Le 09 septembre 2020 à 15:54:04 Aerosse a écrit :
Le bouc émissaire de Renée Girard
Changement de programme, je vais lire Orage d'acier de Jünger
Le 09 septembre 2020 à 15:54:04 Aerosse a écrit :
Le bouc émissaire de Renée Girard
C'est le mégenrer, et c'est pas très agréable. 
Le 10 septembre 2020 à 12:06:36 E-180 a écrit :
Le 09 septembre 2020 à 15:54:04 Aerosse a écrit :
Le bouc émissaire de Renée GirardC'est le mégenrer, et c'est pas très agréable.
Oui je reconnais c'est bas. C'est bas et c'est pas tellement altruiste mais c'est ma vie 
Beaucoup de mal àlire en ce moment le taf me rend nerveux et fatigué.
Je vais prendre le mont analogue de daumal.
Le guerrier pacifique, et c'est un délice. Je voudrais que ça dure toujours
Les Instructions de Adam Levin du coup (pas le fils de pute de Maroon 5)
Je viens de terminer Pourquoi j'ai mangé mon père de Roy Lewis. Il est fantastique. À lire au moins une fois dans sa vie. Il y a tellement à dire
J'entame Carnet noire de Stephen King. 2eme tome de la trilogie Mr Mercedes, j'ai hâte de voir ce qu'il vaut
Il est très prolifique Whitehead. J'avais lu l'arrière-plan historique de Nickel Boys, je suis curieux d'avoir un retour. J'ai trouvé que The Underground Railroad avait du mal à développer la perspective de ses personnages, qui sont un peu plaqués sur un fond ultra-documenté.
La fin de l'homme rouge (ou le temps du désenchantement) (Svetlana Alexievitch). Avec la crise, cela devenait pressant de le sortir et de m'y mettre, d'autant plus en ce moment où elle est à deux doigts d'être arrêtée. J'aime beaucoup le format: les perspectives qu'elle retranscrit sont incroyables et tiennent de la schizophrénie. Je ne m'étais jamais rendu compte de la brutalité de la fin du communisme pour les Russes, qui pour beaucoup se sont révoltés, ont gagné, puis ont immédiatement tout perdu dans une transition ratée, depuis un modèle devenu impossible mais qui était toute leur identité, à un autre qui a fait peu de gagnants et a dépouillé tous les autres. Les laissant avec une nostalgie qui s'accroche à des lambeaux de drapeau, des odeurs familières, des bouts d'héroïsme sanglant et des idéaux massacrés.
Je lis quelques pages du Miroir magique d'Escher, aux éditions Taschen, buvant mon café le matin, un achat rentable.
Sade: la philosophie dans le boudoir
Terminé le tome 1 des frères Karamazov. Je suis à peu près à la moitié.
Comme souvent avec Dostoïevski pas mal de passage un peu longuet mais aussi des passages absolument mémorables. Je pense notamment au moment où Ivan se confie à Aliocha et parle de l’inquisiteur. A n’en point douter le plus intense moment jusqu’à présent.
Je m’attendais pas à un roman autant porté sur la religion cela dit. Mais bon me reste encore une moitié de livre à lire avant de donner un avis final
La conjuration des imbéciles de Toole.
Le baiser au lépreux de François Mauriac.
L'histoire parle d'un mariage arrangé, dans la Gironde rurale du début du XXème siècle, entre Jean Peloueyre, jeune homme très laid, très timide, mais riche, et Noémi d'Artailh, quant à elle jeune et jolie, mais pauvre.
J'en suis encore au début mais pour l'instant j'accroche bien, l'écriture est fluide et belle, j'accroche même mieux qu'avec Le Sagouin, le seul Mauriac que j'ai déjà lu, duquel je garde un bon souvenir mais sans plus.
Le 13 septembre 2020 à 23:15:13 Chanoine-Docre a écrit :
Le baiser au lépreux de François Mauriac.L'histoire parle d'un mariage arrangé, dans la Gironde rurale du début du XXème siècle, entre Jean Peloueyre, jeune homme très laid, très timide, mais riche, et Noémi d'Artailh, quant à elle jeune et jolie, mais pauvre.
