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lawesome
lawesome
Niveau 10
24 novembre 2019 à 12:10:21

Jeu blanc de Richard Wagamese

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 24 novembre 2019 à 12:11:23

Le 24 novembre 2019 à 12:09:42 Buissonofceres a écrit :
Que ma joie demeure, de Jean Giono.

Et c'est d'un chiant. :sleep:

Ses romans d'après-guerre sont bien mieux.
Entre temps, il a découvert Faulkner et Le Mythe de Sisyphe.

KirinIchiban
KirinIchiban
Niveau 10
24 novembre 2019 à 12:15:35

Il a fait un truc d'immonde fils de pute impardonnable, il a enclenché la bascule qui a permis au noir de se transformer en thriller psycho. Mais dans un esprit positif je préfère encore le voir avec blood moon comme le dernier mohican plutôt que de le regarder comme l'inséminateur futur des scandinaves. Il était loin d'être si mauvais que ça au début.

Buissonofceres
Buissonofceres
Niveau 8
24 novembre 2019 à 12:30:02

Le 24 novembre 2019 à 12:11:23 CharlesMarlow a écrit :

Le 24 novembre 2019 à 12:09:42 Buissonofceres a écrit :
Que ma joie demeure, de Jean Giono.

Et c'est d'un chiant. :sleep:

Ses romans d'après-guerre sont bien mieux.
Entre temps, il a découvert Faulkner et Le Mythe de Sisyphe.

Je vois, j'avais peur de passer à côté de quelque chose...
Je me ferai Un Roi en Colère prochainement, il a l'air largement mieux.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 24 novembre 2019 à 12:56:47

Le 24 novembre 2019 à 12:30:02 Buissonofceres a écrit :

Le 24 novembre 2019 à 12:11:23 CharlesMarlow a écrit :

Le 24 novembre 2019 à 12:09:42 Buissonofceres a écrit :
Que ma joie demeure, de Jean Giono.

Et c'est d'un chiant. :sleep:

Ses romans d'après-guerre sont bien mieux.
Entre temps, il a découvert Faulkner et Le Mythe de Sisyphe.

Je vois, j'avais peur de passer à côté de quelque chose...
Je me ferai Un Roi en Colère prochainement, il a l'air largement mieux.

Un Roi sans divertissement*. Chef-d’œuvre universel pour moi. Même Le Hussard sur le toit a des moments passionnants (quand il nettoie les cadavres notamment). Et au pire, ça reste un grand roman d'aventure.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 24 novembre 2019 à 13:05:35

Faut savoir que Giono a fait Verdun, mais qu'il est pas resté bloqué dans les tranchées comme certains (je pense à Drieu La Rochelle ou Céline). Donc dans l'entre deux guerres, il était dans la thématique du repeuplement, du retour de la nature.
En 1939, il a été emprisonné pour pacifisme, puis après-guerre, pour collaboration (ce qui s'avérait faux, il a juste publié des textes n'ayant pas grand chose à voir avec le conflit dans une revue de Manosque qui avait effectivement un commité rédactionnel collabo). C'est à partir de là qu'il est parti dans le je vous emmerde tous joyeux, à l'Italienne. Une forme de férocité, de vindicte personnelle sans nommer les coupables, et avec le sourire.
Rien n'y est déprimant, l'individu est seul maître de ses actions, le coupable n'est jamais clairement établi, ce n'est pas la société ou cette maudite génération. Après, il vivait en quasi-ermite dans sa demeure familiale d'une ville de moyenne taille -- Manosque, justement -- avec sa famille.
Il a d'ailleurs renié ses collaborations avec l'autre enfant du Sud beaucoup moins talentueux, un certain Marcel Pagnol. Il goûtait peu la Provence Méridionale. Il vivait à un demi km au dessus du niveau de la mer après tout.
Ses interviews sont très intéressantes. Celle où il parle de Balzac et de Stendhal avec Jean Carrière est truculente.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 24 novembre 2019 à 13:08:56

Le 24 novembre 2019 à 12:15:35 KirinIchiban a écrit :
Il a fait un truc d'immonde fils de pute impardonnable, il a enclenché la bascule qui a permis au noir de se transformer en thriller psycho. Mais dans un esprit positif je préfère encore le voir avec blood moon comme le dernier mohican plutôt que de le regarder comme l'inséminateur futur des scandinaves. Il était loin d'être si mauvais que ça au début.

