Le 30 juillet 2019 à 12:19:18 E-180 a écrit :
Le 30 juillet 2019 à 10:01:57 CouscousTipiak a écrit :
La Suisse c'est le pays des incinérateurs. Pas le temps de niaiser avec de la marbrerie.Faut bien éliminer les foules de fêlés qui viennent s'euthanasier par chez nous, on dead ça au littéral.
En vrai je pensais notamment à un conte de Bloy mais j'ai vérifié et c'est un Genevois en fait, donc dégradé de sa suissité.
Je n'ai jamais eu de grande attirance pour les cimetières mais maintenant je les parcours plus volontiers qu'avant, quand je dois attendre, que j'accompagne quelqu'un, ou quand il est particulier. Rien que pour le calme ça peut valoir le détour. J'ai vraiment aimé errer au Père Lachaise, trois fois. Sans forcer, je le trouve magnifique et surprenant.
Il y a des gens - dont ma mère - qui veulent jeter un œil à tous les cimetières qu'ils croisent, parce qu'ils "aiment les vieilles photos", regarder les noms et les dates sur les tombes... Je comprends, ça m'arrive aussi, mais je n'adhère pas au côté "visite de musée" que ça peut revêtir. D'ailleurs je ne peux pas rester de marbre (
) face à ce que j'y vois. Genre les photos en couleur des morts jeunes, les tombes d'enfant... La dernière fois j'ai accompagné un pote dans un cimetière dans le sud, sur les tombes d'enfant il y avait des jouets.. 
Le 30 juillet 2019 à 09:07:45 CharlesMarlow a écrit :
Le 30 juillet 2019 à 09:06:34 E-Hopper a écrit :
[00:34:12] <CharlesMarlow>
D’ailleurs beaucoup de grands écrivains sont enterrés en Suisse. Borges et Musil à Genève, Nabokov à Montreux, Thomas Mann à Zurich. Entre autres.
Malheureusement, les tombes protestantes ne sont pas de toute beauté.N'oublie pas Hesse malheureux
Jamais réussi à rentrer dedans. Faudra que je m’y mettes.
Il y a plusieurs années j'ai eu beaucoup de mal à terminer Le loup des steppes. Je me répète qu'il faut que je le relise un jour, avec plus de maturité, mais chaque fois le souvenir qu'il m'a laissé me décourage 
L'Ornière en tout cas c'est génial.
J’avais lu Éloge de l’oisiveté et commencé Siddharta.
Je vais commencer Der Steppenwolf là du coup. Pas trop long apparemment.
Après avoir fini Si par une nuit d’hiver un voyageur.
Journal, tome V d'Anaïs Nin.
[15:43:36] <CharlesMarlow>
J’avais lu Éloge de l’oisiveté et commencé Siddharta.Je vais commencer Der Steppenwolf là du coup. Pas trop long apparemment.
Après avoir fini Si par une nuit d’hiver un voyageur.
Et ben, ça s'est passé plus vite que prévu
tu le lis en allemand ?
Ce titre de Calvino m'a toujours interpellé, le retournement final est assez intrigant apparement ? - si je confonds pas - j'avais lu le baron perché qui m'avait peu marqué à l'époque. Tout était cousu de fil blanc je trouve ![]()
J'ai l'impression que vous lisez peu d'auteurs francophones sur ce topic 
Tu déconnes ? Je finis la chartreuse de Parme et je suis un fan absolu de Flaubert. J'ai la totalité de son œuvre en Pléiade et je mets l'éducation sentimentale sur la plus haute marche de la littérature. Sinon Balzac, Chateaubriand , Dieu La Rochelle, Bloy, Barrès, Maupassant et autres. 70% de mes lectures sont françaises. Mais pratiquement jamais du XXI ème que je connais si peu ![]()
Le 30 juillet 2019 à 20:53:38 E-Hopper a écrit :
Tu déconnes ? Je finis la chartreuse de Parme et je suis un fan absolu de Flaubert. J'ai la totalité de son œuvre en Pléiade et je mets l'éducation sentimentale sur la plus haute marche de la littérature. Sinon Balzac, Chateaubriand , Dieu La Rochelle, Bloy, Barrès, Maupassant et autres. 70% de mes lectures sont françaises. Mais pratiquement jamais du XXI ème que je connais si peu
Je ne t'ai pas visé TOI et ton nombril, mais à la loupe c'est ce qui ressort. En roman du XXIe tu peux t'intéresser à Kundera (même si ses derniers livres sont un peu moins bons, ils le restent encore !) et bien sûr Les Bienveillantes de Littell ; ainsi que les bouquins de Chamoiseau (littérature créole) 
Edit : ça vient d'où cette adoration du forum pour L'Éducation sentimentale ? Bovary la surclasse sur tous les aspects. 
