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Quel livre êtes-vous en train de lire ?

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 08 juillet 2020 à 02:34:54

Le 08 juillet 2020 à 02:22:08 montpellier_man a écrit :
En tout cas, Balzac sait raconter une histoire, on sent qu'il a du vécu :oui:

Il est aussi capable d'ironie et ses dialogues sonnent très justes, ils sont réalistes.

Beaucoup semblent lui préférer Zola, et je ne comprends pas pourquoi :(

Zola, j'ai tout essayé, tout m'est tombé des mains :noel:

C'est de la lecture pour premier de classe.

Sur ce, je m'en vais poursuivre le père goriot.

Zola c'est souvent plus facile.
Balzac peut être très lourd dans ses obsessions tenant du droit, de l'argent, etc. Il lui arrivait aussi de tellement triturer les phrases, à force de corrections, qu'elles perdaient en force ce qu'elles gagnaient en complétude. Mais parfois ça perdait presque son sens. C'était un obsessif un peu fou, il écrivait plusieurs romans en même temps. Mais ça reste un titan. J'en ai lu qu'une petite dizaine en plus, mais j'arrive pas à m'y remettre. Tu devrais insister sur La Rabouilleuse honnêtement. Le début est très sec, mais c'est Balzac. Il lui arrive ne ne faire que du très sec aussi.
D'ailleurs, si tu veux te marrer, écoutes ce que Giono disait de Balzac, c'est excellent (surtout avec l'accent des Alpes provençales de Giono).

https://debalzac.wordpress.com/2011/04/16/balzac-jean-giono/

C'est retranscrit ici. La version audio est sur une émission France Culture sur Balzac, mais j'arriverai pas à la retrouver là.

Montpellier_man
Montpellier_man
Niveau 10
08 juillet 2020 à 02:54:52

Merci pour le lien :ok:

Montpellier_man
Montpellier_man
Niveau 10
08 juillet 2020 à 02:58:03

Apparemment Balzac était une source inspiration pour beaucoup de romanciers du 19ème (Zola, Maupassant, Flaubert).

Message édité le 08 juillet 2020 à 02:58:30 par Montpellier_man
Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 08 juillet 2020 à 04:01:00

Le 08 juillet 2020 à 02:58:03 montpellier_man a écrit :
Apparemment Balzac était une source inspiration pour beaucoup de romanciers du 19ème (Zola, Maupassant, Flaubert).

Flaubert aimait assez peu Balzac, son œuvre en tout cas ("immense bonhomme, mais de second ordre"). Flaubert est devenu célèbre 6 ans après la mort de Balzac d'ailleurs. Il doit tout de même beaucoup à Balzac, qu'il assumait à demi-mot assez régulièrement.

Hugo était grand admirateur de Balzac, mais pas l'inverse (la critique de Balzac sur Notre-Dame de Paris est assez cinglante ; il aimait le poète ceci-dit). Illusions perdues lui est tout de même dédié. Ceci-dit, je reste sur ma position : Victor Hugo n'a pas compris grand chose à Balzac, pas plus qu'à Lord Byron. Il a fait des pieds et des mains pour que Balzac entre à l'Académie Française, ce qui n'arriva jamais finalement.

Maupassant, oui, c'est un mélange de Balzac et de Flaubert qui aurait lu un peu de Poe en cachette.

Zola reconnait sa dette envers Balzac, mais écrit un long texte pour expliquer la différence entre La Comédie humaine et Les Rougon-Maquart, pour définir le naturalisme en quelque sorte.

Pour le reste, tu peux ajouter Dickens, Barbey d'Aurevilly, Baudelaire, Dostoïevski, Tolstoï, les frères Goncourt, Henry James, Proust, Mauriac, Julien Green, Engels, Virginie Despentes etc...

Il a quasiment inventé le roman comme représentation littéraire de premier ordre. Ça a même surpris Stendhal qu'il soit l'un des seuls (toujours pas Sainte-Beuve, non) à louer La Chartreuse de Parme. Avant Balzac, le roman à succès était picaresque, moral, historique et/ou humoristique. Il cite d'ailleurs régulièrement Cervantes, Sterne et Walter Scott, en plus de Lord Byron (particulièrement son Don Juan).
Quand on parle de l'entrée dans le modernisme littéraire en évoquant Die Buddenbrook de Thomas Mann, on parle de la fin du roman balzacien.
C'est pas l'alpha et l’oméga, mais ça reste un titan, une figure primordiale, avec les défauts qu'il peut comporter, à la vie (mais ça on s'en fout) ou sur papier (plus pénible parfois).

Edit : Je suis pas spécialiste en XIXe siècle ceci-dit, j'ai du écrire quelques conneries. J'ai juste vérifié la citation de Flaubert. D'autres sauront mieux expliquer le phénomène surement.

