais bientôt dans un état secondaire, proche de la léthargie, ou peut-etre de la monomanie, s’il attribuait à ses pieds une valeur plus spirituelle. 61…62…63…64…65… Alors que Pierre prenait la décision d’allonger quelque peu le pas, qu’il pressentait de plus en plus insuffisant, une voix chevrotante écorcha ses oreilles.
voila jai seulement mi un bou . : /
j´arrive pas à le lire, c´est bien ouais mais c´est long 66..67..68..69..70
Quelle virtuosité! ^^
J´aime bien, je trouve le style meilleur ( à la fois plus recherché et moins lourd) que dans tes autres nouvelles.
Par contre il faut avouer qu´il ne se passe à peu près rien lol, donc je réserve mon jugement et mes critiques définitives pour la suite ; -)
mdr .
c vrai
ben en fait c lhistorie dun mek ki marche
moi je trouve ke c deja pas mal koi : D
suite
« Hé, gamin !
Pierre s’arreta net, tout en martelant son esprit du chiffre qui marquait cette pause imprévue et malvenue. 67…67…67…67
-Par ici, petit ! reprit la voix criarde et déplaisante.
Faisant un effort pour détacher ses yeux de ses pieds, il se courba pour les extirper et les replacer dans leurs orbites désertées. La rue s’afficha avec grossièreté devant ses yeux, dans une netteté à laquelle tout homme de gout raffiné aurait préféré une brume lourdement opaque. Des maisons délabrées gisaient sous des toits à moitié effondrés, gémissant de misère et faisant grief de leur affliction à chaque passant qui daigner leur accorder un regard. 67…67…67…67…Je remarquai ainsi que j’étais arrivé dans le quartier de la Cangue, bastion de la pauvreté et des petites gens, que le malheur entassait ca et là, dans des cages communes dont on leur faisait croire qu’elles étaient le début de leur liberté. 67…67…67…Pierre passait tous les jours d’école au travers de ce quartier dilacéré et débraillé, qui s’imposait à son trajet tant qu’il choisissait de rendre ce dernier le plus court possible. Et c’est d’ailleurs le choix qu’il avait toujours fait, n’ayant pas peur de la pauvreté puisqu’elle l’avait de naissance épargné et qu’il ne se rendait ainsi pas compte de ce qu’elle pouvait etre. Et bien que le fait de poser ses pieds sur ce sol, tapissé d’ordures et de détritus disséminés jusqu’au bout de la rue, ne lui plaisait pas outre mesure, il n’en éprouvait pas non plus de répugnance, toujours plus impatient du gouter qui l’attendait sur la table de la cuisine qu’effrayé de sentir la présence malsaine du cloaque qui l’encerclait. 67…67…67…67… Pierre avait souvent entendu dire que ces lieux étaient dangereux et pernicieux pour celui dont l’ame et le corps n’etaient point encore souillés. Mais ces paroles grandiloquentes et empreintes de politicisme aigu avaient toujours sonné creux dans son cerveau, et il se contentait de croire ce qu’il voyait, c´est-à-dire une misère collant à la peau de ceux qui l’habitent.
L’idée de corruption et de danger que les doctes « bien pensant » évoquaient pour prévenir les plus protégés lui semblaient ainsi décalée , incongrue , absurde , cependant que ceux qui n’étaient que des passagers comme lui traversaient ces lieux ou des gens habitaient, comme des souris rongeant toutes le meme gruyère. Et puisque ceux que Pierre considéraient comme des souris ne lui avaient encore jamais fait l’offense de se présenter sous l’allure du rat, image dont on affuble souvent le pauvre ( peut-etre pour noyer l’indigence de sa condition dans l’opprobre du démérite et d’une liberté qu’on se fait un plaisir de remarquer tout en l’entravant), c’est en toute sérénité qu’il longeait les murs sombres et torturés du quartier. 67…67…67…
« Et bien, reprit la voix rocailleuse et troublée, qu’attends tu donc ? Il semble bien que je te fais peur !
