Ouais il a cette idée d'éternel retour ou de roue du temps, perso je l'ai sur sur deux ans (avec une grosse pause), entre 2-10 pages par jour, c'était un vrai plaisir, on peut donc aussi le siroter.
Je lis de front El Llano en Llamas (Rulfo) et Zenzele: a letter for my daughter (Maraire). Les premières histoires de meurtre, rudes et abruptes, de Rulfo ne m'avaient pas accroché (avec encore la difficulté de la narration simultanée pour El Hombre) mais je commence à rentrer dedans avec celles qui ont une sensibilité sociale (Es que somos muy pobres etc). Pour Zenzele, je suis un peu déçu qu'il ne s'agisse pas vraiment d'une lettre et qu'elle y fourre tant d'idées, de souvenirs, de considérations politico-historiques, mais le regard de la première génération (celle de la lutte et de l'indépendance) sur la seconde reste un thème intéressant. La fuite des cerveaux et le déracinement notamment.