je vous propose d´écrire une nouvelle !
les règles sont simples, une phrase par message !
Les débutants sont bien sur acceptés !
Je commence !
L´homme descendit du taxi.
La ville qui l´avit vu naitre avait bien changé depuis son départ, il y a vingt ans.
La mairie, la poste, le bar de Willy étaient toujours à la même place mais le regard des habitants Playmouth étaient différents.
Ce n´était plus qu´un étranger aujourd´hui et les regards pesants et méfiants des passants le lui faisaient sentir à chacun de ses pas.
Pourtant même si la ville toute entière semblait le repousser, il devait remplir la tâche qui lui était confiée .
Sa main fouillait sa poche . Au bout de quelques secondes elle en sortit un bout de papier . Seule une adresse y était inscrite sans autre informations .
Il ne connaissait rien sur les personnes qu´il devait exécuter et une simple pression sur la crosse du Glock calibre 40SW qu´il portait en back-up suffit à lui rendre le sourire , ce même sourir qu´il avait arboré vingt ans plus tôt lorsqu´il avait pressé la détente et vu la cervelle de Tony éclabousser les clients du bar de ce dernier.
Il balaya d un geste ces pensées futiles. Le passé et l avenir étaient un peu trop mêlés.
Il se concentra sur l adresse.
A 35 ans , Dylan "Death" Cooper ne passait pas innapperçu ; un mètre quatre-vingt quinze , cent dix kilos de muscles et le visage burriné du mec qui a roulé sa bosse sous des latiutdes peu clémentes.
Avec sa veste en cuir , son jean´s noir et ses yeux bleu délavé personne n´aurai cru qu´il s´agissait là d´un commandant des Marines voulant passer incognito pour les sombres desseins de quelques huiles de Washinghton.
L´état du Maine venait d´être victime d´une bavure scientifique et les habitants étaient loin de se doûter que dans moins de douze heures ils seraient contaminés par le ZT-36 devenant de vulgaires zombies prêts à contaminer ceux qui avaient été leurs semblables.
"4eme avenue. M.A."
cette adresse lui parlait mais elle faisait référence àquoi? Comment être efficace quand on ne maitrisait plus sa mémoire?
Il était lui même victime de cette bavure et par la même, porteur sain.
Il croisa un jeune homme d´environ vingt ans et jugea utile de se renseigner sur la localisation de son adresse.
"Salut , l´ami pourriez-vous...
-Foutez le camps , on aime pas les étrangers ici !
-OK , je vois mais je cherche...
-Vous êtes sourd ou quoi ?!"
Dylan le prend par le col et le cogne violemment contre le mur d´un pub.
"Ecoute , petit branleur , soit tu m´aide soit je brise ta sale petite tronche !
-Eh , du calme...je...je...c´est...
-Ecrase! Où se trouve cette adresse ?(il lui montre le bout de papier).
-C´est cette batisse au Nord de la ville ; l´ancien hôpital psychiatrique qui à fermé dans les années trente !
-Allez , casse toi !
L´ado prend ses jambes à son coup pendant que Dylan se rend dans la lugubre batisse.
Le jardin est à l´abandon et une ambiance de mort plane sur les lieux.
Dylan pénètre dans le batiment.
Les lieux sont sales et dans un état de vétusté incroyable.
"Quel merdier" , lance t´il à l´obscurité environnante.
Il sort une Maglite de son sac et commence à balayer la zone afin de ne pas tomber sur une mauvaise surprise.
Le périmètre sous contrôle , le commendant sort son Zippo et s´apprête à allumer un cigare lorsqu´il sent un vent glacial en provenance du premier ; il n´est pas seul ici et ses sens sont aussi affuté que les pontes de West Point les ont aiguisé.
d´ailleurs, il parvenait à percevoir les effluves d une "raclette des familles" ...
Les gouttes de pluie commencèrent à tambouriner sur les vitres à moitié cassées. Le vent se leva et fit place à des rafales. La tempête approchait.
Dylan s´avança sans faire de bruit vers l´impressionnant escalier qui menait aux étages supérieurs.
Il sortit le Famas compact de son sac et entama la monté des marches.
Il fut surpris par la solidité des marches en comparaison à la vetusté du lieu.
Deux couloirs partaient dans des directions opposées et après un rapide balayage de sa torche , l´officier opta pour celui de droite.
Le dallage du sol était dans un piteux état victime du temps et de l´humidité ce qui n´empêcha pas Cooper de poursuivre son inspection.