De Kundera je n'ai lu que L'Insoutenable légèreté de l'être que j'avais moyennement apprécié. Beaucoup de longueurs dans la narration et j'ai détesté cette manie d'avancer des réflexions philosophiques au récit et en parallèle à la trame principale, c'est grossier et bien trop débordant pour vraiment entrer dans sa pensée.
J'ai dans ma bibliothèque le Livre du rire et de l'oublie, Risibles Amours et La plaisanterie. Ça te parle ? ![]()
Littell je connais pas du tout.
Pour moi - je précise que je n'ai pas fait d'études littéraires et que j'en suis très loin. Que je ne lis que par passion pour la langue et que la littérature provoque en moi un cataclysme d'émotions sans nul autre pareil - mais qu'à côté de ça j'aime beaucoup la philosophie et essais/pamphlet. Et bien dans l'ES, tout y est. Tout. Pour moi c'est le chef d'oeuvre accompli, Le roman. L'émotion totale et reliée. Le livre qui me rassure et m'angoisse, me bouleverse et m'emporte, m'intimide et me réjouit. La quintessence même, de ce qui se fait de plus puissant.
Ca vient du fait que Bovary c'est de la merde à part les comices, et encore, alors que l'Education c'est le roman français le plus travaillé au niveau de la composition. C'est pourtant simple.
Quand vous parlez de l'éducation sentimentale vous parlez de quelle version? en pléiade ils n'ont que la version de 1845 et c'est assez chiant, j'ai peur qu'elle soit de moins bonne qualité que la version définitive, ou alors les changements sont mineurs.
C'est dans le pléiade des premiers écrits qu'il y a la version de 1845, la vraie éducation sentimentale est dans les Oeuvres.
Les deux romans n'ont presque aucun rapport au demeurant, ni au niveau des personnages, ni au niveau de l'intrigue, et encore combien moins aux niveaux de la composition et du style.
Dans le tome 2 tu as les fragments de la première version de l'ES. Moi je ne parle que de la version de 1869 (tome 2 aussi)
Je ne comprend pas pourquoi ils l'appellent oeuvres complètes dans ce cas
Ça m'a bien foutu la rage.
Je sais pas de quand date ton bouquin mais dans l'édition courante il y a écrit dessus "Oeuvres de jeunesse" en gros et en plus petit "oeuvres complètes, I", c'est impossible normalement de pas comprendre à quoi on a affaire et que c'est en plusieurs tomes.
J'ai les oeuvres de jeunesses + le coffret des deux autres tomes, donc j'ai bien les oeuvres complètes.
Le 30 juillet 2019 à 22:26:02 YourHostGuru a écrit :
Bah apprends à consulter un sommaire alors.Je vais pas te dire que l'éducation sentimentale de 69 existe pas en pléiade pour te faire plaisir si t'es trop stupide pour lire une liste de titres.
Tu es bizarre toi. Je ne t'ai rien reproché, j'ai posé une question tu m'as répondu et je t'en remercie, j'ai ralé un peu contre la gallimard et ça s'arrête la.
Les bouteneux qui prennent la mouche sur internet ça me fait toujours rire. Je ne vois pas ce que ça t'apportes de jouer l'abruti ici.
bref ne te déranges pas a répondre, on a pas besoin de polluer le topic pour des idioties.
Le 30 juillet 2019 à 21:16:50 E-Hopper a écrit :
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J'ai dans ma bibliothèque le Livre du rire et de l'oublie, Risibles Amours et La plaisanterie. Ça te parle ?