Message édité le 08 juillet 2020 à 04:04:08 par Pseudo supprimé
HydredeChambre
HydredeChambre
Niveau 22
08 juillet 2020 à 04:06:53

J'ai ressorti la famosa Horde du Contrevent de Damasio, que je n'ouvrais que lorsque je remontais chez mes parents (autant dire que je n'avançais pas beaucoup). Je l'avais donc laissé en plan depuis des mois. Après des débuts mitigés (je me demandais notamment si certaines trouvailles n'étaient finalement pas trop gratuites), j'adhère mieux ; je trouve l'écriture intelligente, elle fait nettement partie de l'aventure, qui n'est pas qu'une histoire à suivre donc. Le voyage, non la destination (pour ça, je ne pense pas que la fin, dont j'ai cru comprendre qu'elle en rendait perplexes, me décevra de toutes façons (néanmoins c'est le genre de bouquins pour lesquels je préfère éviter le spoil, ce dont je me fous pour tous les autres, parce que pour celui-ci je profite quand même de ne pas savoir ce qui se trame en amont).

J'avais terminé Bouvard et Pécuchet, qui a (re)confirmé mon goût pour Flaubert :bave:

Pour L'Iliade, lue et appréciée récemment, j'avais la conviction que l'épisode du cheval de Troie s'y trouvait, dans les derniers chapitres je commençais à trouver ça curieux, et j'ai dû me faire une raison quand il me restait une dizaine de pages :hap:

Sinon pour la poésie j'ai relu du Guillevic dernièrement, ainsi qu'un recueil de Paul Eluard ; je m'attendais à aimer celui-ci mais j'ai dû complètement passer à côté :(

Le 07 juillet 2020 à 13:37:14 Menexene a écrit :

Le 07 juillet 2020 à 12:23:03 CharlesMarlow a écrit :

Le 07 juillet 2020 à 10:35:52 Menexene a écrit :
Je viens de terminer le Frankenstein de Shelley. La créature y est bien différente des représentations que je m'en étais fait, elle a même le droit à une pathétique tirade finale, ce qui est assez osé quand on y pense. En revanche, le style de Shelley est d'une redondance assez agaçante quand elle veut nous faire part des états d'âme des personnages. Je comprends que l'intention est de nous faire ressentir la violence des sentiments et que le roman est construit de telle manière qu'il permet l'expression de l'intériorité de chaque personnage, mais vraiment certains passages en deviennent pénibles tellement ils sont insistants (je pense notamment à l'épisode du retour de Frankenstein en Suisse après la mort de Clerval).

Des avis sur le Dracula de Stoker ?

Pas mal, lu en seconde pour les cours puis relu plus tard. La fin tire un peu en longueur. L'atmosphère est bien rendue.

Cimer, je le lirai à l'occasion.

J'avais beaucoup aimé le Frankenstein de Shelley. Je l'avais lu pour un cours, autrement je ne l'aurais peut-être pas ouvert à cause de mes a priori justement : à force de manger des adaptations en tous genres on est déjà fatigué du personnage, et Dracula souffre du même phénomène. Le retour aux sources avait été une bonne surprise pour moi, émouvante et impressionnante, et j'ai pu être sensible aux aspects terribles et fascinants de cette affaire, qui jusque là m'avait laissée plutôt indifférente.

Pour Dracula, je ne peux m'appuyer que sur un très ancien souvenir de lecture, mais je suis d'accord avec CharlesMarlow ; je me souviens surtout d'une ambiance, et d'une fin étirée (et décevante je crois, pour ma part). Mais n'hésite pas à le lire, la découverte de l'oeuvre originelle est toujours intéressante.

Loubienne
Loubienne
Niveau 10
13 juillet 2020 à 10:28:30

Je viens de finir Qatar Papers de Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

Pour ces vacances j'hésite entre commencer par :
-La Peste, de Camus
-Le bonheur des dames, de Zola

:(

atlasgood
atlasgood
Niveau 35
13 juillet 2020 à 21:47:55

Salut, perso je lis, "l'archipel du goulag", je suis pas un grand lecteur mais pour un classique je le trouve très accessible :oui:

vous avez des livres en lien avec l'histoire de l'éducation / sur la révolution en france ( plus en mode témoignage que livre d'histoire. )?

Chad_Szeliga
Chad_Szeliga
Niveau 23
13 juillet 2020 à 22:02:20

Gagner la guerre de Jaworski.

Kansai-Lover
Kansai-Lover
Niveau 7
14 juillet 2020 à 00:05:29

Je suis en train de lire "L'idiot" de Dostoievski, mais par rapport aux "Possédés", je m'ennuie, trop de détails, trop de personnages, trop de références realtives au tsarisme. Si quelqu'un l'a lu, qu'il me fasse part de ses impressions, merci!

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 14 juillet 2020 à 00:22:32

Le 14 juillet 2020 à 00:05:29 Kansai-Lover a écrit :
Je suis en train de lire "L'idiot" de Dostoievski, mais par rapport aux "Possédés", je m'ennuie, trop de détails, trop de personnages, trop de références realtives au tsarisme. Si quelqu'un l'a lu, qu'il me fasse part de ses impressions, merci!