Sur une vingtaine de mètres , il compta six cellules de chaque côté ainsi qu´une porte tout au fond sur laquelle les lettres "PRIVE" étaient encore visibles.
Dylan tendit la main pour frapper mais il se ressaisit ; il n´était plus à West Point !
Amusé par son geste , il esquissa un début de sourire avant de fermer sa main sur la poigné et de tourner le bouton.
La porte parut résister puis grinça sur ses gonds et s´ouvrit sur une sombre pièce.
Dylan fut frappé par l´odeur qui irrita ses sinus ; un mélange de viande avariée , d´alcool et d´urine.
Me voila revenu à l´époque des soirées étudiantes , pensa-t-il.
A peine eut-il pénétré dans la pièce que la porte se referma brusquemment derrière lui , victime d´un nouveau courant d´air.
Il sursauta et fit tomber sa torche qui s´éteignit sur le coup.
Il alluma son Zippo (qui était une maigre consolation comparé au faisceau de la Maglite) et entendit alors un bruit étrange ; le frottement d´un objet lourd et spongieux sur le sol.
Les poils de ses bras se hérissèrent et tous ses sens étaient en éveil. L´inquiétude le submergeait peu à peu. Une goutte de sueur perla le long de son front. Sa respiration se fit plus courte. Il avait du mal à avaler sa salive.
Il eccarquilla les yeux tant bien que mal dans l´espoir de voir une ombre, une silhouette... Il ne voulait qu´une chose.
Savoir.
Savoir qui ou quoi avait fait ce bruit.
Ce grand gaillard n´en menait pas large. Il avait le même comportement que dans sa jeunesse, lorsque le soir il se blotissait sous ses draps au moindre souffle de vent.
-Tu peux pas rester là à attendre ! Vas-y mon gars, prends ton courage à deux mains et avance.
Ces simples mots résonnaient dans sa tête.
Prends ton courage à deux mains, comme le disait son père.
Sois un homme.
Alors il avança.
La peur au ventre.
Mais il avança.
oups g oublié de changer de pseudo !
doubleface = raziel
Pendant ce temps , deux jeunes couples d´étudiants prenaient la direction de Playmouth pour passer leurs vacances dans ce que les garçons appelaient "Le tombeau des golmons".
Laura et Chris se trouvaient à l´arrière du coupé BMW tandis que Brad et Vicky occupaient les places avant.
Laura et Chris passaient innaperçu ; une petite rouquine d´1m65 à la peau claire et lui un petit blond d´1m70 que Brad n´arrêtait pas de vaner depuis leur enfance.
Quand à brad et Vicky , ils étaient de véritables stéréotypes ; lui un grand brun d´1m85 aux allures de Matt dillon avec une Rollex à deux mille dollars et une BMW à cinquante mille dollars. Vicky était une brune d´1m76 au corps parfait et aux yeux noisettes.
A les voir , on aurait dit le capitaine de l´équipe de foot et la chef des pom-pom girls version Harvard.
Brad s´arrêta à une station service pour faire le plein du coupé et coupa le contact.
Il fixa Vicky.
"Quoi ?
-Je vais faire le plein ; si tu veux te dégourdir les jambes c´est le moment car nous sommes à cinquante bornes de Plymouth.
-Il faut que j´aille pisser , chéri.
-Quelle délicatesse...
-Ne fait pas ton mijauré , s´empressa Chris.
-Ecrase , le nain !
-Eh merde , arrête de me bassiner à propos de ma taille !
-Cela fait vingt ans que je te gonfle avec cela Chrissouné.
-C´est bon , donne à boire à ta belle allemande !"
Vicky se dirigea vers les toilettes de la station y entra et se soulagea.
Au moment de remonter le string que Brad lui avait offert pour leur "un an" , la poignée tourna viollement et Vic poussa un cri étouffé.
"C´est pas drôle Brad , attends qu´on soit arrivé et je serai toute à toi !
-...
-Brad ?!
-...
-C´est pas drôle !"
La porte fut arrachée de ses gonds et une espèce de créature digne d´un film d´épouvante la saisit par les cheveux.
La créature était dans un état de décomposition si avancé que l´on aurait pas pu dire s´il s´agissait d´un homme ou d´une femme.
Laura qui se faisait du soucis pour son amie se retrouva face à la chose et ce fut la dernière vision qu´elle eut.
La créature lui sectionna la jugulaire et du sang aspergea Vicky qui sorti en hurlant.
Les garçons se précipitèrent à sa rencontre.