
"Crime et châtiment" de Dosoievski. Je sais pas très original mais je n à aïs jamais rien lu de lui et il fallait que je me fasse mon propre avis.
Pour l instant, à un peu plus de la moitié, il est plutôt positif. J'aime bien les différents thèmes abordés, par contre Raskolnikov est parfois un peu trop "cliché" à mon goût.
lol
Prisonniers du temps, de Michael Crichton.
Mémoires d'Hadrien (Yourcenar). Un personnage stoïcien, écrit par une femme, c'est exactement ce qu'il me faut à présent.
Un sac de billes, Joseph Joffo.
Le 07 mai 2020 à 21:06:06 Everlasting a écrit :
Mémoires d'Hadrien (Yourcenar). Un personnage stoïcien, écrit par une femme, c'est exactement ce qu'il me faut à présent.
now everybody -
J'ai dit stoïcien sans réfléchir, je pensais à Marc-Aurèle, Hadrien semble aussi avoir une philosophie mais un peu différente (sorte de voie du milieu, pragmatique...). Bref, à voir, je viens d'entamer.
Je lisais encore des trucs hier soir sur le débarquement et les batailles qui mènent à la libération de Paris, sans me rendre compte qu'on était la veille de l'anniversaire du VE Day. Mais avec le confinement, je risque pas d'oublier ma lecture de GR. Je ne vais pas regretter de m'y être confronté, tout en ayant clairement eu envie de l'étrangler et de ne plus jamais lire un truc pareil. C'est dommage d'avoir mis autant de talent et de travail pour un résultat si bordélique et juvénile, d'avoir autant de personnages qui ne vont nulle part et se noient dans une conscience collective, d'avoir un beau style entièrement dédié à l'exagération.... etc, review sur goodreads.
Le 08 mai 2020 à 12:38:53 Everlasting a écrit :
J'ai dit stoïcien sans réfléchir, je pensais à Marc-Aurèle, Hadrien semble aussi avoir une philosophie mais un peu différente (sorte de voie du milieu, pragmatique...). Bref, à voir, je viens d'entamer.Je lisais encore des trucs hier soir sur le débarquement et les batailles qui mènent à la libération de Paris, sans me rendre compte qu'on était la veille de l'anniversaire du VE Day. Mais avec le confinement, je risque pas d'oublier ma lecture de GR. Je ne vais pas regretter de m'y être confronté, tout en ayant clairement eu envie de l'étrangler et de ne plus jamais lire un truc pareil. C'est dommage d'avoir mis autant de talent et de travail pour un résultat si bordélique et juvénile, d'avoir autant de personnages qui ne vont nulle part et se noient dans une conscience collective, d'avoir un beau style entièrement dédié à l'exagération.... etc, review sur goodreads.
Ah oui c'était juste une référence à GR (dernière ligne en V.O.).
Sublime Mémoires d'Hadrien, une des rares lectures où j'ai littéralement fondu en le lisant.
Concernant GR, review sur Babelio et SC pour ma part (Gepeoh, comme d'hab). J'ai justement trouvé le côté juvénile nécessaire à la régression / désagrégation totale de Slothrop. Le bordel étant évidemment voulu, on peut faire un résumé de l'histoire de Slothrop assez vite, mais dans toutes les digressions, il y a du beau, du dégueulasse, du scatologique, etc.. Bref y a énormément de matière(s) et le fait de s'y perdre fait partie du jeu.
On pourrait en parler pendant des heures, mais il est clair qu'il ne fait pas, et ne peut pas faire l'unanimité.
PS : effectivement, à lire confiné, c'est particulier. La première fois que je l'ai lu, c'était plus serein comme lecture.
Pour ceux que ça intéresse, il y a le biopic sur Pablo Neruda sur ArteTV. Je sais pas ce que ça vaut. Pablo Larrain a bonne réput', mais j'ai trouvé Jackie sans grand intérêt.
