[15:43:36] <CharlesMarlow>
J’avais lu Éloge de l’oisiveté et commencé Siddharta.Je vais commencer Der Steppenwolf là du coup. Pas trop long apparemment.
Après avoir fini Si par une nuit d’hiver un voyageur.
Et ben, ça s'est passé plus vite que prévu
tu le lis en allemand ?
Ce titre de Calvino m'a toujours interpellé, le retournement final est assez intrigant apparement ? - si je confonds pas - j'avais lu le baron perché qui m'avait peu marqué à l'époque. Tout était cousu de fil blanc je trouve ![]()
J'ai l'impression que vous lisez peu d'auteurs francophones sur ce topic 
Tu déconnes ? Je finis la chartreuse de Parme et je suis un fan absolu de Flaubert. J'ai la totalité de son œuvre en Pléiade et je mets l'éducation sentimentale sur la plus haute marche de la littérature. Sinon Balzac, Chateaubriand , Dieu La Rochelle, Bloy, Barrès, Maupassant et autres. 70% de mes lectures sont françaises. Mais pratiquement jamais du XXI ème que je connais si peu ![]()
Le 30 juillet 2019 à 20:53:38 E-Hopper a écrit :
Tu déconnes ? Je finis la chartreuse de Parme et je suis un fan absolu de Flaubert. J'ai la totalité de son œuvre en Pléiade et je mets l'éducation sentimentale sur la plus haute marche de la littérature. Sinon Balzac, Chateaubriand , Dieu La Rochelle, Bloy, Barrès, Maupassant et autres. 70% de mes lectures sont françaises. Mais pratiquement jamais du XXI ème que je connais si peu
Je ne t'ai pas visé TOI et ton nombril, mais à la loupe c'est ce qui ressort. En roman du XXIe tu peux t'intéresser à Kundera (même si ses derniers livres sont un peu moins bons, ils le restent encore !) et bien sûr Les Bienveillantes de Littell ; ainsi que les bouquins de Chamoiseau (littérature créole) 
Edit : ça vient d'où cette adoration du forum pour L'Éducation sentimentale ? Bovary la surclasse sur tous les aspects. 
De Kundera je n'ai lu que L'Insoutenable légèreté de l'être que j'avais moyennement apprécié. Beaucoup de longueurs dans la narration et j'ai détesté cette manie d'avancer des réflexions philosophiques au récit et en parallèle à la trame principale, c'est grossier et bien trop débordant pour vraiment entrer dans sa pensée.
J'ai dans ma bibliothèque le Livre du rire et de l'oublie, Risibles Amours et La plaisanterie. Ça te parle ? ![]()
Littell je connais pas du tout.
Pour moi - je précise que je n'ai pas fait d'études littéraires et que j'en suis très loin. Que je ne lis que par passion pour la langue et que la littérature provoque en moi un cataclysme d'émotions sans nul autre pareil - mais qu'à côté de ça j'aime beaucoup la philosophie et essais/pamphlet. Et bien dans l'ES, tout y est. Tout. Pour moi c'est le chef d'oeuvre accompli, Le roman. L'émotion totale et reliée. Le livre qui me rassure et m'angoisse, me bouleverse et m'emporte, m'intimide et me réjouit. La quintessence même, de ce qui se fait de plus puissant.
Ca vient du fait que Bovary c'est de la merde à part les comices, et encore, alors que l'Education c'est le roman français le plus travaillé au niveau de la composition. C'est pourtant simple.
Quand vous parlez de l'éducation sentimentale vous parlez de quelle version? en pléiade ils n'ont que la version de 1845 et c'est assez chiant, j'ai peur qu'elle soit de moins bonne qualité que la version définitive, ou alors les changements sont mineurs.
C'est dans le pléiade des premiers écrits qu'il y a la version de 1845, la vraie éducation sentimentale est dans les Oeuvres.
Les deux romans n'ont presque aucun rapport au demeurant, ni au niveau des personnages, ni au niveau de l'intrigue, et encore combien moins aux niveaux de la composition et du style.