En ce moment Pierre avait l’air bete. Les bras ballant et le regard dérivant autour de lui, il tanguait légèrement d’une jambe à l’autre, comme cherchant à trouver son équilibre. Discernant maintenant avec plus de précision la source d’où fluait la voix éraillée, il se retourna, pivotant sur son pied gauche avec méticulosité pour éviter de faire un pas de plus. 67…67…67…Compulsant le pays sage qu’il venait de traverser en un mot et sans meme s’en rendre compte, ses yeux, qui tournaient sur eux meme de manière à embrasser rapidement l’ensemble des lieux, s’arretèrent soudain sur une petite ruelle, adjacente à la rue principale, et dont il ne pouvait saisir que l’ébauche. Les yeux, dont le mouvement circulaire s’était arreté à l’extreme droite de son champ de vision, lui proposaient des images vacillantes et complètement de travers. C’est ainsi qu’il se décida de nouveau à les relancer, d’un quart de tour parfaitement maitrisé, puis de tourner tout simplement la tete vers le son dont il avait maintenant déterminé l’exacte position. 67…67…67…
au fai merci hein , wankh et le petit prince, pr les commentaires.
C cool paske si vs maviez di ke cetai pourri ( enfin de tte maniere vs loriez pas di come ca : /) ben jme serai arrété , alors ke jai plein plein d´idées .
En fait ds ma tete là c mem plus une nouvelle , c pluto un " roman", dont lhistoire se dévoile un peu plus a moi meme de nuit en nuit(puiske c la nuit ki minspire ( dailleurs ca mempeche des fois de dormir : / ) )
Salut Zobinator ! Ben quoi, tu boycottes notre bon vieux topic " poésie" ? Nan, j´déconne . .. je pensais que t´étais en train d´étudier ( t´es encore aux études ou tu bosses ? ) . .. j´ai lu les 5 premières lignes de ton texte et je suis emballée => je l´ai printé, histoire de le lire à l´aise et je viens te donner mes impressions ( pour autant qu´elles t´intéressent, évidemment ! ) . .. allez, @+
Electre
genesia: salu ! c rare ke je vienne de si bonne heure sur le forum , ca me fai tout bizarre.
Ca me donne limpression ke je devrai pas etre la : /
Merci davoir jeté un coup doeil , bien sur ke ton avis minteresse , surtout venant de kk1 ki écri des choses ke japprécie.
En fait pr tout tavouer , jai abandonné les études cette année.Jme suis inscrit ds une fac completement au pif ( fac de sport lol), chui un pti étudiant perdu qui refuse de prendre des voies ki lui semblent toute mener au meme ennui ( sous des formes différentes) , et pr linstant aucune ne minteresse.
Dc lan prochain je minscris ds une nouvelle fac, on verra bien , je sais ke je vais droit ds le mur , mais apres tout cest pas si grave, on finit tous s´écraser contre un mur un jour ou l´autre , et je sens ke celui ke jessaye meme pas d´éviter me fera rebondir tres haut ( espoir espoir) --> pas ds le sens ou je gagnerai plein de sous . ..pr linstant cest pas le but de ma vie.Ptet qu´un jour je deviendrai misanthrope et aigri, et ke je tomberai ds l´alcool , ds l´argent , tout ce ki pr linstant m´effraye et me donne une raison de ne " pas faire comme tout le monde" ( bien sur je generalise, ya plein de personnes comme moi qui refuse quelques conventions de la vie))
voila pr le racontage de vie . .. ( je tiens kan mem a préciser ke , sachant ke une année sabbatique peut etre assez destructrice pr celui ki se laisse aller , je reste raisonnable , jme leve assez tot et jfais pas des jeuxvideo toute la journée: pr tout t´avouer jai mem jamais autant dappris autant de choses ke cette année , et de loin! c fou tout ckon peu apprendre kon on va pas a l´ecole . . héhéhé : / )
bon je vai courir i fai bo
@+! ; )
AU FAIT CYBER SEBASTIEN: merci a toi t kan mem le premier a avoir lu mon bidule..
