Mais peut-être que ce sont d'abord simplement les exigences formelles de l'écriture de la nouvelle qui entraînent une telle dissemblance chez tous les écrivains, je ne sais pas...
Je crois pas. Flaubert, Bloy, Cervantès à de rares occurrences, Balzac, Bolano en plus récent, K. Dick et beaucoup d'autres, Mishima aussi, nombreux sont les écrivains à avoir fait sur le format bref ce qui pourrait s'apparenter à des condensés de leurs plus gros travaux - pas condensé dans un sens péjoratif, j'aime beaucoup la forme de la nouvelle qui a effectivement ses spécificités et je la considère pas comme un roman en petit mais tout de même.
Je retrouve rarement ailleurs que chez Maupassant cette divergence au niveau du ton, de l'économie dans les récits, de la focalisation que l'on peut avoir sur les personnages, des registres même puisque globalement les romans chez Maupassant convoquent essentiellement une forme de réalisme psychologique, là où les nouvelles recourent abondamment au type.
Après oui tu as raison Bel-Ami est pas forcément celui qui fonctionne le mieux dans cette lecture, puisque c'est clairement un roman qui a été pensé "à scènes" avec des transitions aménagées autour, la structure qui donne du sens est très visible, dans la répétition de motifs avec les différentes femmes - ce qui est un pur effet de construction de conte d'ailleurs - surtout. Je pensais plutôt à des bouquins comme Une vie ou Notre Coeur.