J'en suis encore au début mais pour l'instant j'accroche bien, l'écriture est fluide et belle, j'accroche même mieux qu'avec Le Sagouin, le seul Mauriac que j'ai déjà lu, duquel je garde un bon souvenir mais sans plus.
La composition de Thérèse Desqueyroux est vraiment intéressante. Le Sagouin, pas plus aimé que ça non plus.
Je viens de terminer Orage d'Acier d'Ernst Junger et c'était génial. Un peu répétitif et quelque moment où on est paumé dans le déroulement de la bataille. Mais on ressent totalement la fougue d'un assaut à travers des explosions d'obus ou d'un nuage de gaze. C'est une vision de la guerre très virile. La guerre devient une sorte de rite de passage. Bref c'était une très bonne lecture. J'essayerai de lire le grand troupeau de Giono pour avoir un point de vue opposé.
Sinon je vais commencer Crainte et Tremblement de Kierkegaard
La brièveté de la vie / La vie heureuse de Seneque
En ce moment j'ai enchainé avec ces Lettres à Lucilius
Ensuite La Théogonie d'Hésiode puis je poursuis avec Les Metamorphoses d'Ovide
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J'ai commencé Ce que savait Maisie, de Henry James.
Concernant Pierre et Jean que j'avais terminé, je préfère nettement le Maupassant de ce registre à celui de Bel-Ami, que j'avais peiné à finir. Ici j'ai davantage retrouvé le nouvelliste (ce n'est pas ce que je cherchais en ouvrant ce livre), dans une composition qui lui sied peut-être mieux, avec l'histoire qui se déroule autour du tourment psychologique de Pierre, dans un cadre familial et littoral ouvert qui s'étrangle de plus en plus jusqu'à ne plus laisser qu'une illusoire issue, un espace "très laid et très petit". En quelques lignes, pour la mère, il dit ce qu'a été la douleur muette de toute une vie. Ainsi que l'aveuglement du père, qui au sujet de l'héritage énonce la vérité sans s'en rendre compte.
D'un point de vue générique, j'ai pu me demander si cette oeuvre était toujours facilement catégorisée comme "roman", tout en sachant que même l'auteur la présente comme tel dans la préface, et ce qui pouvait définir X comme nouvelle ou roman au-delà du critère du nombre de signes / pages basiquement utilisé, qui ne me semble pas forcément très pertinent ![]()
Le 15 septembre 2020 à 14:53:16 Gantz_Graf_ a écrit :
Ensuite La Théogonie d'Hésiode puis je poursuis avec Les Metamorphoses d'Ovide
J'ai Les Métamorphoses quelque part, je n'en ai lu qu'un petit morceau, mais je trouve cette oeuvre assez fascinante, j'aime le fait qu'elle existe ![]()
L'économie est romanesque à mon sens dans la mesure où le sens se construit à travers des épisodes distincts et digressifs le long d'ube ligne un peu lâche.
La fin dans le bateau, les scènes de café en miroir, la balade de bord de mer, l'aveu de la mère, tout ça c'est une manière romanesque d'enfiler les perles par agglutination pour construire son sens.
Le message du bouquin me paraît bien plus relever d'effets de composition que d'un effet de structure à effet maximal.
Composition et structure sont souvent à peu près assimilées dans la tradition critique mais j'aime bien faire jouer l'une contre l'autre.
La composition c'est mosaïque, c'est l'arrangement de morceaux qui ont une certaine capacité à fonctionner pour eux-mêmes, à être isolés, dans composer il y a l'idée de réunir et poser.
La structure c'est un artifice hiérarchisé avec des sous-éléments qui ont un besoin holistique de se déclencher en dynamique logique pour fonctionner.
La nouvelle c'est un art de la structure, le roman un art de la composition.
C'est beaucoup plus difficile d'extraire un morceau de nouvelle et de le rendre signifiant pour lui-même, là où c'est très aisé à accomplir dans la plupart des romans.
C'est paradoxal d'ailleurs : en taquinant l'idée, on en conclut presque que la plus grande propension au fragmentaire est du côté du gros livre et que la totalité est à chercher dans le morceau taillé.