Pour GR j'ai trouvé qu'au final, la meilleure partie est la première, donc au moment d'introduire les concepts et les objectifs scientifico-loufoques des agences spécialisées. Mexico, Pirate, Jessica, Slothtrope pouvaient faire de bons persos, bon tout comme Katje, Enzian, Tchitcherine, Weissman, mais qu'est-ce qu'il en fait en fin de compte ? Rien, il les désagrège comme tu dis, et je trouve qu'il finit par désagréger le reste avec. J'ai adoré Infinite Jest et d'autres romans qui érigent la digression en principe, mais une digression ça peut être brillant et éclairant, ou stupide, et Pynchon cultive plus le stupide auquel il ajoute encore une gallerie de mauvais goût. Et sa grande construction paranoiaque toute faite d'allusions, de mysticisme, d'alliage entre le réel et le n'importe quoi ne me convainc pas vraiment.
Bref, une impression un peu gâchée, et beaucoup de frustration à la lecture. Cela ne serait pas l'oeuvre mythique qu'est GR si c'était plus compact, moins littéralement dingue, si l'histoire et les persos étaient plus soignés au lieu d'être schématisés, mais ce serait un bien meilleur roman. Après j'avoue que le fait de le lire en tant que "non-native", quand tu es face à des phrases volontairement opaques, ça n'aide pas à faire passer la pilule.
Je relirai Crying of Lot 49 un de ces jours, j'avais beaucoup aimé et admiré à l'époque. Sans parler d'Infinite Jest, où les personnages sont très humains, l'humour bien meilleur... De gustibus.
Tu as lu Mason & Dixon ? Avant de tomber par hasard sur une copie de GR, c'est celui que je convoitais. La base historique (la ligne de démarcation Nord-Sud entre les immenses propriétés coloniales quelques années avant la guerre, l'Afrique du Sud) a l'air fascinante mais je suis assez convaincu que Pynchon a dû plaquer ce qu'il fait dans GR là-dessus.
Le 08 mai 2020 à 14:53:07 Everlasting a écrit :
Pour GR j'ai trouvé qu'au final, la meilleure partie est la première, donc au moment d'introduire les concepts et les objectifs scientifico-loufoques des agences spécialisées. Mexico, Pirate, Jessica, Slothtrope pouvaient faire de bons persos, bon tout comme Katje, Enzian, Tchitcherine, Weissman, mais qu'est-ce qu'il en fait en fin de compte ? Rien, il les désagrège comme tu dis, et je trouve qu'il finit par désagréger le reste avec. J'ai adoré Infinite Jest et d'autres romans qui érigent la digression en principe, mais une digression ça peut être brillant et éclairant, ou stupide, et Pynchon cultive plus le stupide auquel il ajoute encore une gallerie de mauvais goût. Et sa grande construction paranoiaque toute faite d'allusions, de mysticisme, d'alliage entre le réel et le n'importe quoi ne me convainc pas vraiment.Bref, une impression un peu gâchée, et beaucoup de frustration à la lecture. Cela ne serait pas l'oeuvre mythique qu'est GR si c'était plus compact, moins littéralement dingue, si l'histoire et les persos étaient plus soignés au lieu d'être schématisés, mais ce serait un bien meilleur roman. Après j'avoue que le fait de le lire en tant que "non-native", quand tu es face à des phrases volontairement opaques, ça n'aide pas à faire passer la pilule.
Je relirai Crying of Lot 49 un de ces jours, j'avais beaucoup aimé et admiré à l'époque. Sans parler d'Infinite Jest, où les personnages sont très humains, l'humour bien meilleur... De gustibus.
Tu as lu Mason & Dixon ? Avant de tomber par hasard sur une copie de GR, c'est celui que je convoitais. La base historique (la ligne de démarcation Nord-Sud entre les immenses propriétés coloniales quelques années avant la guerre, l'Afrique du Sud) a l'air fascinante mais je suis assez convaincu que Pynchon a dû plaquer ce qu'il fait dans GR là-dessus.