Littell je connais pas du tout.Pour moi - je précise que je n'ai pas fait d'études littéraires et que j'en suis très loin. Que je ne lis que par passion pour la langue et que la littérature provoque en moi un cataclysme d'émotions sans nul autre pareil - mais qu'à côté de ça j'aime beaucoup la philosophie et essais/pamphlet. Et bien dans l'ES, tout y est. Tout. Pour moi c'est le chef d'oeuvre accompli, Le roman. L'émotion totale et reliée. Le livre qui me rassure et m'angoisse, me bouleverse et m'emporte, m'intimide et me réjouit. La quintessence même, de ce qui se fait de plus puissant.
Oui j'ai lu tout Kundera, son meilleur reste La Valse aux adieux, très bon rythme et l'humour y est très fin, très subtile. Littell faut lire, c'est un grand de la littérature contemporaine et nous avons beaucoup de chance que ce dernier ait choisit notre langue pour écrire (il est franco-américain).
Concernant ton tumulte lié à la lecture de l'ES, je respecte tout à fait la chose. Personnellement une lecture au mieux me fait réfléchir, au pire me révolte. Rien d'autre. C'est peut-être dû à mon éducation scientifique, mais j'ai du mal à m'émouvoir à ce point en lisant 
Edit : ne vous chamaillez pas pour si peu les deux autres.
[23:11:25] <Limite80kmh>
Le 30 juillet 2019 à 21:16:50 E-Hopper a écrit :
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J'ai dans ma bibliothèque le Livre du rire et de l'oublie, Risibles Amours et La plaisanterie. Ça te parle ?
Littell je connais pas du tout.Pour moi - je précise que je n'ai pas fait d'études littéraires et que j'en suis très loin. Que je ne lis que par passion pour la langue et que la littérature provoque en moi un cataclysme d'émotions sans nul autre pareil - mais qu'à côté de ça j'aime beaucoup la philosophie et essais/pamphlet. Et bien dans l'ES, tout y est. Tout. Pour moi c'est le chef d'oeuvre accompli, Le roman. L'émotion totale et reliée. Le livre qui me rassure et m'angoisse, me bouleverse et m'emporte, m'intimide et me réjouit. La quintessence même, de ce qui se fait de plus puissant.
Oui j'ai lu tout Kundera, son meilleur reste La Valse aux adieux, très bon rythme et l'humour y est très fin, très subtile. Littell faut lire, c'est un grand de la littérature contemporaine et nous avons beaucoup de chance que ce dernier ait choisit notre langue pour écrire (il est franco-américain).
Concernant ton tumulte lié à la lecture de l'ES, je respecte tout à fait la chose. Personnellement une lecture au mieux me fait réfléchir, au pire me révolte. Rien d'autre. C'est peut-être dû à mon éducation scientifique, mais j'ai du mal à m'émouvoir à ce point en lisant
Edit : ne vous chamaillez pas pour si peu les deux autres.
Tu as aimé L'Insoutenable légèreté de l'être ? Qu'a-t-il de grand ? - à part le titre -
je comprends pas ce que Finkielkraut lui trouve, il est sans cesse en train de le citer ![]()
Pour l'ES, la révolte te fait réfléchir. À ma première lecture j'étais révolté de l'attitude de Frédéric avec ses actes manqués, sa nonchalance, sa désinvolture, la naïveté de ses propos, la candeur de ses actes. Tout m'offusquait et j'en tirai une conclusion d'un roman de "désapprentissage" - un peu comme pour Illusions perdues -.
Puis pendant mes autres lectures j'ai goûté à d'autres saveurs, j'ai réévalué ma critique ; tu sens alors que Frédéric apprend à désapprendre pour finalement éviter de se méprendre
c'est d'une puissance sans faille, une composition faite aux petits oignons, une émotion inégalée.
J'en profite pour demander au kheys littéraires, quel livre pourrait m'aider à décortiquer un texte, avec des procédés littéraires - autres que figures de style que j'ai déjà -, des analyses syntaxiques etc.. bref un bon complément afin de pouvoir discuter, avec les termes adéquats, de littérature
merci