Le 02 janvier 2021 à 21:25:50 Ellulien a écrit :
Jacques Ellul : résistant (Juste parmi les Nations), historien du droit, professeur de sociologie, théologien protestant déter. Et toi ?
(ancien) élève de Troude-Chastenet ? D'ailleurs c'est historien du droit des institutions*, la spécialité qui, selon ses mots, sert le plus à rien
Le 02 janvier 2021 à 21:52:15 Borzage a écrit :
Le 02 janvier 2021 à 21:25:50 Ellulien a écrit :
Jacques Ellul : résistant (Juste parmi les Nations), historien du droit, professeur de sociologie, théologien protestant déter. Et toi ?
(ancien) élève de Troude-Chastenet ? D'ailleurs c'est historien du droit des institutions*, la spécialité qui, selon ses mots, sert le plus à rien
J'ai hésité avec Théodore Monod qui en plus d'être un théologien protestant, était explorateur, biologiste et surtout grand spécialiste du Sahara. Mais je pense que ce sont aussi des spécialités inutiles.
Monod inutile, pour toi peut-être, ses Méharées sont avec Citadelle de Saint-Ex ou Le Chercheur d'or de Le Clézio un des plus beaux textes français sur le Sahara 🌍.
En train de lire
et comme d'habitude le forum Livres est affligeant de banalités propres aux non-lecteurs 😢
Le 03 janvier 2021 à 03:42:19 Nadalien a écrit :
Monod inutile, pour toi peut-être, ses Méharées sont avec Citadelle de Saint-Ex ou Le Chercheur d'or de Le Clézio un des plus beaux textes français sur le Sahara 🌍.
Faut dire que je ne sais jamais trop quoi répondre à vos interpellations absurdes. Alors je réponds aussi par l'absurde. Il faut parler le langage de bébé avec les bébés.
Perso je viens de finir le Cycle d'Hyperion en entier et j'attaque quelques romans de Dick. Je suis sur le Temps désarticulé aujourd'hui
Le 02 janvier 2021 à 20:16:15 AsahiSuperDry a écrit :
Quand ça fera sept ou huit ans que tu liras la même merde au bout d'un moment ça va moins t'amuser. A un moment j'ai eu un peu d'empathie parce que j'ai très sincèrement, sans aucun clash, cru que c'était un handicapé mental sévère, un peu comme on peut le croire des fois pour Vincent Freeman, là encore sans aucune intention offensive.Mais après je l'ai vu poster dans les coins et j'ai vu qu'il faisait exprès, maintenant c'est juste full mépris et blacklist, 0 feed.
J'ai pensé la même chose, qu'il devait être autiste ou simple d'esprit, et qu'il essayait peut-être de compenser et de se rendre intéressant (très mal). N'empêche s'il poste ainsi depuis 8 ans et que ça l'amuse, il doit avoir un sacré grain.
Entre le temps et l’éternité d'Ilya Prigogine & Isabelle Stengers
Je suis pas formel pour les huit ans et c'est dur de garder sa trace, comme le mouton irlandais il aime bien bidouiller les étiquettes, mais ça fait au moins plus de cinq ans. Et ouais pour trouver ça marrant faut clairement avoir un genre de pète au casque, mais y a quelque chose de trop conscientisé dans la démarche pour être tout à fait excusable.
__________
En ce moment sinon je vais retaper un peu de Paul Morand des voyages, ses livres de ville genre New York ou Londres c'est vraiment la folie. J'ai lu quelques nouvelles de Bandello aujourd'hui, comparable à ce qui se fait en Espagne à la même époque, je suis pas super client de cette esthétique du petit, du pittoresque local, mais je suis content de posséder ce genre de textes au cas où - j'ai pas tout, seulement le début.
Il faut que je lise un peu les journaux de Marivaux, j'ai besoin d'inspiration en ce moment pour changer ma vision de comment j'enseigne le théâtre, comme l'an dernier ça marche pas et ça me fait péter un câble de pas y arriver.
J'ai feuilleté le tome 3 de l'intégrale de Bolano pour voir les différences qu'il y avait entre le Entre Parenthèse de 2004 et ce qu'ils ont appelé Intempéries dans cette édition - enfin je crois que c'est un intertitre éditorial, à vérifier. Quelques nouveautés mais globalement c'est le même bouquin, c'est presque douloureux de lire ces petits notes désinvoltes jetées çà et là - sur une anecdote arrivée à un de ses potes une fois, sur Ellroy qui publie son autobio, sur un jour où il se promène dans la pampa avant une conférence - et d'y voir plus de littérature que dans tout ce que je peux arriver à faire en y réfléchissant plusieurs heures. Le génie absolu.
J'ai commencé Les chants de Maldoror qui traînent dans ma bibliothèque depuis quelques années. Après le premier chant je suis à saturation, apparemment c'est une réaction commune, mais je suis même pas sûr de pouvoir continuer autrement qu'en ingurgitant comme un crétin, à la mange-caillou, pour citer mon VDD.
