Je ne suis pas allé jusque là malheureusement, mais je lirai tout ça un jour évidemment.
Sinon vous saviez que Seuil n'éditait plus de théâtre ? Je l'ai compris quand ils m'ont écrit pour le dire qu'ils n'avaient même pas lu ma pièce. ![]()
La dernière page de la nouvelle hein, pas du recueil. Parce que autant les règles qui régissent le monde de Tlön je comprends qu'elles puissent paraître étranges mais l'intrigue globale c'est assez transparent.
Je savais même pas que Seuil éditait du théâtre de base. C'est encore tes diableries ou c'est une nouvelle production ?
Ouais j'ai bien compris mais je lirai tout quand j'aurai bien le temps, ça fait longtemps que ça m'intéresse.
Pourtant si, mais bon.
Tout le contraire justement, c'est la pièce sur Jésus dont je t'avais parlée il y a longtemps ! Mais bon c'est pas passé pour l'instant.
Je suis navré, vraiment, d'habitude c'est pas du tout le genre de truc que j'oublie mais je t'avoue que ça ça me dit rien. C'est marrant je grattais dans mon carnet cet aprem en me faisant chier à pas écouter une meuf qui parlait sur Marie de France un genre de dialogue au désert entre paul et un coyote, je sais pas ça me faisait marrer. Puis j'ai dessiné un loup en bure.
C'est quoi ton angle ? Sommairement si tu veux pas trop en dire.
Je te mp !
La première nouvelle de Fictions est la pire hein. Ukbar et cie.
Après ça se calme. Pierre Ménard, l’auteur du Quichotte est très bonne aussi.
Pour revenir au sujet, je suis sur Thérèse Desqueyroux en même temps que Du côté de chez Swann
Pierre Ménard c'est la plus inintéressante, et surtout la plus sursucée pour rien, sa postérité complètement fumée en regard des trésors qu'on trouve ailleurs dans le recueil est à chercher dans sa pauvreté en bonne partie. Et je reste convaincu que c'est un troll en regard de ce qu'il a écrit à côté avec Casares.
Le 29 mars 2019 à 00:55:05 IrisCedre a écrit :
Pierre Ménard c'est la plus inintéressante, et surtout la plus sursucée pour rien, sa postérité complètement fumée en regard des trésors qu'on trouve ailleurs dans le recueil est à chercher dans sa pauvreté en bonne partie. Et je reste convaincu que c'est un troll en regard de ce qu'il a écrit à côté avec Casares.
Je l’ai trouvé brillante dans sa vision du zeitgeist. Après c’est très court mais drôle et ça relaie les synapses efficacement. C’est pour moi l’un des seuls auteurs qui arrive à rendre plus intelligent le lecteur en aussi peu de mots.
Si tu l'interprètes comme une forme de satire - rien que le début sur les références personnelles à la baronne et aux mauvais critiques de Ménard ça installe le décor foutage de gueule - de cet esprit du temps je suis d'accord.
Mais la postérité de cette nouvelle a été ultra premier degré de fait, même ce tâcheron de Bello a repris ça comme si Pierre Ménard était une forme de figure de Borges.
Le 29 mars 2019 à 01:02:09 IrisCedre a écrit :
Si tu l'interprètes comme une forme de satire - rien que le début sur les références personnelles à la baronne et aux mauvais critiques de Ménard ça installe le décor foutage de gueule - de cet esprit du temps je suis d'accord.Mais la postérité de cette nouvelle a été ultra premier degré de fait, même ce tâcheron de Bello a repris ça comme si Pierre Ménard était une forme de figure de Borges.
Ah oui alors je n’ai pas fait d'études littéraires donc aucune obligation, et donc aucune analyse poussée faite pour les étudiants. Je fais ça en free-lance en écrivant à côté.
J'ai jamais bossé sur Borges en études, je parle de lectures perso purement là. Il se trouve simplement que c'est un auteur qui intéresse du monde donc je l'ai vu souvent repris de cette manière et ça me pète un peu les couilles.
Parce que finalement Pierre Ménard ça ressemble beaucoup à ce qui a été proposé, à mon avis, par Casares et Borges dans les contes de bustos domecq qui constituent toujours peu ou prou une forme de satire de l'art contemporain.
Pas lu Casares. Par quoi commencer ?
Dans les Latino-Américains c’est Rulfo qui m’a le plus scotché avec Borges et Cent ans de solitude de GGM
Le plus gros classique c'est l'invention de Morel, l'ambiance est excellente même si je suis pas un énorme fana de la conclusion du récit. Y a un bouquin laffont qui compile ses romans il est facile à trouver d'occase.
J'aime bien sinon ses nouvelles démesurées et les trois recueils qu'il a publiés à quatre mains avec Borges sont vraiment bons.
Rulfo c'est un tueur.
Le 29 mars 2019 à 01:14:28 IrisCedre a écrit :
Le plus gros classique c'est l'invention de Morel, l'ambiance est excellente même si je suis pas un énorme fana de la conclusion du récit. Y a un bouquin laffont qui compile ses romans il est facile à trouver d'occase.J'aime bien sinon ses nouvelles démesurées et les trois recueils qu'il a publiés à quatre mains avec Borges sont vraiment bons.
Rulfo c'est un tueur.
Je note aussi.
Le seul problème avec Rulfo, c’est que j’ai son intégrale et...

Même si ça fait du bien de s’y replonger de temps en temps...
Toujours pas lu le coq d'or du coup.
Mais les deux autres je les ai saignés - d'ailleurs ils ont une manière de pas du tout se ressembler et de se compléter par là qui me fascine assez - et quand t'as pondu pedro et le llano t'as fait le taf et largement pour la postérité, t'as le droit de pas avoir lâché plus.
Le 29 mars 2019 à 01:22:01 IrisCedre a écrit :
Toujours pas lu le coq d'or du coup.Mais les deux autres je les ai saignés - d'ailleurs ils ont une manière de pas du tout se ressembler et de se compléter par là qui me fascine assez - et quand t'as pondu pedro et le llano t'as fait le taf et largement pour la postérité, t'as le droit de pas avoir lâché plus.
Comme quand tu as pondu Cent ans de Solitude. Il aurait du arrêter Garcia Marquez. Chronique d’une mort annoncée et L’amour au temps du choléra c’est joli mais il y a pas cette alchimie prodigieuse entre Rabelais, Mann et Rulfo qui était si exaltante dans Cent ans.
Le coq d’Or la seule nouvelle vaut le coup d’oeil. Les autres textes, souvent inachevés, sont moins bons. Ça ne reste que des ébauches.
Les douze contes vagabonds c'est quand même sympa, et je garde beaucoup d'affection pour l'amour.
Mais si j'ai halluciné sur Cent ans que j'avais fini à l'hôpital en attendant de me faire découper, j'avoue que le reste m'a beaucoup moins chauffé souvent - la mala hora ça m'a franchement fait chier - et Garcia Marquez c'est pas mon préféré de toute l'équipe.
Je vais me coucher à la prochaine.
À part Quatre-vingt treize et Les Dieux ont Soifs, vous avez quoi à conseiller comme roman sur la révolution ? Je finis Furet là ![]()
Le 01 avril 2019 à 13:57:48 Firstdepage2 a écrit :
À part Quatre-vingt treize et Les Dieux ont Soifs, vous avez quoi à conseiller comme roman sur la révolution ? Je finis Furet là
Les Chouans, premier roman de Balzac