Dans le tome 2 tu as les fragments de la première version de l'ES. Moi je ne parle que de la version de 1869 (tome 2 aussi)
Je ne comprend pas pourquoi ils l'appellent oeuvres complètes dans ce cas
Ça m'a bien foutu la rage.
Je sais pas de quand date ton bouquin mais dans l'édition courante il y a écrit dessus "Oeuvres de jeunesse" en gros et en plus petit "oeuvres complètes, I", c'est impossible normalement de pas comprendre à quoi on a affaire et que c'est en plusieurs tomes.
J'ai les oeuvres de jeunesses + le coffret des deux autres tomes, donc j'ai bien les oeuvres complètes.
Le 30 juillet 2019 à 22:26:02 YourHostGuru a écrit :
Bah apprends à consulter un sommaire alors.Je vais pas te dire que l'éducation sentimentale de 69 existe pas en pléiade pour te faire plaisir si t'es trop stupide pour lire une liste de titres.
Tu es bizarre toi. Je ne t'ai rien reproché, j'ai posé une question tu m'as répondu et je t'en remercie, j'ai ralé un peu contre la gallimard et ça s'arrête la.
Les bouteneux qui prennent la mouche sur internet ça me fait toujours rire. Je ne vois pas ce que ça t'apportes de jouer l'abruti ici.
bref ne te déranges pas a répondre, on a pas besoin de polluer le topic pour des idioties.
Le 30 juillet 2019 à 21:16:50 E-Hopper a écrit :
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J'ai dans ma bibliothèque le Livre du rire et de l'oublie, Risibles Amours et La plaisanterie. Ça te parle ?
Littell je connais pas du tout.Pour moi - je précise que je n'ai pas fait d'études littéraires et que j'en suis très loin. Que je ne lis que par passion pour la langue et que la littérature provoque en moi un cataclysme d'émotions sans nul autre pareil - mais qu'à côté de ça j'aime beaucoup la philosophie et essais/pamphlet. Et bien dans l'ES, tout y est. Tout. Pour moi c'est le chef d'oeuvre accompli, Le roman. L'émotion totale et reliée. Le livre qui me rassure et m'angoisse, me bouleverse et m'emporte, m'intimide et me réjouit. La quintessence même, de ce qui se fait de plus puissant.
Oui j'ai lu tout Kundera, son meilleur reste La Valse aux adieux, très bon rythme et l'humour y est très fin, très subtile. Littell faut lire, c'est un grand de la littérature contemporaine et nous avons beaucoup de chance que ce dernier ait choisit notre langue pour écrire (il est franco-américain).
Concernant ton tumulte lié à la lecture de l'ES, je respecte tout à fait la chose. Personnellement une lecture au mieux me fait réfléchir, au pire me révolte. Rien d'autre. C'est peut-être dû à mon éducation scientifique, mais j'ai du mal à m'émouvoir à ce point en lisant 
Edit : ne vous chamaillez pas pour si peu les deux autres.
[23:11:25] <Limite80kmh>
Le 30 juillet 2019 à 21:16:50 E-Hopper a écrit :
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J'ai dans ma bibliothèque le Livre du rire et de l'oublie, Risibles Amours et La plaisanterie. Ça te parle ?
Littell je connais pas du tout.Pour moi - je précise que je n'ai pas fait d'études littéraires et que j'en suis très loin. Que je ne lis que par passion pour la langue et que la littérature provoque en moi un cataclysme d'émotions sans nul autre pareil - mais qu'à côté de ça j'aime beaucoup la philosophie et essais/pamphlet. Et bien dans l'ES, tout y est. Tout. Pour moi c'est le chef d'oeuvre accompli, Le roman. L'émotion totale et reliée. Le livre qui me rassure et m'angoisse, me bouleverse et m'emporte, m'intimide et me réjouit. La quintessence même, de ce qui se fait de plus puissant.
Oui j'ai lu tout Kundera, son meilleur reste La Valse aux adieux, très bon rythme et l'humour y est très fin, très subtile. Littell faut lire, c'est un grand de la littérature contemporaine et nous avons beaucoup de chance que ce dernier ait choisit notre langue pour écrire (il est franco-américain).