Pas encore non, j'attaquerai Vineland avant je pense. D'autant plus que Mason & Dixon a l'air d'être à lire en V.O.
Sur les personnages de GR, ils n'ont pas vraiment d'idiosyncrasie à proprement parler. Ils agissent en fonction de leur rôle dans l'Histoire (grand h ou petit h). Ils auraient pu être interchangeables, quasiment. Ils sont effectivement plus schématisés qu'autre chose.
Par contre je trouve ça un peu injuste sur la construction paranoïaque, surtout au vu du 5ème proverbe des Paranoïaques, justement : "Paranoids are not paranoid because they're paranoid, but because they keep putting themselves, fucking idiots, deliberately into paranoid situations."
Il se moque de ses personnages en permanence. C'est la narration de l'auteur qui anime les personnages, comme des marionnettes.
Certes, ce qui donne d'ailleurs cette impression de "private show" dans lequel Pynchon se parle un peu à lui-même. Le roman n'en devient pas plus gratifiant.
C'est sans doute injuste, mais il m'a un peu énervé avec ses élucubrations sur la super-structure corporatiste de la mort et tout ce cirque. Évidemment, la critique devient un peu injuste quand l'aboutissement est un déraillement voulu, que le lecteur est volontairement bousculé. Je crois que j'ai arrêté d'être d'humeur à jouer à la moitié environ, quand j'ai compris qu'en fait la triade Enzian-Tchitcherine-Slothrop ne déboucherait sur rien de concret, et du coup Pynchon continue à te taper sur la tête comme un gosse pendant les 400 pages qui restent et tes oreilles commencent à fumer. C'est de bonne guerre.
Le 08 mai 2020 à 15:57:22 Everlasting a écrit :
Certes, ce qui donne d'ailleurs cette impression de "private show" dans lequel Pynchon se parle un peu à lui-même. Le roman n'en devient pas plus gratifiant.C'est sans doute injuste, mais il m'a un peu énervé avec ses élucubrations sur la super-structure corporatiste de la mort et tout ce cirque. Évidemment, la critique devient un peu injuste quand l'aboutissement est un déraillement voulu, que le lecteur est volontairement bousculé. Je crois que j'ai arrêté d'être d'humeur à jouer à la moitié environ, quand j'ai compris qu'en fait la triade Enzian-Tchitcherine-Slothrop ne déboucherait sur rien de concret, et du coup Pynchon continue à te taper sur la tête comme un gosse pendant les 400 pages qui restent et tes oreilles commencent à fumer. C'est de bonne guerre.
Ouais quand tu disais il y a quelques temps que tu étais à la partie Dans la zone je voulais pas être décourageant mais vaut mieux pas tout avaler d'un coup. J'avais fait un blocage pendant quelques jours personnellement.
Enfin bon, apprécie bien le Yourcenar. Une autre idée de la fin.
Honnêtement j'aurais pas pu faire une pause, même si ça m'aurait permis de me rafraîchir l'esprit ça m'aurait tué dans mon élan. Je pense que c'est mieux de l'avaler en 2-3 semaines, d'une traite, bon rêve ou mauvais rêve. Il y a des gens qui le lisent sur des mois voire des années, mais ça deviendrait purement épisodique et là t'es sûr de perdre le fil du labyrinthe.
Moi, pause de trois jours, poésie, quelques nouvelles, puis retour à la chose. Pas à étaler sur un long laps de temps évidemment.
Je lis Zorba, ça a pas l'air terrible finalement.
Les Européens de Henry James.
Je laisse le premier à répondre décider du livre que je vais lire, en indiquant uniquement la première lettre du prénom de l'auteur (c'est idiot mais le hasard via un inconnu, je trouve ça juste) :
1/ H
2/ J
3/ S
4/ J (encore, pas le même)
1/H. Hermann ou Honoré ![]()