Jamais vraiment lu. Parcouru. Comme Easton Ellis. Jusqu'à la page qui fait dire "ah mais... mais en fait je m'en branle" ou pire.
Un pote m'avait vendu Less Than Zero comme un chef d’œuvre. Je lui ai piqué un autre bouquin du coup à cet enfoiré.

AsahiSuperDry
AsahiSuperDry
Niveau 9
24 novembre 2019 à 13:22:31

Ouais mais précisément ça n'a à moitié) rien à voir avec les gars que tu cites pour le coup. Ellis c'est de la mauvaise littérature blanche mais ça cherche à marquer dans la partie "artistique" du game si on peut adopter cette binarité de gogole proposée par le cinéma au moins pour schématiser un peu.

Dans cette équivalence, Ellroy c'est de la vraie littérature de genre qui a encore les pieds bien ancrés dans la tradition respectable du genre qui remonte au deuxième XIXe. Le roman noir classique, c'est jamais qu'un dégradé de réalisme qui pousse à fond les curseurs mais qui garde cette préoccupation essentielle d'observer l'homme dans son milieu, et de comprendre pourquoi il agit de telle manière dedans.

Chez Ellroy la ville est encore un sujet à part entière, et y a une forme de déterminisme qui dépasse les singularités des individus de papier et qui fait que du coup le roman arrive à porter un regard sur les êtres et le monde. C'est ça la littérature. On a pas encore basculé dans ce à quoi se limite le polar aujourd'hui, une mauvaise galerie de monstres pas inspirés où la psyché la plus débilement extravagantes des êtres sert de paradigme absolu pour juger de tout.

Tu lis le début de Blood Moon sur les émeutes de Watts, tu es encore dans de la littérature qui a quelque chose à montrer. Ensuite ça se vautre parce que gneu gneu tueur fou qui s'est fait enculer petit mais tout de même ça existe.

Il a un pied dedans un pied dehors. Ellis y a rien à sauver c'est de la pourriture intégrale.

Message édité le 24 novembre 2019 à 13:22:47 par AsahiSuperDry
E-180
E-180
Niveau 31
24 novembre 2019 à 13:22:47

Le 24 novembre 2019 à 12:56:47 CharlesMarlow a écrit :

Le 24 novembre 2019 à 12:30:02 Buissonofceres a écrit :

Le 24 novembre 2019 à 12:11:23 CharlesMarlow a écrit :

Le 24 novembre 2019 à 12:09:42 Buissonofceres a écrit :
Que ma joie demeure, de Jean Giono.

Et c'est d'un chiant. :sleep:

Ses romans d'après-guerre sont bien mieux.
Entre temps, il a découvert Faulkner et Le Mythe de Sisyphe.

Je vois, j'avais peur de passer à côté de quelque chose...
Je me ferai Un Roi en Colère prochainement, il a l'air largement mieux.

Un Roi sans divertissement*. Chef-d’œuvre universel pour moi. Même Le Hussard sur le toit a des moments passionnants (quand il nettoie les cadavres notamment). Et au pire, ça reste un grand roman d'aventure.

Suite à tes nombreuses recommandations sur le forum je l'ai lu la semaine passée. Ca m'a réconcilié avec Giono dont la période d'avant-guerre me saoulait un peu justement. T'arriverais à me dire en quelques mots ce qui te plait dans le roman? Je te demande pas de justifier, c'est plutôt de l'intérêt/curiosité.

