Le Paradoxe du menteur, Pierre Bayard.
Essai qui me donne terriblement envie de lire la correspondance de Choderlos de Laclos.
1Q84 : Livre 3, de Haruki Murakami.
James Joyce, Dubliners
Stoe, il y a une édition française de l'autobiographie de Müller ? Je me suis pris un de ses livres et j'aimerais mieux le comprendre. Aussi, penses-tu que lire le manuscrit d'''Hamlet-machine'' me permettrait d'y voir un peu plus clair ?
Ça s'appelle guerre sans bataille - vie sous deux dictatures.
Pas lu le manuscrit je sais pas ce qu'il reproduit. De loin je pensais que son intérêt serait plus philologique donc je l'ai pas pris.
Stoe, je ne connais pratiquement rien de la linguistique structurale, aurais-tu un voire des ouvrages à me conseiller, histoire de mettre le pieds à l'étrier ? On m'a parlait de Ferdinand de Saussure, mais se lit-il encore comme autorité ou plutôt pour l'aspect historique de ses théories ?
Le pied* faut vraiment que j'arrête de taper mes post à la va-vite.
Saussure on le prend essentiellement aujourd'hui pour la pensée de l'arbitraire de la langue et pour la formulation du signe, le reste on a tendance à jeter au profit d'une conception plus générative de la linguistique, et plus cognitive quand on a commencé à abdiquer la possibilité de conceptualiser face aux neuro-mescouilles de tout poil.
J'ai pas lu d'ouvrages de linguistique structurale du coup, c'était déjà dépassé quand j'ai été formé aux conceptions actuelles des sciences du langage.
Après, ta demande concerne bien la linguistique structurale stricto sensu ? Parce que ce qui m'intéresse personnellement c'est plutôt le structuralisme, la postérité de ces idées dans la philosophie et la critique. Et ça n'a finalement pas grand chose à voir. La linguistique structurale c'est plutôt une ancienne modélisation globalement réformée.
À la limite le tout début du taf de Kristeva je connais un peu. Mais même ça ça flirte avec les limites c'est pas de la pure linguistique
Je te remercie pour tes réponses. Oui ma question ne portait que là-dessus, j'ai de nombreux griefs contre le structuralisme mais ça demanderait tout un développement que je n'ai pas le temps de produire aujourd'hui
Et puis je respecte les considérations de tous.
[15:23:30] <Steinholz>
Le 20 décembre 2019 à 20:08:50 PongeFrancis4 a écrit :
Le 20 décembre 2019 à 19:57:43 Durudee a écrit :
Le 20 décembre 2019 à 19:01:44 PongeFrancis4 a écrit :
Le 20 décembre 2019 à 19:00:16 Durudee a écrit :
> Le 19 décembre 2019 à 18:00:43 -Zemmour- a écrit :
>>[17:34:39] <Durudee>
> >Je viens de me procurer les correspondances de Camus et Casarès.
>
> Extrêmement décevantes. On y apprend rien de particulier c'est à 90% du bisou bisou, bref c'est intime et vraiment malaisant.
Je suis sensible à ce genre d'écrits. Voilà la raison pour laquelle ça me plait.
Je comptais la bouquiner aussi, j'espère que tu posteras ton avis sur le souforom
Je vous donnerai mon avis avec plaisir.
C'est sympa de ta part
Après si jamais la correspondance est effectivement trop intime et n'apporte rien si ce n'est du voyeurisme, je n'irai pas la lire, je n'aime pas ce genre de trucs...
Coucou, je poste sous un autre pseudo.
Pour les correspondances de Camus et Casarès, elles sont ennuyantes au possible. Malgré quelques belles lettres échangées, le reste est très niais. De ce que j'ai lu pour le moment. Je pense que la suite reste surement très semblable.
Cette désillusion me rappelle celle de La Métamorphose.
J'ai commencé Etre sans destin, de Kertész, trouvé à tout hasard en librairie d'occaz.
En ce qui concerne ma lecture du Siloé de Gadenne, elle a été plutôt satisfaisante, même si mitigée sur quelques points. Le thème de la maladie y est à la source d'un questionnement métaphysique : c'est l'immobilité qu'elle occasionne qui amène le protagoniste à s'ouvrir à une "vraie vie", laquelle entre en opposition avec son existence préliminaire d'étudiant à la Sorbonne. Comme je l'avais déjà dit, le roman ne s'articule pas autour d'une critique prolongée du savoir universitaire ; il y a bien une critique de l'intellectualité mais selon moi elle se dessine surtout en creux à l'évocation d'un autre rapport à ce qui existe. On suit donc le parcours initiatique du malade, dont la maladie ne concerne pas moins la dimension spirituelle que corporelle ; il est présenté comme un aveugle qui recouvrera la vue pendant son séjour au sanatorium, qui est son bassin de Siloé à lui, essentiellement par la médiation de la nature et de la femme initiatrice-initiée, même si c'est toute une petite galerie de personnages qui participe au processus (par exemple dans le problème de l'intégration du mal et de la mort dans cette nouvelle vision de la réalité). C'est la progression du personnage et l'inscription de celle-ci dans la durée, matérialisée par l'attente ou les saisons, qui constitue le fond du roman, et la résolution de la dialectique qui travaille cette progression est prévisible <spoil>(la femme apparaît d'emblée comme transparente, essentiellement dans sa fonction de médiatrice, d'agent de transformation) . J'ai apprécié la finesse d'écriture, et la facture ultra classique du roman colle simplement à son propos. Je pense que ceux qui ne sont pas forcément familiers du questionnement métaphysique et de la logique chrétienne pourront y être sensibles malgré tout, même si cela pourra provoquer un manque d'adhésion par moments (par exemple dans la conception d'une nature faite de signes à déchiffrer); le ton du roman est suffisamment sympathique pour y aider. Si j'ai aimé traverser le questionnement spirituel du personnage, sans m'ennuyer malgré peut-être quelques "longueurs" (je n'aime pas parler de "longueurs" pour une oeuvre, surtout pour une oeuvre qui expose une transformation intérieure, tant pis), j'y ai trouvé un côté un peu trop didactique, manquant de subtilité, ainsi qu'un lyrisme trop débordant par endroits ; cela gâte un peu les dialogues par exemple, qui sonnent parfois faux à mon goût. Cependant je peux concevoir que les défauts que j'y trouve sont ceux d'un premier roman ; d'après ce que j'ai lu, Gadenne tempère son idéalisme dans les romans suivants ; pour ça je pense que j'en lirai d'autres par ordre chronologique pour voir un peu comment ça évolue.</spoil>
Je relis V.
Mao II, Don Delillo.
[00:27:11] <CharlesMarlow>
Je relis V.

Bel-ami de Maupassant, je le lis pour le lycée mais c'est une très bonne surprise, j'ai carrément accroché ![]()
Le 29 décembre 2019 à 22:07:06 Renelbg a écrit :
Bel-ami de Maupassant, je le lis pour le lycée mais c'est une très bonne surprise, j'ai carrément accroché
Tu devrais te lancer dans Balzac. Le père Goriot notamment. C'est mieux. J'ai été déçu de Maupassant après avoir lu Balzac (pas tout) et Flaubert (une bonne partie).
Malefico, de Donato Carrisi.
J'aime beaucoup Maupassant, il a le coup de pinceau pessimiste et féroce, sans que ce soit lourd. Admirable. D'ailleurs, auriez-vous une biographie de cet auteur à me recommander ?
J'ai celle d'Henri Troyat. Elle est vraiment bien sans pour autant être exhaustive.