Le 26 avril 2021 à 19:10:54 :
Le 26 avril 2021 à 18:56:18 :
Salut, est-ce que vous avez des idées d'essais ou romans sur les cosaques en petit format (je ne roule pas sur l'or![]()
) ? Je connais Taras Boulba de Gogol et Par le fer et par le feu de Sienkiewicz. Merci de votre aide
Peut être Les cosaques de Léon Tolstoï ?
Déjà lu et j'ai été assez déçu. Je trouve que son roman Hadji Mourat est beaucoup plus nerveux et épique là où Les cosaques semble assez mou. mais merci. C'était comment Solénoïde ?
Solénoïde c'était long, ce qu'il raconte pendant les 300 premières pages il le répète les 600 pages restantes. Après mon avis réservé ne doit pas décourager les futurs lecteurs...
Le 26 avril 2021 à 19:37:37 :
Solénoïde c'était long, ce qu'il raconte pendant les 300 premières pages il le répète les 600 pages restantes. Après mon avis réservé ne doit pas décourager les futurs lecteurs...
Je t'ai contacté par MP pour discuter du roman de Cartarescu.
Si vous avez d'autres idées de livres sur les cosaques je suis toujours preneur.
Depuis les années je pensais pouvoir détecter tes multi-comptes au 1er coup d'oeil... Je t'avais pas reconnu, d'où le ton légèrement didactique du message. 
Je suis assez d'accord avec ce que tu dis. Juste, quand tu parles de "canon universitaire", j'imagine que tu parles avant tout du champ de la recherche, mais ça déteint aussi (déjà?) sur l'offre de cours, ou elle reste invariable? Parce que quand j'entends canon, je pense directement à un corpus figé et je me suis souvent demandé à quel point les modes universitaires pouvaient faire bouger les lignes à ce niveau.
Le mot de matériel traduit cette attitude que j'attribuerais aux sciences sociales: tout ce qui existe est digne d'intérêt et peut être l'objet d'étude. Je pense d'ailleurs (j'ai pas étudié en détail la question) que ce relativisme vient en partie de Bourdieu et de son concept de champ littéraire. Après c'est peut-être marginal comme phénomène, mais j'ai aussi l'impression que ce mouvement a pu ouvrir des recherches sur la paralittérature type roman policier ou SF, ce qui serait plutôt positif pour moi.
Mais dès le structuralisme (et si ça se trouve déjà avant avec le formalisme), la volonté de scientisme ouvrait la porte à ce regard acritique sur l'Art. Personnellement je différencie totalement critique littéraire et théorie littéraire même si dans les faits ça se bâtardise toujours un peu. Et niveau légitimité, les universitaires qui se fantasment en prophètes ou en faiseurs de rois alors qu'ils arrivent toujours après la bataille en mode Grouchy ça fait assez pitié. Après je peux me tromper, mais que ce soit au contact de mes profs ou en parcourant de la littérature secondaire, j'ai rarement senti ce messianisme universitaire, surtout chez les plus vieux. Je crois qu'ils sont assez conscients de l'aspect périphérique de leur position vis-à-vis de la littérature. Ils me rappellent (en exagérant) le pauvre mec de la Parabole de la Loi de Kafka, ils restent toute leur vie plantés devant la littérature sans jamais pouvoir la pénétrer, ils essaient vaguement de regarder à travers la grille, sans plus.
Ah et sinon, vous auriez des bouquins à me conseiller qui tournent autour de l'errance douce, la glande qui ne va nulle part, mais sans que ce soit trop conscientisé ou que ça ait valeur de parabole ou métaphore de qqc d'autre. J'adore suivre des paumés au point mort dans leur vie, qui tentent vite fait des trucs en ayant conscience que ça donnera rien, sans que ça insiste trop sur leur oisiveté et les problèmes existentiels que ça entraîne, et pas non plus une poétisation qui compenserait le rien.
Je pense par exemple à Un Privé à Babylone de Brautigan, à Jeux de la nuit de Jim Harrison, ou encore à certains films de Hong Sang-Soo. D'ailleurs vous pouvez citer des films aussi. Il peut d'ailleurs y avoir une trame et des péripéties, je recherche surtout une vibe particulière que j'ai de la peine à décrire, une espèce de vau-l'eau balékouilles.
