Non justement, j’attendais beaucoup de celui-ci et j’ai tellement pas aimé que ça m’a freiné pour la suite.
Mais y’a le traité du désespoir qui traîne dans ma bibliothèque. Un jour je le lirais sans doute ..
Saint-Louis de Jacques Le Goff.
Pavé de 1000 pages en perspective. Idéal par ces temps de confinement.
A supposedly fun thing I'll never do again (Foster Wallace). J'arrive à la fin de ces 7 essais, mon retour chez Wallace une petite éternité après avoir lu Infinite Jest (chef d'oeuvre total). Les deux premiers sont peut-être les plus faibles, mais dès ses descriptions du State Fair en Illinois, davantage dans l'observation et l'anthropologie que dans l'argumentation, il crée un lien hilarant, caustique et finalement très personnel avec le lecteur. La collection reste dans ce mode jusqu'à l'essai eponyme de la croisière des Caraïbes en passant par le plateau de Lost Highway et les qualifications de l'Open de Montréal. Je comprends totalement que son magazine prestigieux lui payait des semaines pour aller se balader dans les phénomènes de masse d'une Amérique décadente et revenir avec 50-100 pages d'observations qui expriment à la fois son dégoût attendu de professeur de littérature trop intellectuel, sophistiqué et solitaire et à la fois ses propres faiblesses pour cette décadence qu'il comprend et qui le séduit malgré tout. Lors de la croisière luxueuse, c'est assez clair qu'en même temps il prend son pied et qu'en même temps il déteste ça. Ce qui est évidemment le paradoxe qui nous affecte tous.
J'aime vraiment peu Foster Wallace mais bon.
Mais ça c'est parce que t'es un fanboy de Pynchon et que t'as décrété qu'il n'y avait plus de place dans ton coeur pour d'autres auteurs américains cultes ![]()
Bien qu'il y ait un écart important entre Foster Wallace et ses prédecesseurs, et qu'on parle beaucoup plus des auteurs que DFW a influencé. Je conseille de lire son fameux essai Consider the Lobster, ou d'écouter son speech This is Water qui était un discours inaugural destiné aux Freshmen: soit vous trouverez ça brillant et sensible, soit vous hausserez les épaules.
DFW c'est du post-postmodernisme, ça n'a aucun rapport avec Pynchon, faut arrêter de comparer
finir La République
entamer Le Comte de Monte-Christo
entamer Le Capital
lire At Swim-Two-Birds
lire American Pastoral
programme du confinement
Le 01 novembre 2020 à 14:23:15 Everlasting a écrit :
Mais ça c'est parce que t'es un fanboy de Pynchon et que t'as décrété qu'il n'y avait plus de place dans ton coeur pour d'autres auteurs américains cultes
Bien qu'il y ait un écart important entre Foster Wallace et ses prédecesseurs, et qu'on parle beaucoup plus des auteurs que DFW a influencé. Je conseille de lire son fameux essai Consider the Lobster, ou d'écouter son speech This is Water qui était un discours inaugural destiné aux Freshmen: soit vous trouverez ça brillant et sensible, soit vous hausserez les épaules.
Haussement d'épaule oui. J'ai lu des nouvelles de La fille aux cheveux étranges et de Un truc soit-disant super auquel on ne me reprendra plus et je trouve ça pénible, pas drôle, juste un peu aléatoire avec des références au monde contemporain un peu moche et à la contre-culture.
Le 01 novembre 2020 à 14:41:47 SunZhongshan a écrit :
finir La République
entamer Le Comte de Monte-Christo
entamer Le Capital
lire At Swim-Two-Birds
lire American Pastoral
programme du confinement
Pastorale Américaine je me suis butté dessus au premier confinement, avant d'arreter après 400 pages, je suis jamais rentrer dedans. Beaucoup de mise en abyme, pour arriver au coeur du récit. Niveau description, on se fait un très représentation de la ganterie familiale ou des Etats Unis des années 60 en générale. Intéressant, mais pas pour moi.
L'Arc-en-ciel de D.H. Lawrence.
Le 01 novembre 2020 à 19:20:21 zahbout a écrit :
L'Arc-en-ciel de D.H. Lawrence.
Mauvais auteur, titre incomplet
Tu sous entends peut être l'arc en ciel de la gravité de thomas pynchon ? Quel forceur avec cet auteur tu fais...
De lui j'ai lu V et pas convaincu...J'ai trois autres livres de lui je lui accorderais d'autres chances...
Curieux d'avoir des retours sur The Rainbow, j'ai lu que Lady Chatterley.
