J'arrive au terme du Décaméron (dixième journée). Autant je l'ai trouvé constamment plaisant jusqu'à la bonne moitié, autant Boccace n'avait vraiment pas besoin de pousser jusqu'à cent histoires. Le propos s'essouffle. Détail marrant je me suis rendu compte en discutant avec un collègue que le prestigieux institut des études européennes de Florence occupe l'endroit où sont contés les récits du Décaméron. Ils s'emmerdent pas:
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Niebla (Miguel de Unamuno). Moderniste et joueur, l'histoire d'un dandy amoureux dont les tentattives se heurtent d'abord au réalisme / féminisme de sa belle, s'emmêlent ensuite dans ses propres rêveries et doutes, tout en étant entrecoupées par les histoires de mariage burlesques de ses amis. Un dandy ou disons mieux un Quichotte à l'assaut de l'amour. C'est assez hilarant, essentiellement composé de dialogues, pionnier car écrit / publié avant Joyce, le surréalisme, et l'existentialisme. Je recommande.
L'intégrale des Haïkus (Bashô). Ils sont présentés chronologiquement, avec une introduction utile sur l'évolution de la forme et brièvement des thèmes. Je n'ai pas grand chose à en dire pour l'instant, il s'agit de se familiariser avec cette expression poétique qui tient de l'aphorisme, de boutades confucianistes, de l'observation de la nature, de méditations sur l'éphémère et du bon mot.