Je commence L'unique et sa propriété.
Relecture du Journal d'un curé de campagne, lecture de la Cité de Dieu.
Je vais me lancer dans André Suarès bientôt. J'avais prévu de lire L'Adolescent de Dostoïevski, mais il a été rangé dans la bibliothèque.
Trop de livres !
Le 09 décembre 2020 à 14:33:55 Cahierdelart a écrit :
Relecture du Journal d'un curé de campagne, lecture de la Cité de Dieu.Je vais me lancer dans André Suarès bientôt. J'avais prévu de lire L'Adolescent de Dostoïevski, mais il a été rangé dans la bibliothèque.
Trop de livres !
Bonne chance pour "La cité de Dieu" d'Augustin ![]()
J'ai lu le premier tome. J'ai trouvé ça extrêmement intéressant, notamment pour les descriptions concernant la Rome antique, ces divinités, ses politiques. Il reprend des idées et des thèmes chers aux païens qui ont été complètement oubliés aujourd’hui. L’œuvre n'est pas simplement un traité d'apologétique chrétienne, c'est une vaste fresque historico-religieuse.
Si le personnage te passionne il y a deux ouvrages importants à lire :
- "La vie de Saint Augustin" de Peter Brown chez Points
- "Saint Augustin et l'augustinisme" de Henri-Irénée Marrou également chez Points
Augustin reste le théologien qui a marqué durablement la notion de péché originelle avec sa condamnation de la sexualité. Son œuvre dégage un certain pessimisme lié au corps humain. Il exprime surtout cela dans ses "Confessions".
Pour celui qui lis Stirner bon courage car le livre est costaud faut s'accrocher mais tu vas voir la vie différemment après ça.
Là je lis Le maitre et Marguerite et c'est sublime. Drôle, fantastique, pittoresque, je suis à fond dedans.
Débuter Faulkner par "Le bruit et la fureur" n'est pas une bonne idée. Il est préférable (en général) de commencer par "Lumière d'Aout" ou "Sanctuaire".
Le 09 décembre 2020 à 16:49:19 ErnestoSabato a écrit :
Si le personnage te passionne il y a deux ouvrages importants à lire :- "La vie de Saint Augustin" de Peter Brown chez Points
- "Saint Augustin et l'augustinisme" de Henri-Irénée Marrou également chez PointsAugustin reste le théologien qui a marqué durablement la notion de péché originelle avec sa condamnation de la sexualité. Son œuvre dégage un certain pessimisme lié au corps humain. Il exprime surtout cela dans ses "Confessions".
Je crois qu'il faut un peu prendre du recul sur ces points : Augustin me parait beaucoup moins intransigeant que ceux qu'il a influencé (les Calvinistes transformeront le péché originel en tache indélébile, par exemple).
La lecture de ses Confessions m'a étourdi d'intelligence. Il a des inspiration philosophiques et théologiques qui ont influence "en bien" toute l'Europe occidentale.
Vaut-il mieux lire les confessions ou la cité de dieu en premier ? Et une édition à conseiller ?
Pourquoi je hais l'indifférence de Gramsci
Le 10 décembre 2020 à 11:14:59 Holderlean a écrit :
Vaut-il mieux lire les confessions ou la cité de dieu en premier ? Et une édition à conseiller ?
Je pense qu'il vaut mieux commencer par les Confessions, la Cité de Dieu étant une œuvre beaucoup plus épaisse, même si je la trouve supérieure. Si tu es féru d'histoire antique, alors la Cité de Dieu commencera par te captiver : Augustin démontre une érudition et un grand amour pour son sujet ; s'il démonte les arguments des païens romains, il est évident qu'il comprend ce peuple illustre.
La Crise du monde moderne de Guénon
Connais-toi toi-même...et fais ce que tu aimes de Lucien Jerphagnon.
Le 10 décembre 2020 à 10:21:33 ArsenicPussy a écrit :
[03:29:12] <ErnestoSabato>
Débuter Faulkner par "Le bruit et la fureur" n'est pas une bonne idée. Il est préférable (en général) de commencer par "Lumière d'Aout" ou "Sanctuaire".Pourquoi ?