" jarrive pas a lire.."
ben en fait tu vois jai trouvé ke cetai interessant de décrire un mek ki marche , alors jai mis en scene ki marche tout en mettant plein de mots complikés essayer de faire croire ke c interessant de voir un mek ki marche.Et puis paske ca fai toujours bien de mettre des mots 1 peu complikés ; )
Bon ben en fait voila personne a encore lu la deuxieme partie donc je mets la 3 ieme . Logik nan?
nan mais bon ptet ke ca va relancer le topic ( en fait vu ke jai deja ca depuis kelkes temps(mais jai pas fini cela di ) , autant ke je le poste . ..)
Mais vs sentez pas obligé de le lire hein ! : D lol
CHAPITRE 2
Il y avait là, dans un coin insalubre, un vieillard, dont les rides tortueuses murmuraient avec un effort las son age avancé. Je m’avancais. 67-1…67-2…67-3…67-4... Le pied droit de Pierre fit brusquement un croche-pieds sournois et volontaire à son pied gauche, cédant à la rancœur qu’il avait depuis le réveil de n’avoir été que le deuxième à fouler la moquette feutrée, au pied du lit de Pierre. Celui-ci s’étala longitudinalement, aussi rapidement qu’il est long de prononcer ce dernier mot. Sa tete heurta l’asphalte brulant, dont une fumée noiratre et sans doute cancérigène commencait à s’exhaler sous l’œuvre fringante du soleil rieur. Pierre, qui n’avait rien d’autre à faire, s’évanouit avec calme sérénité. Des chiffres fébriles et goguenards se mirent à danser autour de lui. 67…32…92...23…63…63…63…69…12… Bien que cette suite de chiffres n’ait rien de logique en soit, il reprit connaissance alors que le chiffre zéro ( qui ressemble d’ailleurs plus à une bulle qu’à un chiffre, mais l’arithmétique éprouve une haine viscérale pour tout ce qui s’approche de loin ou de près à la poésie) s’évanouissait à la lumière résurgente de ses yeux, redevenant noisette. Le zéro, comprenant que sa fin était proche, tressaillit et se mit à rouler vers le ciel, multipliant toujours plus la célérité qu’il sollicitait avec effroi et espoir ( l’un n’allant pas sans l’autre) pour s’échapper avant que les yeux de Pierre ne soient complètement rouverts. Avant d’avoir eu le temps de comprendre les lois arithmétiques selon lesquelles le zéro se multiplie en vain, le pauvre explosit, ou plutot explosa, puisque le son était mat et grave, dans une nuée de poussières, marquant l’air tendu du sceau de la fatalité.
Lorsque Pierre fut complètement rétabli, il remarqua qu’il était trempé jusqu’aux os. Il faut dire qu’il était plutot fait d’os que de chair, et que la digue dont celle-ci doit souvent tenir lieu se trouvait ainsi bien vite submergée lorsque quelque vague d’eau venait à l’offenser.
Un vieillard, dont les rides tortueuses murmuraient avec un peu plus de peine encore son age également plus avancé, se tenait devant lui.
« Je vous ai déjà vu quelque part, remarqua Pierre, pas vraiment intrigué.
-Il est en effet quelques années, nos regards se sont croisés, alors que tu venais de poser tes yeux sur ma demeure acoustique. »
D’un bref mouvement de la tete , il attira son regard sur un carton, diapré d’une myriade de couleurs chatoyantes, qui reposait contre un mur de pierre dont Pierre crut avec innocence qu’il avait sans doute été érigé en son honneur. Une tendre et triste mélopée chuintait le long des flancs du carton, qui se gondolait sous la caresse enivrante du son. Soudain tout redevint clair : la longue ballade en foret durant laquelle toute la famille s’était tant ennuyé, les asperges au persil qu’il avait mangé alors qu’il n’avait que douze ans ; la gifle que sa mère recut de son mari alors qu’elle-même avait giflé pierre pour avoir giflé sa sœur. Les hosties qu’il avait volées sous l’ordre impérial de son ventre, lors de la retraite de communion. La voix rauque et tremblante de celui qui en ce moment meme le dévisageait. Cependant Pierre nota qu’il manquait quelque chose… 52…48…83…22… Non, décidément, la réminiscence quant à ce qui précédait l’évanouissement semblait comme apathique aux courbes pourtant charmantes des chiffres.