Le 26 avril 2021 à 21:07:34 :
Ah et sinon, vous auriez des bouquins à me conseiller qui tournent autour de l'errance douce, la glande qui ne va nulle part, mais sans que ce soit trop conscientisé ou que ça ait valeur de parabole ou métaphore de qqc d'autre. J'adore suivre des paumés au point mort dans leur vie, qui tentent vite fait des trucs en ayant conscience que ça donnera rien, sans que ça insiste trop sur leur oisiveté et les problèmes existentiels que ça entraîne, et pas non plus une poétisation qui compenserait le rien.Je pense par exemple à Un Privé à Babylone de Brautigan, à Jeux de la nuit de Jim Harrison, ou encore à certains films de Hong Sang-Soo. D'ailleurs vous pouvez citer des films aussi. Il peut d'ailleurs y avoir une trame et des péripéties, je recherche surtout une vibe particulière que j'ai de la peine à décrire, une espèce de vau-l'eau balékouilles.
bah justement, La Faim d'Hamsun que je lis actuellement se prête à ta description, même si y'a une grande partie de fièvre dans le personnage ![]()
je viens de finir dune , je vais commencer "le nom du vent"' ![]()
Le 26 avril 2021 à 21:07:34 :
Ah et sinon, vous auriez des bouquins à me conseiller qui tournent autour de l'errance douce, la glande qui ne va nulle part, mais sans que ce soit trop conscientisé ou que ça ait valeur de parabole ou métaphore de qqc d'autre. J'adore suivre des paumés au point mort dans leur vie, qui tentent vite fait des trucs en ayant conscience que ça donnera rien, sans que ça insiste trop sur leur oisiveté et les problèmes existentiels que ça entraîne, et pas non plus une poétisation qui compenserait le rien.Je pense par exemple à Un Privé à Babylone de Brautigan, à Jeux de la nuit de Jim Harrison, ou encore à certains films de Hong Sang-Soo. D'ailleurs vous pouvez citer des films aussi. Il peut d'ailleurs y avoir une trame et des péripéties, je recherche surtout une vibe particulière que j'ai de la peine à décrire, une espèce de vau-l'eau balékouilles.
Herzog ou La Planète de M. Sammler de Saul Bellow
Je suis banni en boucle pour r faut dire.
Scènes de la vie de Bohème de Murger
Le 26 avril 2021 à 21:07:34 :
Ah et sinon, vous auriez des bouquins à me conseiller qui tournent autour de l'errance douce, la glande qui ne va nulle part, mais sans que ce soit trop conscientisé ou que ça ait valeur de parabole ou métaphore de qqc d'autre. J'adore suivre des paumés au point mort dans leur vie, qui tentent vite fait des trucs en ayant conscience que ça donnera rien, sans que ça insiste trop sur leur oisiveté et les problèmes existentiels que ça entraîne, et pas non plus une poétisation qui compenserait le rien.Je pense par exemple à Un Privé à Babylone de Brautigan, à Jeux de la nuit de Jim Harrison, ou encore à certains films de Hong Sang-Soo. D'ailleurs vous pouvez citer des films aussi. Il peut d'ailleurs y avoir une trame et des péripéties, je recherche surtout une vibe particulière que j'ai de la peine à décrire, une espèce de vau-l'eau balékouilles.
Quand tu parles de glande etc ça m'a fait penser à un livre qu'il faudrait que je découvre bientôt : Oblomov de Gontcharov.
Le résumé avait l'air intéressant, le contenu des avis également. Ce n'est peut être pas ce que tu cherches, mais dans le cas échéant si des personnes ont lu ce livre je prendrais vos avis avec plaisir.
J'ai lu La Faim il y a 6-7 ans, j'avais beaucoup aimé, mais je garde souvenir d'un personnage écartelé et écorché vif, assez fantasque, pas exactement ce que je recherche.
Je note pour Bellow, je te vois conseiller Herzog depuis longtemps, j'essaierai de le lire cet été si je peux.
Ah tiens je connaissais pas du tout ce livre sur la bohème, intéressant.
Merci pour vos conseils.
Oblomov je l'avais adoré, mais ma lecture remonte aussi à 7 ans. C'est une très belle réflexion et illustration du non-faire, d'une vie contemplative et statique, voire un éloge de la domesticité et du cocooning (ce mot
). Le perso se veut l'archétype du glandeur et du procrastinateur (ce qu'il est devenu), et comme toute la littérature russe du XIXe c'est assez politique dans mes souvenirs, notamment à travers l'opposition avec son meilleur ami qui deviendra homme d'état. Si tu as souvent l'impression de ne pas travailler assez, de passer à côté de ta vie et d'opportunités, ça peut te faire bader et te réconforter; Oblomov ne finit pas sans noblesse, malgré cette vie qu'on peut juger gâchée. À l'époque, jeune et beau que j'étais, ça me faisait un peu rigoler, aujourd'hui je serais plus directement interpellé.
T'étais jeune tout du moins.