Car ca peut décourager certains lecteurs. "Lumière d'Aout" est une porte d'entrée plus accessible de l'univers de Faulkner. Mais si tu accroches au ""Bruit et la Fureur" tant mieux ![]()
Tandis que j'agonise c'est la meilleure entrée dans Faulkner pour moi.
Le 10 décembre 2020 à 11:21:13 Cahierdelart a écrit :
Le 10 décembre 2020 à 11:14:59 Holderlean a écrit :
Vaut-il mieux lire les confessions ou la cité de dieu en premier ? Et une édition à conseiller ?Je pense qu'il vaut mieux commencer par les Confessions, la Cité de Dieu étant une œuvre beaucoup plus épaisse, même si je la trouve supérieure. Si tu es féru d'histoire antique, alors la Cité de Dieu commencera par te captiver : Augustin démontre une érudition et un grand amour pour son sujet ; s'il démonte les arguments des païens romains, il est évident qu'il comprend ce peuple illustre.
merci clé
Toujours sur la Physique des catastrophes de Marisha Pessl. Ça fait 325 pages et je n'en suis même pas à la moitié que je lis les aventures d'une gamine snob avec son mauvais cliché de père qui n'en finit plus d'annoncer pourquoi sa prof d'anglais s'est suicidée.
C'est long, bavard en diable, très gênant dans sa tentative de peindre une Amérique de la bourgeoisie culturelle obsédée par la littérature européenne, c'est d'un cynisme faussement anti-libéral assez vomitif.
Mais j'aime bien les histoires de gamine au lycée alors je continue, c'est mon côté soap honteux.
[13:22:01] <peterwarne>
Le 04 décembre 2020 à 12:57:09 -Zemmour- a écrit :
Bruges-la-Morte de RodenbachIntrigant !
J'ai beaucoup aimé ce jeu de passe passe entre l'illusion et le souvenir, le désespoir et le bonheur futur. Cependant, je reste un peu sur ma faim concernant les dernières pages ; je m'attendais à un fin légèrement plus achevée ; et j'aurais aimé quelque chose d'un peu plus délicat, en retrait, allusif dans son couronnement.
Cela restera, tout de même, une belle expérience ![]()
Le 11 décembre 2020 à 08:37:56 Depuis1257 a écrit :
Toujours sur la Physique des catastrophes de Marisha Pessl. Ça fait 325 pages et je n'en suis même pas à la moitié que je lis les aventures d'une gamine snob avec son mauvais cliché de père qui n'en finit plus d'annoncer pourquoi sa prof d'anglais s'est suicidée.C'est long, bavard en diable, très gênant dans sa tentative de peindre une Amérique de la bourgeoisie culturelle obsédée par la littérature européenne, c'est d'un cynisme faussement anti-libéral assez vomitif.
Mais j'aime bien les histoires de gamine au lycée alors je continue, c'est mon côté soap honteux.
J'ai beaucoup aimé "Intérieur Nuit" de cette romancière. Je le recommande. C'est prenant.
Gilead (Marilynne Robinson). Journal adressé à son très jeune fils par un prêtre calviniste dans une petite bourgade de l'Iowa, fils qu'il ne connaîtra pas beaucoup puisqu'à 76 ans il va lui-même au-devant de la mort. C'est donc une tentative de se rappeler à lui, des conseils de vie, et une apologie de lui-même. Révérends de père en fils, il évoque les rudes relations dans sa famille, les conceptions théologiques qu'il a héritées et veut transmettre. Puis lentement il apparaît qu'il exprime également ses peurs et ses fautes, notamment son incapacité à pardonner à ce jeune homme, "fils prodigue" athée revenu au pays et qui semble tourner autour de sa jeune épouse et se faire aimer de son fils (il sera le sujet du livre suivant, Home). C'est assez magistral parce que c'est Robinson (Pulitzer d'ailleurs), même si on est pas tout à fait au niveau de Housekeeping. L'écriture est un peu cyclique et fragmentée, composée d'anecdotes et de pensées, c'est bien rendu, ça me rappelle de loin Ishiguro dans The Remains of the Day, où le personnage très propre sur lui décrit un cocon dont il ne peut bientôt que réaliser amèrement les limites.