alé un pti poème ca fais longtemps...
Sous un pont couronnant les rives
Je la vis passer , fière et folle,
Flanant en ses envolées vives,
Engoncée dans son roide col.
D´un oeil ébloui , que mon ame
En sa pénombre éveilla ,
Je suivis cette charmante dame
Dans les mystères de son aura.
Sur la berge je l´apercue
Riante dans la foule noire,
Tandis que sa main de statue
Déchirait les tourments du soir.
La foule hagarde et silencieuse
Se mit a boire les couleurs
Que le visage en ses joues creuses
Avait soufflé dans les paleurs.
Frémissante mais triste déja
La masse se mit a conspuer
Ce mirage vétu de foi
Qui en son bonheur sen allait.
Et moi , d´une extravagance
Soudaine jallais vers la grève
Pour lui rendre les nuances
Que j´avais laissé sur mes lèvres.
C´est alors que ses afféteries,
En de grand lambeaux résignés,
Se mirent a tomber et je vis
Son corps, nu et blanc , éploré.
Sous le pont couronnant les rives,
Je l´emmenais en mon tombeau
Ou la lumière lasse d´etre vive
Mourait avec elle sans un mot.