Message édité le 24 novembre 2019 à 13:22:59 par E-180
Buissonofceres
Buissonofceres
Niveau 8
24 novembre 2019 à 13:26:21

Excuse-moi pour l'erreur, ma fatigue me joue des tours. :sleep:

Merci énormément pour ces informations, je vois son engouement candide envers la nature d'une autre manière, du coup, même si je le trouve toujours assez vide.
Ses écrits d'après-guerre sont largement plus susceptibles de m'intéresser. :p)

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 24 novembre 2019 à 13:45:54

Le 24 novembre 2019 à 13:22:31 AsahiSuperDry a écrit :
Ouais mais précisément ça n'a à moitié) rien à voir avec les gars que tu cites pour le coup. Ellis c'est de la mauvaise littérature blanche mais ça cherche à marquer dans la partie "artistique" du game si on peut adopter cette binarité de gogole proposée par le cinéma au moins pour schématiser un peu.

Dans cette équivalence, Ellroy c'est de la vraie littérature de genre qui a encore les pieds bien ancrés dans la tradition respectable du genre qui remonte au deuxième XIXe. Le roman noir classique, c'est jamais qu'un dégradé de réalisme qui pousse à fond les curseurs mais qui garde cette préoccupation essentielle d'observer l'homme dans son milieu, et de comprendre pourquoi il agit de telle manière dedans.

Chez Ellroy la ville est encore un sujet à part entière, et y a une forme de déterminisme qui dépasse les singularités des individus de papier et qui fait que du coup le roman arrive à porter un regard sur les êtres et le monde. C'est ça la littérature. On a pas encore basculé dans ce à quoi se limite le polar aujourd'hui, une mauvaise galerie de monstres pas inspirés où la psyché la plus débilement extravagantes des êtres sert de paradigme absolu pour juger de tout.

Tu lis le début de Blood Moon sur les émeutes de Watts, tu es encore dans de la littérature qui a quelque chose à montrer. Ensuite ça se vautre parce que gneu gneu tueur fou qui s'est fait enculer petit mais tout de même ça existe.

Il a un pied dedans un pied dehors. Ellis y a rien à sauver c'est de la pourriture intégrale.

Oui ça n’a rien à voir mais j’avais tenté les deux à la même période il y a une dizaine d’années, c’est pour ça.
Mon pote était justement fan de tous les contempos américains, c’est quand j’ai compris qu’il vouait un culte à American Psycho que j’ai laissé tomber.

De toutes façons j’aime pas tant le Roman Noir ou le Polar. J’avais justement bien aimé Un Privé à Babylone que mon libraire m’avait recommandé pour quelqu’un qui aime le modernisme sans aimer le Roman Noir / Polar.
Même au cinéma j’y ai mes limites (On va dire que ça commence et s’arrête à Laura de Preminger)

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 24 novembre 2019 à 13:50:13

Le 24 novembre 2019 à 13:22:47 E-180 a écrit :

Le 24 novembre 2019 à 12:56:47 CharlesMarlow a écrit :

Le 24 novembre 2019 à 12:30:02 Buissonofceres a écrit :

Le 24 novembre 2019 à 12:11:23 CharlesMarlow a écrit :

Le 24 novembre 2019 à 12:09:42 Buissonofceres a écrit :
Que ma joie demeure, de Jean Giono.

Et c'est d'un chiant. :sleep:

Ses romans d'après-guerre sont bien mieux.
Entre temps, il a découvert Faulkner et Le Mythe de Sisyphe.

Je vois, j'avais peur de passer à côté de quelque chose...
Je me ferai Un Roi en Colère prochainement, il a l'air largement mieux.

Un Roi sans divertissement*. Chef-d’œuvre universel pour moi. Même Le Hussard sur le toit a des moments passionnants (quand il nettoie les cadavres notamment). Et au pire, ça reste un grand roman d'aventure.

Suite à tes nombreuses recommandations sur le forum je l'ai lu la semaine passée. Ca m'a réconcilié avec Giono dont la période d'avant-guerre me saoulait un peu justement. T'arriverais à me dire en quelques mots ce qui te plait dans le roman? Je te demande pas de justifier, c'est plutôt de l'intérêt/curiosité.