Concernant ton tumulte lié à la lecture de l'ES, je respecte tout à fait la chose. Personnellement une lecture au mieux me fait réfléchir, au pire me révolte. Rien d'autre. C'est peut-être dû à mon éducation scientifique, mais j'ai du mal à m'émouvoir à ce point en lisant
Edit : ne vous chamaillez pas pour si peu les deux autres.
Tu as aimé L'Insoutenable légèreté de l'être ? Qu'a-t-il de grand ? - à part le titre -
je comprends pas ce que Finkielkraut lui trouve, il est sans cesse en train de le citer ![]()
Pour l'ES, la révolte te fait réfléchir. À ma première lecture j'étais révolté de l'attitude de Frédéric avec ses actes manqués, sa nonchalance, sa désinvolture, la naïveté de ses propos, la candeur de ses actes. Tout m'offusquait et j'en tirai une conclusion d'un roman de "désapprentissage" - un peu comme pour Illusions perdues -.
Puis pendant mes autres lectures j'ai goûté à d'autres saveurs, j'ai réévalué ma critique ; tu sens alors que Frédéric apprend à désapprendre pour finalement éviter de se méprendre
c'est d'une puissance sans faille, une composition faite aux petits oignons, une émotion inégalée.
J'en profite pour demander au kheys littéraires, quel livre pourrait m'aider à décortiquer un texte, avec des procédés littéraires - autres que figures de style que j'ai déjà -, des analyses syntaxiques etc.. bref un bon complément afin de pouvoir discuter, avec les termes adéquats, de littérature
merci
Le 31 juillet 2019 à 08:43:39 E-Hopper a écrit :
[23:11:25] <Limite80kmh>
Le 30 juillet 2019 à 21:16:50 E-Hopper a écrit :
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J'ai dans ma bibliothèque le Livre du rire et de l'oublie, Risibles Amours et La plaisanterie. Ça te parle ?
Littell je connais pas du tout.Pour moi - je précise que je n'ai pas fait d'études littéraires et que j'en suis très loin. Que je ne lis que par passion pour la langue et que la littérature provoque en moi un cataclysme d'émotions sans nul autre pareil - mais qu'à côté de ça j'aime beaucoup la philosophie et essais/pamphlet. Et bien dans l'ES, tout y est. Tout. Pour moi c'est le chef d'oeuvre accompli, Le roman. L'émotion totale et reliée. Le livre qui me rassure et m'angoisse, me bouleverse et m'emporte, m'intimide et me réjouit. La quintessence même, de ce qui se fait de plus puissant.
Oui j'ai lu tout Kundera, son meilleur reste La Valse aux adieux, très bon rythme et l'humour y est très fin, très subtile. Littell faut lire, c'est un grand de la littérature contemporaine et nous avons beaucoup de chance que ce dernier ait choisit notre langue pour écrire (il est franco-américain).
Concernant ton tumulte lié à la lecture de l'ES, je respecte tout à fait la chose. Personnellement une lecture au mieux me fait réfléchir, au pire me révolte. Rien d'autre. C'est peut-être dû à mon éducation scientifique, mais j'ai du mal à m'émouvoir à ce point en lisant
Edit : ne vous chamaillez pas pour si peu les deux autres.
Tu as aimé L'Insoutenable légèreté de l'être ? Qu'a-t-il de grand ? - à part le titre -
je comprends pas ce que Finkielkraut lui trouve, il est sans cesse en train de le citer
Pour l'ES, la révolte te fait réfléchir. À ma première lecture j'étais révolté de l'attitude de Frédéric avec ses actes manqués, sa nonchalance, sa désinvolture, la naïveté de ses propos, la candeur de ses actes. Tout m'offusquait et j'en tirai une conclusion d'un roman de "désapprentissage" - un peu comme pour Illusions perdues -.
Puis pendant mes autres lectures j'ai goûté à d'autres saveurs, j'ai réévalué ma critique ; tu sens alors que Frédéric apprend à désapprendre pour finalement éviter de se méprendrec'est d'une puissance sans faille, une composition faite aux petits oignons, une émotion inégalée.