Le 26 avril 2021 à 22:02:57 :
Je suis banni en boucle pour r faut dire.
Forum Religion ?
Je traîne plus là-bas, entre les lionceaux d'Allah, les cas cliniques genre Vincent, les mythomanes pathologiques à la taupe et les jean-thomistes adeptes du copier coller, c'est une véritable infection.
Là mon crime c'est de m'être moqué d'un rédacteur de site de jeux vidéo qui écrit en gras des trucs style "des capacités capablent" et "il est confirmer".
Le 27 avril 2021 à 11:24:23 :
Je traîne plus là-bas, entre les lionceaux d'Allah, les cas cliniques genre Vincent, les mythomanes pathologiques à la taupe et les jean-thomistes adeptes du copier coller, c'est une véritable infection.Là mon crime c'est de m'être moqué d'un rédacteur de site de jeux vidéo qui écrit en gras des trucs style "des capacités capablent" et "il est confirmer".
Il y a aussi une vague de guénonistes en herbe ? J'y ai foutu les pieds qu'une seule fois et c'était pas bien brillant du peu que j'ai vu. Un peu comme le forum philo et le forum Livres depuis quelques mois
De mon temps je n'en ai pas beaucoup vu, j'ai surtout vu des apprentis salafistes faire le takfir de Guénon sans beaucoup de pertinence.
Après y a guénonien et guénonien, y a ceux qui disent toujours "guénon et évola", qui sont des soralix en général, et y a ceux qui se sont vraiment intéressés au pérennialisme qui sont un peu plus fréquentables.
D'ailleurs dans Comprendre l'époque Soral reconvoque cette figure qu'il avait délaissée. Il essaie vite fait de se respiritualiser, il a dû voir que les gourous de youtube du développement personnel faisaient du blé avec ça.
Ils sont fameux les pamphlétaires contemporains, maintenant ils se clochardisent en Suisse. Pour se sentir célino-suarèso-bloyens. Avec une mystique-toc.
Sur Guénon ou Evola, j'ai pas encore chevauché le tigre, j'admets que je préfère lire du soufisme et quelque mystique juive et chrétienne que me taper le phrasé alambiqué des deux zigs. Mais bon, même ça j'en bouffe pas à tous les petits dej'.
Guénon c'est intéressant, il a pas une approche littéraire, c'est vraiment un penseur pour le coup, même quand il aborde un sujet ésotérique il le fait en réfléchissant. Ca ne se lit pas comme un poète qui te lance des images et qui te demande d'adhérer à la vision de Dieu qu'il essaie de faire passer par là.
Donc les deux approches se concurrencent pas vraiment, chez Guénon - même si la catégorisation que je vais proposer ne fait pas honneur à son travail - on est plus proche de ce qu'on appellerait chez nous la philosophie de la religion.
Evola c'est de l'essai dans le pire sens du terme.
Le 27 avril 2021 à 09:18:43 :
T'étais jeune tout du moins.
Ah le bâtard. Le pire c'est que je suis certainement un peu plus beau que quand j'avais 20 ans, enfin bref.
et le forum Livres depuis quelques mois
Cette vague mi-troll mi-condescendance m'a bien pété les burnes aussi. À tout prendre je préfère l'atonisme habituel que ce ressac du 18-25 qui vient nous casser les couilles avec ses délires de golem.
Soral a toujours oscillé dans des eaux brumeuses entre mysticisme religieux et marxisme, j'imagine que ça permet de ratisser large. Ca vaut qqc sinon ou c'est vraiment de la merde? J'ai jamais rien lu de lui.
Je viens de finir le dernier truc d'Edouard Louis (ça se lit en 1-2h). Pas très bien écrit, par moment ça se prend ridiculement au sérieux dans ses prétentions sociologiques et politiques, assez insignifiant. Surtout que récemment j'ai lu Retour à Reims de Eribon, qui a inspiré Edouard Louis pour son travail autobiographique, et ça le surclasse tellement que tout ce qu'il a écrit apparaît à côté comme une triste décalque.
Ca ne vaut rien. Ses Abécédaires à l'ancienne c'est une mauvaise tentative d'imiter les polémistes fin XIXe, et le reste c'est des délires paranoïaques rédigés avec une syntaxe complètement flinguée.
Le délire des adjectifs à rallonge agglutinés n'importe comment au point de priver les concepts de tout sens, le tout sur six lignes, qu'on utilise pour le parodier, c'est pas un délire en fait, c'est un pastiche fidèle.
Comprendre l'époque je n'en ai lu que des extraits, situés vers le début, qui pompaient justement la Crise du monde moderne, c'était imbuvable.