Mercredi 11 février 2014
9h00
Los Angeles, CALIFORNIE
Eric Jauffret ouvrit péniblement les yeux. Des rayons de Soleil filtraient à travers les volets et les rideaux, baignant la pièce dans une lumière bleue. Eric se tourna vers sa femme. Elle dormait encore. Il se leva sans faire de bruit et sortit de la chambre.
Eric avait trente deux ans et travaillait au National Center of Biotechnologies, en tant que chargé d’études. Il était français. La International Biotechnologies Corporation lui avait fait une proposition en 2009, bien avant leur dépôt de bilan en 2013. Il avait travaillé pour ce laboratoire, le plus gros labo de biotechnologies au monde, jusqu’à l’incident de Dallas en 2012. Après la fermeture des labos d’InBiotech Corp., le N.C.B. lui avait proposé un poste de chargé d’études, dans son labo de Los Angeles. Il dirigeait actuellement une étude sur des rétrovirus capables de réparer les gènes humains défaillants. Cette technique existait depuis la fin du XX° siècle, mais n’était pas fiable à cent pour cent, de nombreux «cobailles» moururent à cause de charges virales trop importantes ou d’autres négligences de la part des chercheurs. Nadia, sa femme, travaillait également au N.C.B.. Elle avait trente ans et travaillait dans l’équipe de son mari. Elle était aussi française, d’origine tunisienne. Ils s’étaient mariés en 2013. Mais pour l’instant, ils étaient tous les deux en vacances. Et ils comptaient bien en profiter!
Erice descendit dans le salon, ouvrit les volets. Ils habitaient une maison au bord de la plage. Le N.C.B. payait bien. Il alla dans la cuisine et alluma la radio, baissa le son pour ne pas réveiller sa femme. Il prépara un café pour lui, et un thé pour Nadia. Eric retourna dans le salon, prit son survêtement posé sur le canapé en pensant qu’il avait beau habiter en bord de mer, il faisait froid ce matin! Il enfila son survêtement, puis regarda par la fenêtre, vers la mer. Elle était parsemée de voiles blanches, puis plus long, Eric distingua la silhouette d’un plus gros bateau, certainement partit de San Diego ou San Francisco pour la Chine ou le Chili.
-Bonjour mon chéri.
Eric se retourna. Sa femme se tenait debout dans l’encadrure de la porte qui séparait le salon de la cuisine. Elle avait enfilé une chemise à lui, bien trop grande pour elle, mais il la trouvait très craquante habillée comme ça.
-Bonjour madame, fit-il. Bien dormi?
-oui, répondit Nadia.
Il l’embrassa, puis ils allèrent dans la cuisine. Nadia alluma la télé et éteignit la radio. «Comme tous les matins» pensa Eric. De la cuisine, ils voyaient parfaitement la télé. Il n’aimait pas déjeuner avec la télé. Ils ne se parlaient plus le matin. Il lui avait déjà dit, mais Nadia ne le prenait pas au sérieux. Il lui servit son thé et se servit le café. Eric prit une tranche de brioche et commença à la tartiner de confiture ( qu’il fallait chercher aux Etats-Unis) quand une musique provenant de la télévision l’interrompit. La musique du flash spécial. Le présentateur apparut à l’écran, puis commença à lire ses notes, préparées en toute hâte:
«Il y a quelques minutes, une catastrophe a frappé Las Vegas. Nous ignorons tout de ce qu’il s’est passé, mais les premières images laissent présager le pire. La ville est recouverte par un épais nuage de brouillard. Les autorités sont restées muettes sur la catastrophe, mais les victimes pourraient déjà se compter par millions. Je répète, Las Vegas a été frappé par une catastrophe dont nous ne connaissons pas l’ampleur…».
L’écran de télévision devint noir. Nadia avait éteint la télévision devant la réaction d’Eric. Il semblait pétrifié.
voila, c est pas de la grande litterature, c est abandonne ( pour le moment).