Les sept morts d'Evelyn Hardcastle de Stuart Turton
Le 01 novembre 2020 à 19:36:01 zahbout a écrit :
Tu sous entends peut être l'arc en ciel de la gravité de thomas pynchon ? Quel forceur avec cet auteur tu fais...
De lui j'ai lu V et pas convaincu...J'ai trois autres livres de lui je lui accorderais d'autres chances...
ptdrrr charlesmarlow qui se fait humilier
[02:40:40] <CharlesMarlow>
Le 01 novembre 2020 à 19:36:01 zahbout a écrit :
Tu sous entends peut être l'arc en ciel de la gravité de thomas pynchon ? Quel forceur avec cet auteur tu fais...
De lui j'ai lu V et pas convaincu...J'ai trois autres livres de lui je lui accorderais d'autres chances...Oui c'est un gag récurent. Je le recommande pas à tout le monde en vrai, pas parce que c'est complexe ou autre, mais parce que ça dépend de ce que tu cherches et ce qui t'excite dans la littérature.
Le 02 novembre 2020 à 01:59:56 SunZhongshan a écrit :
Le 01 novembre 2020 à 19:36:01 zahbout a écrit :
Tu sous entends peut être l'arc en ciel de la gravité de thomas pynchon ? Quel forceur avec cet auteur tu fais...
De lui j'ai lu V et pas convaincu...J'ai trois autres livres de lui je lui accorderais d'autres chances...ptdrrr charlesmarlow qui se fait humilier
Marlow... Marlow outragé ! Marlow brisé. Marlow martyrisé... mais Marlow -
...Marlow Nbrando !
Petite reprise de Pär Lagerkvist avec le Bourreau et plusieurs de ses micro-nouvelles.
Le Bourreau c'est chouette mais c'est vraiment un sous-Barabbas alors il n'impressionne malheureusement pas des masses quand on a déjà lu celui-là. On retrouve la même damnation brutale, sèche, nécessaire, d'une sorte de Juif errant maudit face à l'angoisse d'un Dieu absent et silencieux mais dont on n'arrive pas à tout à fait poser l'inexistence. On tourne vers la fin
à la satire brutale du fascisme, un oeu façon Malaparte, je ne suis pas très client, avant que le bourreau ne sorte de son mutisme pour claquer un monologue très torturé proprement lagerkvistien. Par contre, déplacé du contexte antique à un contexte d'abord vaguement médiéval et aréférentiel puis nazi, le Suédois montre bien sa capacité à réécrire d'autres genres et à recréer des ambiances culturelles identifiables, il y a un vrai talent artisanal chez lui.
Les deux premières micro nouvelles des contes cruels sont semblables et intéressantes. Dans la première, un père et son fils font une balade en forêt enchanteresse qui tourne au cauchemar lorsque la nuit venu ils croisent un épouvantable train noir roulant à allure infernale vers on ne sait où. Le mot n'est pas prononcé mais on identifie vite le sous-entendu. La deuxième traite d'une bande d'aventuriers sur un bateau mystérieux qui traverse un monde englouti. Ils découvrent avec plaisir à la fin un méchant îlot avec un arbre mort dessus. J'imagine qu'il faut y voir une reprise du Déluge avec un vernis noir mais c'est incertain.
Comme dans les romans, on retrouve la réécriture des grands motifs culturels occidentaux, le recours au concept et au non dit, la prévalence angoissante du mal.
J'aime vraiment ce type, toutefois je ne sais pas si on a tendance en France à isoler une partie de son oeuvre mais j'ai l'impression de le voir faire trop souvent la même chose, formellement du moins.
J'ai commencé Le Désespéré - Bloy, pour l'avoir vu mentionné ici.
Le 02 novembre 2020 à 01:59:56 SunZhongshan a écrit :
Le 01 novembre 2020 à 19:36:01 zahbout a écrit :
Tu sous entends peut être l'arc en ciel de la gravité de thomas pynchon ? Quel forceur avec cet auteur tu fais...
De lui j'ai lu V et pas convaincu...J'ai trois autres livres de lui je lui accorderais d'autres chances...ptdrrr charlesmarlow qui se fait humilier
Je ne vois pas où charlesmarlow se fait humilier ? J'ai juste donné mon avis sur Pynchon et "un avis ,comme dirait l'inspecteur henry, c'est comme les trous du culs tout le monde en a un"...
Et puis charlesmarlow est l'un des rares à faire l'effort de mettre de l'humour dans ses messages, j'apprécie d'autant plus qu'il essaie de mettre de l'ambiance et c'est pas facile avec les susceptibilités des uns et des autres...On a vu qu'un peu d'humour peut réserver un triste sort dans l'actualité récente hélas...
Je suis en train de lire le dernier Misso, beaucoup m’ont dit que c’était nul mais pour l’ instant j’aime bien...