Dans un style différent mais moderne (post-moderne), il y a Six personnages en quête d’auteur de Luigi Pirandello. Ca peut sembler un peu confus mais c’est brillant.
C'est noté. ![]()
La Folie Almayer c'est très bien, mais pareil si t'as déjà tapé dans Conrad t'as à peu près tout vu avant.
Sinon j'aime bien Pirandello mais je trouve que Anouilh a vraiment amélioré sa formule. Pas tant dans La Grotte qui est sa plus pirandellienne, il en rit même en intro via le personnage de l'auteur, et une pièce en partie ratée malgré la grande affection que j'ai pour elle, mais dans ses pièces baroques en général.
Le 24 août 2019 à 08:05:42 Aurevilly a écrit :
La Folie Almayer c'est très bien, mais pareil si t'as déjà tapé dans Conrad t'as à peu près tout vu avant.Sinon j'aime bien Pirandello mais je trouve que Anouilh a vraiment amélioré sa formule. Pas tant dans La Grotte qui est sa plus pirandellienne, il en rit même en intro via le personnage de l'auteur, et une pièce en partie ratée malgré la grande affection que j'ai pour elle, mais dans ses pièces baroques en général.
Faudra que j’en lise plus de Anouilh. J’ai lu que Antigone et Le Voyageur sans Bagage.
C’est prodigieux aussi.
Sinon pareil pour Brecht. J’ai lu que Mère courage et ses enfants (je suis fasciné par la guerre de Trente Ans). Il faut lire quoi après ?
Je sais pas, je déteste Brecht et je l'ai peu lu.
Go Heiner Müller, ça tabasse salement dans le même genre que Bertold mais en beaucoup plus hardcore et déstructuré. Sa réécriture du Titus de Shakespeare par exemple.
Le 24 août 2019 à 08:43:56 Aurevilly a écrit :
Je sais pas, je déteste Brecht et je l'ai peu lu.Go Heiner Müller, ça tabasse salement dans le même genre que Bertold mais en beaucoup plus hardcore et déstructuré. Sa réécriture du Titus de Shakespeare par exemple.
Je connaissais pas. Rester en DDR, bon choix de carrière. Je vais essayer d’en choper.
Brecht je l'avais un peu approché il y a quelques années quand je faisais du théâtre en anglais, avec l'opéra de quat'sou que j'ai vu d'ailleurs à la comédie française il y a sept ou huit ans.
A l'occase de l'agreg cette année il a fallu s'y remettre, on avait Ui au programme et j'ai lu quelques autres pièces autour, notamment celles qui évoquent les nazis et Sainte Jeanne des abattoirs pour l'ambiance chicago.
C'est vraiment de la merde ce qu'il fait. J'ai toujours eu du mal à saisir le caractère pleinement révolutionnaire d'un théâtre qui postule de l'entrave constante faite à l'illusion dans la mesure où cette illusion ne m'a jamais paru possible, j'ai jamais vu le théâtre même enfant autrement que comme joué, représenté, déjà distancié. On me répondra "gneu gneu les théoriciens classiques et la vraisemblance" mais la France a toujours chié dans la colle à mort pour l'écriture du théâtre et de sa théorisation débile. Nos meilleurs dramaturges sont des poètes déguisés - Corneille et Racine -, s'inspirent massivement des étrangers - Anouilh -, font du Shakespeare en délavé - Hugo - ou se branlent pendant trente ans sur la moralité de la dramaturgie sans parvenir à chier une ligne correcte. Cette parenthèse mise à part, le baroque et plus généralement la manière dont les théâtres espagnol ou italien ont récupéré la métaphore du theatrum mundi montre bien qu'on a conscience depuis toujours des divers niveaux d'existence face à la scène. Même les épilogues de tragédies grecques ont la même fonction.
Bref Brecht ça reste pour moi clairement un connard qui a jamais pu pondre autre chose que des panneaux en carton avec écrit dessus "méchants capitalistes". On se touche comme des malades sur lui alors que même chez nous et sans reciter Anouilh on avait des Claudel, des Genet, des Camus, des Sartre même qui pourtant se bouffe les mêmes dos d'âne que l'allemand, qui foutaient les mains à plein dans le théâtre de la modernité. Bref là j'ai pas le temps de gloser tout ça mais qu'il nique sa race.
Le 24 août 2019 à 10:25:42 Aurevilly a écrit :
Brecht je l'avais un peu approché il y a quelques années quand je faisais du théâtre en anglais, avec l'opéra de quat'sou que j'ai vu d'ailleurs à la comédie française il y a sept ou huit ans.A l'occase de l'agreg cette année il a fallu s'y remettre, on avait Ui au programme et j'ai lu quelques autres pièces autour, notamment celles qui évoquent les nazis et Sainte Jeanne des abattoirs pour l'ambiance chicago.