J'en profite pour demander au kheys littéraires, quel livre pourrait m'aider à décortiquer un texte, avec des procédés littéraires - autres que figures de style que j'ai déjà -, des analyses syntaxiques etc.. bref un bon complément afin de pouvoir discuter, avec les termes adéquats, de littérature
merci
J'apprécie surtout Kundera pour ses essais notamment sur la musique (de base Kundera est pianiste) de Janacek et Stravinsky. Pour sa critique constructive des sorbonnards qui érigent Barthes en héros national et analysent Kafka sur une table opératoire (ils les appellent les Kafkologues). La liste serait encore longue - trop - longue. Mais je te conseille ses essais qui ont tous étaient écrits en français.
Je ne sais pas pourquoi tout le monde lit L'Insoutenable légèreté de l'être, ce n'est vraiment pas son meilleur. Peut-être à cause du joli titre, ou de l'adaptation en film. Je ne sais vraiment pas.
Au risque de me répéter, je considère vraiment tes ressentis en matière de littérature. Mais j'ai du mal à m'émouvoir simplement en lisant. Je préfère de loin les stimulations intellectuelles que j'éprouve en lisant Le Hasard et la nécessité par exemple. 
Là encore je trouve l'Education beaucoup plus propice à stimuler que Madame Bovary, forcé de faire des concessions assez importantes au romanesque même dans le but de le parodier. La fin est tellement éclatée que Zola aurait pu la faire avec à peine plus de premier degré.
L'Education il n'y a rien. C'est une boucle stérile qui s'enferme dans l'inutilité, avec cet effet de construction géniale où le roman malgré son temps long se finit sur une anecdote se déroulant à peu près six mois avant le début du livre, et où toutes les aventures ont été savamment neutralisées les unes après les autres pour que justement jamais le propos du livre ne soit, ne puisse être, l'initiation de frédéric. Et c'est là que la littérature questionne et se met à opérer. Il n'y a pas d'émotion parce que le personnage n'a rien le droit de faire, mais par contre il polarise au centre et il voit tout, et en voyant on réfléchit à tout, à la naissance d'une industrie de l'art, aux modes picturales, aux espoirs déçus de la bourgeoisie qui s'est scindée en deux entre les deux révolutions, à l'apparition progressive des banquiers comme nouveaux maîtres de la société, à la manière dont toute la rhétorique et l'idéologie révolutionnaire se construit comme une véritable foi - Sénécal en ça est un excellent personnage -, à la chute des idéaux en autoritarisme. Ca parle de tout. Alors Emma et son arsenic bordel. Ok la mort de Charles c'est marrant, mais on se met quoi sous la dent à part ça.
Même au niveau de l'ironie c'est beaucoup plus abouti et subtil, et pour le coup le grinçant c'est une stimulation anti-émotionnelle au possible, malgré ce que l'on pourrait penser, à mon avis.
Dans l'étape intellectuelle d'identification de ce qui merde au premier degré dans un discours puis dans l'étape d'élaboration de ce que le sous-texte construit en creux, il se monte toute une mécanique du langage déjà très réflexive où il n'est plus question d'aucune adhésion empathique à ce qui est narré. L'Education est certainement le texte le plus suggestif de Flaubert, Bouvard et Pécuchet étant inachevé, c'est son roman je crois le plus économique où tu peux presque gloser chaque phrase en plusieurs propositions induites aux conséquences importantes et c'est l'un de ceux dans lequel il a le plus coupé quand on s'intéresse à sa génétique.
Bovary c'est faiblard et pompier à côté.
Le pharmacien qui entube tout le monde, ça c'est une vraie fin ! Parce que c'est le banale de la vie réelle qui tranche net avec le bovarysme. Et puis les bourgeois de province n'ont pas tant changés depuis que Flaubertius les a décrits 
Mais absolument tous les romans naturalistes - et la moitié de Balzac en prime - finissent comme ça. C'est naze et chiant. On a eu le salon jaune à la fin de La Fortune ça suffit pas besoin de réécrire éternellement cette intrigue qui en plus est une intrigue de merde.
D'ailleurs y a aussi de ça dans L'Education pour conclure l'histoire de Deslauriers et la partie nogentaise de la vie de Frédo. Et c'est loin d'être le plus subtil, genre l'histoire du père Roque qui tue le prisonnier c'est de la grosse satire.