C´est intéressant comme réflexion, je trouve.
Je ne peux pas l´approuver entièrement, ni nier totalement l´idée exprimée.
En fait, je dirais que certes, la lecture est tout de même un loisir de "consommation" ( on prend,on lit,on ingurgite des pensées, des idées et des rêveries...), où l´auteur est censé penser à notre place.
Mais ne parler que de cela, c´est occulter ce qui constitue une part non négligeable de la lecture: cette étape qu´on peut appeler la "digestion" ( ne me remerciez pas pour les termes de la mort qui tue).
En gros quand on lit un bouquin, sauf si c´est un gros navet genre SAS ou un pur divertissement genre Picsou mag, on ne peut s´empêcher ( enfin, JE ne peux m´empêcher, parce que je suis pas dans la tête des gens) de prolonger les pensées instillées par le bouquin.
Quand c´est un bouquin de Sf ou de fantasy, je le prolonge par une douce rêverie appropriée.Un roman, je le prolonge souvent par une réflexion ( plus fantaisiste que sérieuse, je vous rassure, suis pas du genre à décortiquer chaque phrase de chaque ligne) sur l´auteur ou sur les personnages.Mais quand le livre a pour vocation de faire réfléchir ( genre bouquin politique, philosophique, engagé, ou simplement un livre qui fait réagir ( ça peut aussi être un bouquin de fantasy, de sf, ou bien un roman) ) , hé bien on prolonge la réflexion, parfois à des niveaux ´plus élevés´ ( si tant est que ça signifie quelque chose).
donc en définitive, dans ma vision des choses:
si la lecture consiste avant tout à "laisser le livre penser", ce n´est pas une simple consommation de pensée.en effet, lire ouvre de nouveaux horizons à notre imagination, et de nouvelles portes à notre réflexion.
voilà désolé pour l´avis sans doute un peu trop classique, mais c´est le mien.