Je peux comprendre que ça fascine si on aime le surréalisme et ce qui s'en rapproche, perso j'arrive à me maintenir dans cette esthétique sur un court laps de temps, au-delà je deviens comme hébété et je trouve ça vite fait intéressant sans parvenir à m'y impliquer. D'autant plus que la folie du projet ne m'a pas encore subjugué, il y a une confusion qui m'irrite mais ne m'enlève pas. La reprise de Baudelaire sur le thème de la mer je la trouve pas ouf, et de manière générale ça manque de souffle, l'aspect labyrinthique (j'aime pas le terme, mais j'ai rien d'autre) suffit à désorienter, mais pas à faire chuter dans l'abîme.
Sinon récemment j'ai lu L'été meurtrier (écrit dans les années 70) de Japrisot. Il avait un vrai talent pour créer des personnages et des ambiances, dommage qu'il gère mal la dilution de l'énigme dans son récit, je suis très client des romans polyphoniques où le mystère se métamorphose suivant les nouveaux éléments apportés par chaque protagoniste, mais ici c'est assez mal foutu. Et il te sort un twist des fins fonds de l'enfer totalement vain en clôture, triste. J'ai l'impression que le mécanisme du twist a très mal vieilli, on en bouffe tellement qu'on est devenu exigeant et ce genre de machin bancal ça passe plus du tout.
Les nuits rouges de Sébastien Raizer.
On m'a souvent conseillé la série noire de Gallimard et je me suis laissé tenter.
Du côté de chez Swann
Le 04 janvier 2021 à 09:21:49 cimerkanye1 a écrit :
Du côté de chez Swann
le livre le plus niais ![]()
J'attend Bubu de Montparnasse que j'ai commandé.
En attendant je lis L'Orientalisme.
Je reprend la lecture après des années et des années que j'avais abandonné le format...
Certains vont rire, mais le Donjon De Naheulbeuk me fait bien marrer en ce moment, et ça fait du bien ![]()
J'ai aussi le Star Wars : Maître et apprenti qui arrive bientôt.
Uniquement de la fantasy / Sf, et ça me va très bien perso.
Le 05 janvier 2021 à 23:05:10 Tonitruel a écrit :
C'est un livre, le Donjon De Naheulbeuk ? Ou une bande dessinée ?
Le roman. Il existe des BD aussi.
Voyage au bout de la nuit, Céline.
Le château de Kafka et j’aime beaucoup.
Hors bord de Renata Adler. C'est un roman en fragment, une suite d'impressions sur le New York des années 70 qui ne sont pas reliées entre elles ni par la chronologie ni par leurs thématiques. J'en ai lu cent pages à peu près, ce qui correspond grosso modo à trois parties.
Je ne vais pas le finir, pas tout de suite du moins, parce que le fait qu'il n'y ait aucun fil rouge me fait caler en ce moment. Mais c'est de qualité. L'expression pince sans rire est très séduisante, il y a une vraie science de l'anecdote et de l'esquisse, il ne faut pas lire ça comme un roman mais comme on lirait un journal en fait.
Fini Missa Sine Nomine de Wiechert : un très grand roman crépusculaire, aux digressions fluides montées en flèche de paix, encerclant une trame douce et mélancolique. Une beauté "simple", moderne et traditionnelle. Une sorte de wagnérisme littéraire.
Lu Du temps qu'on existait de Defalvard : bon roman, plein de fougue juvénile et d'effets de manche - j'ai haussé des sourcils parfois, mais on y trouve des lueurs saisissantes et un proustisme bien maladif. Œuvre radicale, faux roman. Vraiment intéressant.
Relecture en cours de M. Ouine de Bernanos.
Le Lys dans la vallée - Balzac ; je n'avais pas vraiment envie de le lire actuellement (j'ai laissé quelqu'un choisir), ce sera fait.
Le 06 janvier 2021 à 10:35:20 Cahierdelart a écrit :
Lu Du temps qu'on existait de Defalvard : bon roman, plein de fougue juvénile et d'effets de manche - j'ai haussé des sourcils parfois, mais on y trouve des lueurs saisissantes et un proustisme bien maladif. Œuvre radicale, faux roman. Vraiment intéressant.
Au peu d'extraits et de critiques que j'en ai lus, il m'a toujours semblé surfait. Et j'avoue qu'il y a quelque chose qui me rebute fondamentalement dans l'idée de lire ce premier roman, histoire de m'en faire ma propre idée, c'est le décalage qui existe entre le sujet du bouquin (retour contemplatif d'un adulte sur les années de sa vie ?) et l'âge de l'auteur, qui aurait commencé à l'écrire à 16 ans. Ce n'est pas une question d'imposture, je ne doute pas qu'il ait pu l'écrire, avec un bon environnement culturel et un dico de synonymes, mais d'authenticité, même dans la fiction. Je ne dis pas qu'on ne peut pas écrire (sur) ce qu'on n'a pas vécu, évidemment, mais pour moi il faut un fond de matière vraie à utiliser, à injecter, en tous cas quelque chose qui fasse que le texte ne soit pas complètement coupé de soi, que ce soit de son vécu ou de ses sentiments / émotions réels qui donnent le besoin et la possibilité d'écrire ? En tous cas, je préfère. C'est peut-être le cas avec cette œuvre, je ne sais pas, mais a priori je m'en méfie. Je serais même plus indulgente en sachant que le sujet n'était qu'un prétexte à un travail de la langue, ça me semblerait moins poseur.