Il m´a suffit de lire le second volet des Fourmis pour me rendre compte de l´horreur qui se cachait derrière ce type. Un gros benêt sans talent, mais fort prétentieux et puérilement "idéaliste". Quelqu´un postera certainement ici sa pseudo-démonstration minable, ultime foutage de gueule, qui tend à prouver l´idée de synergie, mathématiquement (1 + 1 = 3). Ca vaut le coup d´oeil. Le pire étant qu´il endosse une autre personnalité pour nous bassiner de ses conneries ; je comprends que chacun puisse avoir sa Croix Ansée, mais celle de Werber est aussi basse et nulle que l´homme qui a créé le personnage. Grandiose, pour un soi-disant romancier.
Je disais qu´il était sans talent.. Sur la forme, c´est une évidence. Son style - ou son absence totale de style, dans tous les sens du terme - est une insulte envers la littérature, à laquelle je lui concède qu´il appartient, uniquement parce que je hais les hiérarchies dans l´art. Ce à quoi le bonhomme répond, et je cite évidemment de mémoire : "Avoir du style est dépassé. Je préfère avoir des choses à dire." Nous verrons plus bas ce qu´il en est. Il justifie également son appartenance à la littérature par son grand succès populaire (ça doit vous monter à la tête très puissamment, au point de vous foutre une sorte de gros pamplemousse dans la boîte crânienne), assénant que les plus grands auteurs, ceux dont l´on se souvient, sont ceux qui avaient du succès et non ceux qui étaient loués par la critique. Il arrive même à dire que "si un auteur méprisait le public, il était impitoyablement oublié par l´Histoire".
Je ne commente même pas.
Et sur le fond, alors? Je me fiche que quelqu´un écrive comme un gamin de six ans (en fait, Werber était précoce, il écrivait déjà à dix ans comme un ado de dix-sept ans... hélas, à son âge, il écrit toujours comme cet ado... je me demande même s´il ne régresse pas, après avoir feuilleté plusieurs de ses bouquins nauséabonds, moralistes, immatures, profondément vides et laids *sourire lubrique*
Je disais, je don´t care qu´il écrive comme un gros bébé, s´il a toutefois des choses à dire. Mais que se passe-t-il? Lisez Les Fourmis. L´idée de base est bonne. D´ailleurs, au départ, ça commence bien, ce parallèle Hommes/Fourmis, métaphorique sur les bords (quoique! j´ai souvent eu l´impression qu´il n´y avait *rien de caché*, rien de profond dans les urines textuelles de Werber).
Mais très vite... Bonté divine, quelle atrocité! Infect auteur de pacotille, tu m´as contaminé, avec ton anthropomorphisme poussé dans les derniers retranchements de la nullité sans élégance ni intelligence! Tu as voulu me faire chialer parce qu´une putain de fourmi vient de perdre une papatte! Es-tu donc à ce point fou, traumatisé par je ne sais quel complexe d´infériorité, que tu aies besoin de prêter à ce qui, scientifiquement, est vide, une substance? Crois-tu donc à ce point que l´Humanité soit quelque chose dans l´univers, que tu ressentes celui d´imposer cette humanité à une pauvre fourmi sans défense, au point de lui ôter sa pureté?
Son idée de synergie, elle n´est pas mauvaise en soi. OUI, l´être humain en tant qu´individu pourrait trouver sa place dans un tout infiniment plus élevé, qu´on appellerait avec fierté Humanité. OUI, nous nous perdons par souci personnel, oubliant que ces six milliards d´individus, à peu de choses près, pensent et ressentent comme nous. Mais plus j´en sais sur la "doctrine Werber", telle que ses plus grands fans (ce public par lequel il se légitime, donc à l´interprétation duquel il est *tenu* de souscrire... haha, tu es fait) me la rapportent, croyant avoir atteint les limites de la réflexion philosophique, plus je secoue la tête tristement, en signe d´incrédulité autant que de refus.
Bref, j´ai acheté la trilogie des Fourmis en kit, en une fois. Quand je commence une saga, je m´arrange toujours pour la finir. Aujourd´hui, je suis certain que je ne lirai jamais le troisième volet. Il aura suffit de deux livres, quelques interviews et quelques extraits à Werber pour me dégoûter profondément, au point d´en avoir des vomissements.
La prochaine fois, "pourquoi Stephen King oscille entre le caca qui sent la fleur, et la fleur qui sent le caca".
NOTES :
- 00/20, pour Bernard, revoyez la copie. (hahaha)