« Vous m’avez interrompu dans mon jeu, reprit Pierre, et maintenant j’ai tout oublié.
-De toutes facon tu étais trop court, bonhomme.Il te manquait sept pas.
-Comment le savez-vous? demandais-je meme pas surpris.
-Et bien, je ne le sais pas, mais je peux facilement te le faire croire puisque tu ne pourras jamais savoir si je dis vrai. On fait facilement croire aux gens ceux qu’ils n’ont pas les moyens de vérifier, c’est le moyen le plus sur d’attirer l’attention des plus faibles tout en se préservant des plus sages et des plus savants.
-Et ben dans ce cas je préfère ne pas vous croire. Mais j’aurai surtout préféré continuer mon jeu.
-Je comprends, dit le vieillard. Mais j’ai moi-meme préféré forcer ton destin pour qu’il me soit ensuite possible de t’en préserver. Si je t’avais laissé poursuivre ton jeu, je n’aurai pas eu l’occasion de te sauver.
-Vous m’avez interrompu dans mon jeu, et je suis tout mouillé, continua Pierre très inspiré.
Un vieux nuage catarrheux et à la mine fatiguée, qui se trainait dans le ciel toujours bleu, éterua brusquement, provoquant une bourrasque fébrile et essoufflée. La barbe du vieillard, drue et tortilleuse, s’engouffra dans sa bouche béante alors qu’il s’apprétait à poursuivre la discution.
« Argh, fit le vieillard, avec un friselis gutural et etouffé, résultant du contact rugueux entre les poils blancs de sa barbe retranchée et de son gosier.
-Argh, répondit Pierre par pure convention. »
Au bout d’une minute d’étouffement, pendant laquelle Pierre vit une partie de la vie du vieux s’envoler dans un feu d’artifice d’images ternes, le jeune homme regarda trois fois sa montre en bois massif, offerte par ses parents pour ses 4 ans. Finalement, le vieillard expectora, d’une manière peu élégante, la touffe de poils rebelles qui obstruait sa trachée. Quelques insectes affolés, expulsés impunément de leur logis velu, prirent leur envol au milieu des poils qui virevoltaient dans l’air amusé. Pestant contre l’anthropocentrisme et l’intolérance des hommes, ils s’élancèrent vers la base secrète des « insectes révoltés », secte politico religieuse militant notamment pour les droits de l’insecte et contre l’excommunication arbitraire.
Le vieillard, qui de toute facon allait bientôt mourir, se contenta de se racler la gorge pour s’éclaircir sa voix, tout en tirant à lui le fil de sa vie, dont il avait réussi à saisir la dernière image avant qu’elle ne s’envole.
« C’est pas grave, petit. De toute facon il va bientôt falloir que je meure, depuis le temps que je vis.
Pas mal, mais je préférais le premier chapitre. Dans le second, tu en fais parfois un peu trop ( tu mets parfois trop d´adjectif je trouve, ca alourdit).
Parfois quelques maladresses ( par ex moi j´aurais mis impérieux ou lieu d´impérial mais bon).
Ah et puis un moment c´est pierre qui parle mais tu dis " je", j´ai pas compris.
Ah oui autre chose les dialogues me semblent un peu trop " artificiels".
Enfin sinon c´est pas mal, j´aime bien ( je précise que j´ai pas lu franchement en détail).
Xss quand tu dis: " J´ai plutôt l´impression que tu vas faire un truc ni fantastique, ni dramatique, un truc très space, poétique et très phylosophique, bref peut-être un truc qui ne se vendra pas, mais t´auras toutes les chances pour qu´on dise que tu es un nouveau " maître dans le domaine"! Enfin, un truc très personnel en somme."
Tu ne penses pas plutôt que zobinator écrit quelque chose simplement pour s´amuser, pour son plaisir ( et le nôtre) ?
Il y a des millions de personnes qui écrivent à travers le monde, parfois de manière très talentueuse ( voire géniale), mais seule une toute petite partie essaye de se faire publier...parmi ceux ci, bien peu y parviennent.
