C'est pas son meilleur, mais il est sympa. C'est un de ses rares bouquins où l'artificialité du système - la nécessité de prendre à contre-pied un aphorisme - gâte parfois la clarté voire même l'acceptabilité du propos.
Il narrative un peu dedans par instants, d'ailleurs comme d'hab avec lui y a des allers retours entre les nouvelles qu'il écrit en même temps, le journal et les aphorismes, il a transformé un des fragments de l'exégèse en conte pour un de ses recueils ou l'inverse je ne sais plus. C'est intéressant à regarder chez lui cette fluidité du message qui casse les barrières génériques.
Mais bon, un bon sottisier ça marche quand on a de l'esprit de finesse, de frivolité, c'est un exercice d'ancien régime. C'est pas que Bloy n'en ait pas au demeurant, son journal montre très bien que quand il veut il peut, mais il n'a jamais eu l'intention d'écrire comme ça, et la pesanteur de son style s'accommode mal avec l'exercice.