C'est vraiment de la merde ce qu'il fait. J'ai toujours eu du mal à saisir le caractère pleinement révolutionnaire d'un théâtre qui postule de l'entrave constante faite à l'illusion dans la mesure où cette illusion ne m'a jamais paru possible, j'ai jamais vu le théâtre même enfant autrement que comme joué, représenté, déjà distancié. On me répondra "gneu gneu les théoriciens classiques et la vraisemblance" mais la France a toujours chié dans la colle à mort pour l'écriture du théâtre et de sa théorisation débile. Nos meilleurs dramaturges sont des poètes déguisés - Corneille et Racine -, s'inspirent massivement des étrangers - Anouilh -, font du Shakespeare en délavé - Hugo - ou se branlent pendant trente ans sur la moralité de la dramaturgie sans parvenir à chier une ligne correcte. Cette parenthèse mise à part, le baroque et plus généralement la manière dont les théâtres espagnol ou italien ont récupéré la métaphore du theatrum mundi montre bien qu'on a conscience depuis toujours des divers niveaux d'existence face à la scène. Même les épilogues de tragédies grecques ont la même fonction.
Bref Brecht ça reste pour moi clairement un connard qui a jamais pu pondre autre chose que des panneaux en carton avec écrit dessus "méchants capitalistes". On se touche comme des malades sur lui alors que même chez nous et sans reciter Anouilh on avait des Claudel, des Genet, des Camus, des Sartre même qui pourtant se bouffe les mêmes dos d'âne que l'allemand, qui foutaient les mains à plein dans le théâtre de la modernité. Bref là j'ai pas le temps de gloser tout ça mais qu'il nique sa race.
Haha cette rage.
En pièce de style Classique que j’ai trouvé extraordinaire par contre, et Française, et pas sortie forcément au bon moment, c’est La Reine Morte de Montherlant.
Je suis en train de lire certains livres LitRPG (en anglais), surtout The Dark Herbalist (L'herbaliste sombre) de Michael Atamanov. C'est super ! Apparemment, la version française est déjà en train d'être traduite: le premier livre LitRPG en Français !
Mais est-ce qu'il est vraiment le premier ? Est-ce qu-il y a d'autres ouvrages LitRPG en français, SVP ?
Salut les kheys.
Ma femme, qui n'aime pas lire, cherche à s'y mettre. Elle voudrait une histoire d'amour contemporaine. Vous avez quoi en oeuvre accessible ? C'est pour lui donner le goût de la lecture.
Merci !
Le Code Jefferson, de Steve Berry.
Le 24 août 2019 à 17:27:38 VenomZero a écrit :
Salut les kheys.Ma femme, qui n'aime pas lire, cherche à s'y mettre. Elle voudrait une histoire d'amour contemporaine. Vous avez quoi en oeuvre accessible ? C'est pour lui donner le goût de la lecture.
Merci !
L’amour au temps du choléra de Garcia Marquez
Histoire d’un amour de Nimier
Pays de neige de Kawabata
Et les gentillesses de Haruki Murakami.
Merci dude mais t'as pas quelque chose de plus accessible ? Je la vois pas se plonger dans ça au début...
Le 24 août 2019 à 18:11:51 VenomZero a écrit :
Merci dude mais t'as pas quelque chose de plus accessible ? Je la vois pas se plonger dans ça au début...
J’suis pas ton dude, pal.
Sinon, sans mépris, peut-être taper dans du Musso. Ça parle de ce genre d’affaires. Fautes de goût mais pas trop de grammaire (contrairement à Lévy)
Le 24 août 2019 à 18:11:51 VenomZero a écrit :
Merci dude mais t'as pas quelque chose de plus accessible ? Je la vois pas se plonger dans ça au début...
La lettre écarlate de Hawthorne
Lolita de Nabokov
Dans l'abîme du temps (roman qui comprend l'histoire éponyme, la maison de la sorcière, l'appel de cthulhu et les montagnes hallucinées) de H.P. Lovecraft terminer et toujours autant tripant à lire, enfin c'est mon point de vue.
Je me suis attaqué à Mr Mercedes de Stephen King.
Je dois dire que je suis littéralement à fond dans l'histoire pour le moment
García Márquez, Kawabata et Nabokov sont tous trois très masculins / machos, pas sûr que ça plaise de prime abord (Murakami par contre...).
À ta femme je lui conseille Trouillot (la belle amour humaine), Du Maurier (Rebecca), Austen (tous), Lahiri, Erdrich, Esquivel, Kundera. Au lieu de Musso j'aurais au moins dit Gavalda, ou Auel.
Va pour García Márquez quand même évidemment.
Bloc 11 de Piero Degli Antoni ![]()
Trois détenues qui se sont évadés d'Auschwitz, le commandant du camp décide de choisir 10 détenues qui doivent choisir qui sera fusillé le lendemain matin ![]()
Le 25 août 2019 à 17:33:47 Everlasting a écrit :
García Márquez, Kawabata et Nabokov sont tous trois très masculins / machos, pas sûr que ça plaise de prime abord (Murakami par contre...).À ta femme je lui conseille Trouillot (la belle amour humaine), Du Maurier (Rebecca), Austen (tous), Lahiri, Erdrich, Esquivel, Kundera. Au lieu de Musso j'aurais au moins dit Gavalda, ou Auel.
Va pour García Márquez quand même évidemment.
Faut juste pas se tromper de Murakami.
salut! Je lire actuellement le tome 1 des Misérables, c'est un magnifique livre et Jean Valjean a une histoire écrite d'une main de maître
Je lis également La saga du sorceleur mais j'ai mis en pause en attendant que le tome 6 sorte, je lirai les 5 et 6 alors
Et j'ai hâte de commencer le Trône de fer et Le seigneur des anneaux, qui seront mes 2 prochaines lectures !
Have a good night