Et on peut compter sur les doigts de quelques mains ceux qui deviennent des auteurs à succès.
zobinator, de tout ce que j ai pu mire de toi, c´est ce texte que je préfére.
je ne vais pas faire les critiques de détails ( structures, vocabulaires,etc), je laisse ça aux littéraires.
il se trouve que j adore marcher, et que je jouais à un jeu voisin de celui de Pierre quand j étais petiote. alors l histoire d un mec qui marche ne m ennuie pas. ce qui est marrant c´est que tu changes de styles ( ou d orientation) à chaque partie ( la derniére il y avait du Queneau, vian et/ou Perec, non?).
sinon, j ai cru que tu nous racontais l histoire d´une jeune araignée à cause de cette phrase du tout début de ton texte " à cause d´1 déviation d´une de ses quelques jambes"
apparemment, je suis la seule....
fiou . .ce message va san doute etre long . .. non non ne partez pas ! : )
bon si il va etre long cest surtout paske XSS a lair de vouloir ke je raconte ma vie . .. : /
voila je suis né d´une mère aristocrate et d´un père millionnaire . A l´age de 2 ans ils m´ont faire lire les pus grands philosophes , et je les connaissais par coeur a l´age de 4 ans. A l´age de 6 ans ma mère , ki etait une religieuse dévote , ma inculqué les principes fondamentaux de la théologie . A 12 ans ma bibliothèque personnelle , composée de 27 000 ouvrages , m´invita a m´instruire de le science physique et mes mathématiques . .. a 15 ans , je suis pris d´une crise aigue de connaissances excessives , mes mes connaissances aigues en médecine ( ke jai abosrbées a l´age de 11 ans ) me permette de me rétablir .
A 17 ans , j´attaque " le petit nicolas part en vadrouille , tome 1 de plus de 302 1000 pages .
AUjourdhjui je connais tout sur le monde , et je nai plus ke le mystere ke mes parents bourgeois mont volé a découvrir .
bon fini les conneries . .. nan mais franchement si mes potes ( ou pluto copains . . jaime pas le mot pote , ca me fait penser a la compote et ca me donne limpression kils sont con ( con pote ) )
voyaient ce ke tas écri ( allusion, a la bourgeoisie , l´intellgience , ect . .. et ben il seraient mort de rire . J´ai redoublé une fois , notamment a cause de ptit problems de comportement , et je suis tjrs passé pr un bouffon .
Alors finalement kan jentend ces allusions , ben moi mem ca me fai pas mal marrer .
Je suis kan mem étonné ke tu retiennes de moi que cette image . . je viens pas seulement sur le forum pr essayer de me la péter en écrivant des trucs pourris kan mem ! chui la en partie pr me marrer !
Sinon ben ca tetonnera surement de savoir ke lan dernier jai pas lu un seul livre de l´année(a part pr le bahut) , a part un stephen king ke javais commencé , et ke jai jamais beaucoup lu kan jetais ptit . Jai toujours preféré courir tout nu ds les prés .
Mais a ma deuxieme année de première chui tombé sur un prof de francais fabuleux ki ma fai découvir pas mal de choses . . cetai un peu comme une illumination . Pareil pr la pphilo en terminale . J´ecoutais ke dalle , paske jai toujours eté habitué a rien ecouter en cours , cetait presque un principe de rebel a 2 balles , mélangé donc a lhabitude ke javais prise . mais jai senti ke cette matière m´attirai , et cetait bien la premiere fois .
Cette année jme suis inscris a une fac , et jme suis rendu compte ke cetai completement pourri , jai donc tout abandonné , et jme suis mis a lire , a lire , a lire . .. en gros jai fai kasiment ke ca cette année . Et jai appris en a peu pres 8 mois autant qu´en 4 ou 5 ans de cours , en tout cas jai limpression , et maintenant cest vraiment une passion . Et la passion de lire a fait naitre celle d´ecrire . ..Mais javais non plu jamais rien écri avt cette année .
enfin bon voila
je tiens a préciser ke c´est vrai ke kan j´ecris ou ke je lis je pars plus ds lidée dapprendre plein de choses et de lire des choses superbement écrites que ds lidée de me distraire . ... mais finalement cest en quelque sorte une distraction que de s´instruire , kan on le fait av plaisir . Dc kan j´ecris jessaye de prendre le plus soin possible , et de travailler le style et le vocabulaire . Et dc ben ptet ke ca foire mais je v sans doute progresser .