C'est assez géant mais c'est un roman avec énormément de personnages, une vingtaine étant importants. C'est surtout un roman à thèse sur l'inefficience de la probité en société. Avec beaucoup d'à-côtés brillants, des dialogues toujours dignes de Dostoïevski (au XIXe, le plus grand écrivain de dialogues avec Balzac à mon sens). C'est assez cruel, pas tant politique que ça finalement (en tout cas, pas un roman sur le tsarisme ou la fin du servage).

Je suis sur La Planète de Mr Sammler de Saul Bellow, que j'ai coupé au milieu temporairement pour lire le Faust de Marlowe.

ZairoisElection
ZairoisElection
Niveau 10
16 juillet 2020 à 04:16:28

Je fini le baron perché qui me laisse un peu comme 100 ans de solitude, pas désagréable mais ne m'enchante pas. Trop léger, me faut des dep de langue germanique qui parlent de la mort :noel:

Je vais reprendre la proie des flammes de styron avec le deuxième tome, le premier était pas une expérience folle, c'est parfois bien écrit (ou bien réécrit par coindreau, c'est assez inégal selon les passages donc ça serait une explication), mais c'est un roman où des personnages sont des caricatures qui représentent, et j'ai pas été convaincu par ce qu'incarne le personnage central, son influence sur les autres. J'ai lu le dernier bouquin autobiographique de Styron, l'auteur m'a pas semblé génial par ses réflexions, pas inintéressant non plus mais dans la proie des flammes il me donne l'impression d'avoir présumé de l'intelligence de son propos. Le bouquin est pas nul, l'écriture est partiellement bien, puis la narration est bien, mais au fur et à mesure que le personnage principale et l'enjeu dramatique du bouquin sont dévoilés et prennent de l'importance le reste disparaît.

J'ai commencé à lire les notes de Canetti, ça commence bien, quelques bons mots, parfait livre de chevet en gros. J'ai aussi pris le quarto Bernhard après avoir lu les naufragés, je préfère la forme romanesque que les premiers écrits autobiographiques, mais sa construction très indirecte des phrases s'accommode bien à son identité de torturé et se lit avec un plaisir, sûrement teinté de masochisme.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 16 juillet 2020 à 10:56:57

Le 16 juillet 2020 à 04:16:28 ZairoisElection a écrit :
Je fini le baron perché qui me laisse un peu comme 100 ans de solitude, pas désagréable mais ne m'enchante pas. Trop léger, me faut des dep de langue germanique qui parlent de la mort :noel:

Go Hermann Broch

KirinIchiban
KirinIchiban
Niveau 10
16 juillet 2020 à 11:52:42

La fin de Cent ans c'est lourd tout de même. La frivolité apparente qui naît de la cyclicité est brisée en fermeture du roman quand la ligne s'achève où se finit la boucle, et c'est pas joyeux. Bon j'ai lu saucissonné littéralement en sang sur un lit d'hosto avec un tuyau qui sortait de ma bite, peut-être que ça a joué.

Je finis Vie et passion d'un gastronome chinois de Lu Wenfu, comme d'hab avec les Chinois de cette époque, c'est minimaliste et néo-balzacien. Pas déglingo mais sympathoche et ça se lit vite.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 16 juillet 2020 à 12:04:41

J´ai frémi sur toute la fin de Cent ans de solitude, et mon schlong se portait correctement. D'ailleurs je crois avoir fait un pipi de joie sur le dernier chapitre.

-Zemmour-
-Zemmour-
Niveau 42
16 juillet 2020 à 15:26:37

À l'ombre des jeunes filles en fleurs, Proust
pour commencer ma toute petite semaine de vacances

Axiomatique163
Axiomatique163
Niveau 3
16 juillet 2020 à 16:47:03

En ce moment je suis sur le premier tome de Dune :)

MitGlasmalerei
MitGlasmalerei
Niveau 5
16 juillet 2020 à 18:11:36

J'ai commandé Le Paradis perdu de Milton, hâte de le recevoir

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 17 juillet 2020 à 02:16:29

Bel-Ami de Guy de Maupassant.

Kansai-Lover
Kansai-Lover
Niveau 7
17 juillet 2020 à 09:33:05

Le 14 juillet 2020 à 00:22:32 CharlesMarlow a écrit :

Le 14 juillet 2020 à 00:05:29 Kansai-Lover a écrit :
Je suis en train de lire "L'idiot" de Dostoievski, mais par rapport aux "Possédés", je m'ennuie, trop de détails, trop de personnages, trop de références realtives au tsarisme. Si quelqu'un l'a lu, qu'il me fasse part de ses impressions, merci!

C'est assez géant mais c'est un roman avec énormément de personnages, une vingtaine étant importants. C'est surtout un roman à thèse sur l'inefficience de la probité en société. Avec beaucoup d'à-côtés brillants, des dialogues toujours dignes de Dostoïevski (au XIXe, le plus grand écrivain de dialogues avec Balzac à mon sens). C'est assez cruel, pas tant politique que ça finalement (en tout cas, pas un roman sur le tsarisme ou la fin du servage).

Merci!

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 17 juillet 2020 à 18:41:07

"Les confessions d'un mangeur d'opium anglais" de Thomas De Quincey

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