Je suis fasciné par la mort en littérature. Et quand elle rôde en permanence, je nage dans le sublime (Shakespeare, Kadare, Hearts of Darkness, Mémoires d’Hadrien — pour celui-ci je vais essayer de ne pas trop attirer l’attention). C’est ce qui me fait sentir le plus vivant, le plus intelligent (même si ce n’est que flatterie du vivant).
Et puis faire rentrer le stream of consciousness dans un paysage qui m’est familier, c’est un bonus non négligeable (j’ai grandi en Haute-Savoie, à 800m d’altitude), niveau appréciation personnelle.

Message édité le 24 novembre 2019 à 13:52:52 par Pseudo supprimé
AsahiSuperDry
AsahiSuperDry
Niveau 9
24 novembre 2019 à 14:16:18

Le noir c'est la seule littérature de genre que je respecte, à peu près.

Banjdetec
Banjdetec
Niveau 10
24 novembre 2019 à 16:58:03

Nouvelles de Salinger. Édition début 60, un des précédents propriétaires s'est amusé à coller diverses illustrations à l'intérieur, en lien avec les histoires. Pop art. Les nouvelles n'ont rien de réjouissant, c'est même déprimant à lire un dimanche après midi au paddock alors que la luminosité ne cesse de décroître.
Bon, ça se lit très bien mais pas vraiment la tête à ça, ni à quoi que ce soit d'ailleurs.

M_Rollin
M_Rollin
Niveau 23
24 novembre 2019 à 16:58:10

L'Echelle de Darwin, de Greg Bear.

Banjdetec
Banjdetec
Niveau 10
24 novembre 2019 à 17:09:06

Bon allez, j'attaque un petit Chandler pour me remettre d'aplomb :cool:

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 24 novembre 2019 à 18:47:13

Des avis de lecteurs sur "Mardi" et "Billy Budd, marin" de Herman Melville ? J'ai déjà lu "Bartleby le scribe" et "Moby Dick" m'attend dans ma bibliothèque.

Pilou_CS
Pilou_CS
Niveau 54
25 novembre 2019 à 11:56:53

Le rouge et le noir. Je sors des frères karamazov et gagner la guerre.

Pas mal de pain sur la planche.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 25 novembre 2019 à 17:59:11

Encore du Chessex, quel style putain.

_Raskolnikov
_Raskolnikov
Niveau 10
25 novembre 2019 à 20:59:48

Le 24 novembre 2019 à 13:05:35 CharlesMarlow a écrit :
Faut savoir que Giono a fait Verdun, mais qu'il est pas resté bloqué dans les tranchées comme certains (je pense à Drieu La Rochelle ou Céline). Donc dans l'entre deux guerres, il était dans la thématique du repeuplement, du retour de la nature.
En 1939, il a été emprisonné pour pacifisme, puis après-guerre, pour collaboration (ce qui s'avérait faux, il a juste publié des textes n'ayant pas grand chose à voir avec le conflit dans une revue de Manosque qui avait effectivement un commité rédactionnel collabo). C'est à partir de là qu'il est parti dans le je vous emmerde tous joyeux, à l'Italienne. Une forme de férocité, de vindicte personnelle sans nommer les coupables, et avec le sourire.
Rien n'y est déprimant, l'individu est seul maître de ses actions, le coupable n'est jamais clairement établi, ce n'est pas la société ou cette maudite génération. Après, il vivait en quasi-ermite dans sa demeure familiale d'une ville de moyenne taille -- Manosque, justement -- avec sa famille.
Il a d'ailleurs renié ses collaborations avec l'autre enfant du Sud beaucoup moins talentueux, un certain Marcel Pagnol. Il goûtait peu la Provence Méridionale. Il vivait à un demi km au dessus du niveau de la mer après tout.
Ses interviews sont très intéressantes. Celle où il parle de Balzac et de Stendhal avec Jean Carrière est truculente.

Est-ce que tu conseillerais ses nouvelles ?
Et j'ai cru comprendre que tu le reliais au courant de conscience, j'ai bien lu ? Je ne l'avais jamais inséré dans cette catégorie là, ou alors j'ai mal compris ce qu'était le courant de conscience :hap:

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