Sinon tarretes pas de me dire ke j´écris bien , mais apparement je le fais kan mem pas assez bien pr arriver a accrocher des lecteurs . C´est pas paske jemploie kelkes mots complikés ke j´écris bien . La talent consiste pas a les jeter nimporte comment , mais a savoir les faire danser tout en mem temps . Il faut que chaque mot se tienne la main pour animer les chaines de l´écriture . Il faut que chaque phrase ait la musique que ses mots nous chantent.Si les miennes ne font aucun bruit , cest ke les mots sont sans doute mal choisi .
" mais t´auras toutes les chances pour qu´on dise que tu es un nouveau " maître dans le domaine"! "
merci merci lol . Finalement j´expose un jardin secret couvert d´épines . J´aurai préféré d´otres choses mais bon . .. il faut ke japprenne a éliminer tout le chiendent , et à élaguer mes textes .
bon voila , au suivant . .. : /
ah sinon juste . .. Xss en vrai j´ai un QI de 32 mais sur 100 questions j´en ai compris ke 56 , dc c pas juste
wankh : a toi mon gaillard : /
bizarre je pensais ke la deuxieme partie ( et la troisieme ) etaient mieux : /
sinon chui d´accord , ca reste encore lourd au niveau du style , trop d´adjectifs c kler , mais ca me démange den mettre : / fo ke jme retienne.
Mais jai pas limpression den avoir plus abuser ds les 2 dernieres parties . ..
" Parfois quelques maladresses ( par ex moi j´aurais mis impérieux ou lieu d´impérial mais bon). "
en fait jai essayé tout le long de créer kekchose dun pti peu burlesque , notamment ds le décalage entre les choses et leur representatin , et donc entre les noms et leur adjectifs . De donner vie a des choses banales et plates , en leur donnant svt un coté un peu grandiose , ou majestueux . Dc pr le ventre ladjectif ke jai employé cest pas vriament une maladresse ds le sens ou cest bien cke jai voulu dire . .. jai voulu représenter le ventre comme autorithaire et majestueux ordonnant a pierre de succomber a ses désirs . Par contre , a défaut detre une maladresse , cest ptet completement foireux : / mais c un otre probleme .
Sion jorai préféré ke tu releves les autres maladresses au lieu de les sous entendre ( mais ptet ke yen avai bocoup et ke ca orai eté long ! : ) )
" Ah oui autre chose les dialogues me semblent un peu trop " artificiels". "
ah ben merde alors : /
en fait jai voulu leur donner une dimension esssentielle , mais ki pour linstant est pas tres comprehensible . Jesperais que Le personnage du vieillard et de pierre dévoilait un peti peu du caractère ke je leur attribue ds ce début de dialogue . .. Paske sinon le reste , la descritption et tout ca , elle a un coté superflu ca c kler . . ( en tout cas ds ces passages ) Dc ben alors il reste plus grd choses ds ce cas : / merde alors lol
" Tu ne penses pas plutôt que zobinator écrit quelque chose simplement pour s´amuser, pour son plaisir ( et le nôtre) ?
"
ben wé . .. c un plaisir ! j´ecris pas cette historie en ayant lespoir kelle puisse etre publiée !
" Il y a des millions de personnes qui écrivent à travers le monde, parfois de manière très talentueuse ( voire géniale), mais seule une toute petite partie essaye de se faire publier...parmi ceux ci, bien peu y parviennent"
il ya egament des milliers de gens ki écriraient dune superbe maniere sils avaient l´occasion de le faire . .. ou l´envie .
" Ouais, en gros c´est que j´essayais de dire, il écrit un truc pour lui, pas comme moi qui souhaite être publié.
