Effectivement les chapitres du point de vue d'Arya et Sansa peuvent être assez répétitifs, même si cet état de fait n'est pas forcément immuable, d'ailleurs tu le verrais si tu lisais la suite (ceci n'étant pas une critique de ton choix de t'arrêter là, que je respecte tout à fait).
Spoilers noces pourpres:
Quant à la dimension sombre du Trône de Fer, c'est aussi une de ses forces, de même que, d'un certain côté, la longueur de l'histoire, je trouve. Ca permet plein de rebondissements, et au moins on ne verse pas dans le cliché ou le manichéisme. Je me souviens du moment où j'ai lu les noces pourpres - l'événement en lui-même, je veux dire, pas la totalité du livre éponyme -, eh bien j'étais complètement abasourdie. Je m'accrochais à mon bouquin en me disant en moi-même des trucs genre "Non, c'est pas possible, il va encore y avoir un retournement de situation, ça peut pas juste s'arrêter comme ça..." Et pourtant si. C'est une des choses que j'aime avec Martin : il nous surprend toujours. Déjà avec la mort de Ned, qui aurait sans doute dû me faire me dire une fois pour toutes qu'aucun personnage n'était à l'abri...Mais j'étais bien loin de m'attendre à la brutalité soudaine et brusque des noces pourpres, ça, c'est sûr. Elles auront eu sur moi un effet fulgurant, que peu de livres ont eu sur moi jusqu'ici, sans doute parce que dans nombre de livres de fantasy, les "gentils héros" meurent rarement, ou en tout cas rarement les héros principaux (mais je sais qu'il y en a néanmoins, hein). Honnêtement, je sais pas comment Martin y arrive. J'aime écrire à mes heures perdues, et je sais que je n'aurais probablement pas la force de tuer un/des personnages qui m'aurai(en)t accompagnée si longtemps... Bref, ça change, et c'est pas plus mal, je trouve ^^
Fin du spoiler
Enfin, en tout cas j'espère que, bien que tu t'arrêtes ici, tu auras apprécié ton voyage en Westeros, même s'il y fait trop sombre à ton goût 