"
c impossible ke j´écris seulement pr moi . .. jai forcement envie de le faire partager . .et puis c pas interessant de faire un truc sans recueillir l´avis des autres . ALors mem si cest pr moi , jessaye de le faire en fonction des autres . ^paske ils sont aussi important que moi de le faire ! et cest svt plus un plaisir de plaire aux autres ke de plaire aux autres . D´ailleur si kelkun me dit ke ce ke j´ecris et beau alors ke je lai trouvé laid en l´écrivant , et ben kan je le relirai jme dirai san doute " a mai wé en fait c vré c bo ce truc didon : / "
Chaque chose qui se découvre avec de nouveaux yeux peut se découvrir un peu plus a nous meme . On ne controle jamais completement ce qu´on écri , et le regard des autres peut nous rendre compte de certaines choses qui nous échappent alors meme qu´elles sont nées de nous .
de le faire = " ds laffaire"
blattos :
" zobinator, de tout ce que j ai pu mire de toi, c´est ce texte que je préfére.
je ne vais pas faire les critiques de détails ( structures, vocabulaires,etc), je laisse ça aux littéraires. "
ca ressemble a un compliment : merci : )
puiske tu as trouvé ca pas mal , tu es forcément un peu littéraire ( je déconne ; ) . . enfin je déconne pas sur le fait ke tu sois " littéraire " hein . . ca je le crois vraiment : / mais tte facon ca veu rien dire . .. enfin bon : / )
" ce qui est marrant c´est que tu changes de styles ( ou d orientation) à chaque partie ( la derniére il y avait du Queneau, vian et/ou Perec, non?). "
ben pr queneau et Pérec , j´les connais pas dc ca metonnerai ( enfi jconnais pérec mais pas assez )
Sinon pr Vian bingo . . jai bocuop pensé a lui en écrivant ca . Jespre kil pense a moi au moin : /
" sinon, j ai cru que tu nous racontais l histoire d´une jeune araignée à cause de cette phrase du tout début de ton texte " à cause d´1 déviation d´une de ses quelques jambes"
ben si tu veux hein . .. on est tous un peu des araignées : on tisse une toile et on sy accroche : /
" apparemment, je suis la seule...."
a aimer les araignées ? a marcher au bord de la falaise ? a dormir les yeux fermés ? a téléfoner av un grille pain ? a aimer? a koi?
bref jai pas compris les 4 petit points . Mais c pa grav
dezolé c vachement long . .. c pr ca ke jai fai en 3 parties , ca va ptet paraitre plus léger . ..
merde encore chui con : / maintenant ca fai 4
au fait xss un truc kan meme . Jai pas eu loccasion de lire ton livre, mais franchement si tu veux devenir écrivain il va falloir que tu avales des tonnes de livres . Ou alors justement tu es peutetre un génie . Franchement jai du mal a imaginer un écrivain reconnu ki n´as pas eté lui meme un fervent lecteur . Ji crois pas trop moi au style unique , a l´individualité totale de l´écrivain . Pour moi le style personnel nait de la confluence entre plusieurs style qui nous sont impersonnels , dune sorte de synthèse .
En fait si, chaque style est unique , mais il ne nait pourtant qu´a trravers l´assimilation . On ne peu pas développer des choses sans que d´autres choses nous aient permis de les entrevoir . . bon c san doute un peu flou encore cke je dis . .
zobinator> t as tout compris, j ai aimé ton histoire. et tes dialogues, certes un peu décalés, m ont rappelé certain délire " vianesque"
( essayes de lire " les fleurs bleues" de raymond Queneau, ça vaut le détour!!)
pour ma petite phrase qui t intrigues tant....je voulais dire " je suis la seule conne à avoir cru que Pierre est 1 araignée et j attendais la chute, puis je me suis dit, ben non, c´est 1 p´tit garçon..." pourtant je ne suis pas blonde...
oki merci ! : D
jessayerai les fleurs bleues , deja jaime bien le titre !
" pourtant je ne suis pas blonde..."
bof , moi cest pareil , jai kelkes reflets blonds . .. ; )
je men vai @+ !