Métronome, de Lorànt Deutsch
Le 03 janvier 2019 à 18:52:12 Canbera a écrit :
Métronome, de Lorànt Deutsch
Jette le livre.
Le Cercle bleu des Matarèse, de Robert Ludlum.
[19:56:43] <PrinceArkadi>
Le 03 janvier 2019 à 18:52:12 Canbera a écrit :
Métronome, de Lorànt DeutschJette le livre.
Pourquoi devrait-il faire cela ? Parce que le livre ne t'as pas plu ? Qu'il le lise et se fasse son avis. Arrêter de dire ce qui est bien ou non... Vos avis ne sont que subjectifs, à chacun le sien
Deutsch raconte des conneries très objectives en Histoire. Je me souviens que dans un de ses bouquins, il reliait l'architecture gothique aux goths ![]()
Sinon je viens de finir Toussaint de Bergounioux. Comment dire... J'ai été impressionné par la qualité littéraire et poétique de son expression. J'ai beaucoup aimé les thèmes qu'il développe et qui sont pour moi essentiels: ce que les morts ensevelis et les paysages travaillés par le temps nous lèguent, leur influence sur notre être le plus intime.
Cependant je ne suis pas habitué à lire ce type d'œuvre modernes, qui pourrait s'apparenter à du nouveau roman(?). J'ai été surpris par le niveau de concentration que ça nécessite et j'ai trouvé cette sorte de flux, rabâché à la première personne, d'aspect décousu, assez rébarbative à ingurgiter. Et au final j'ai eu du mal, malgré le faible nombre de pages de l'ouvrage (140).
Donc voilà, impressionné par le qualité de l'expression, la profondeur des thèmes, mais aussi un peu désorienté et sceptique.
À vrai dire, pour le moment, le seul élément qui me perturbe dans Métronome, c'est que le livre essaye de me donner des repères que je n'ai pas. Je connais peu la ville de Paris et c'est quelquefois difficile de suivre le raisonnement géographique de Deutsch pour un provincial. Après mea culpa, étant donné que je savais dans quoi je me lançais. Autrement, c'est pour l'instant plaisant à lire.
[00:02:01] <Canbera>
À vrai dire, pour le moment, le seul élément qui me perturbe dans Métronome, c'est que le livre essaye de me donner des repères que je n'ai pas. Je connais peu la ville de Paris et c'est quelquefois difficile de suivre le raisonnement géographique de Deutsch pour un provincial. Après mea culpa, étant donné que je savais dans quoi je me lançais. Autrement, c'est pour l'instant plaisant à lire.
Deutsch n'a pas de plan ? Comprenne qui pourra ![]()
Le 03 janvier 2019 à 18:02:12 Superorganism a écrit :
Le 03 janvier 2019 à 14:58:11 LeBeauChatNoir a écrit :
J'ai lu La Place d'Annie Ernaux.Alors ? j'aime bien avoir l'avis des gens pour les choses que j'ai détesté comme rarement
J'ai trouvé ça insupportable, dégoulinant de mépris. Et puis alors l'écriture...
Alors j'ai du mal à avoir un avis bien tranché sur ce livre. C'est mon premier Ernaux, je l'ai emprunté pour lire davantage de littérature contemporaine. Je ne savais pas à quoi m'attendre même si j'avais vaguement lu quelques remarques dépréciatives sur son compte. Mais honnêtement je m'attendais à pire.
Je n'ai pas l'habitude de lire des écrivains qui font volontairement l'impasse sur le travail du style. Son écriture est concise, voire atrophiée par endroit (les phrases nominales...), mais j'ai pu l'accepter assez rapidement. A vrai dire j'avais un peu l'impression de lire ce livre avec curiosité, pour le témoignage, et sachant qu'il ne me procurerait pas la sensation et la satisfaction d'une littérature plus dense.
A ce niveau-là, je l'ai trouvé émouvant. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ma propre relation avec mon père pendant ma lecture, ce qui influence sans doute mon avis. C'était sec mais sensible.
Voilà, même si ce n'est pas du tout mon style de bouquin, je ne l'ai pas détesté et je l'ai trouvé suffisamment intéressant pour le terminer.
Sinon khey, j'ai vraiment dû le lire avec dans un état d'esprit différent ou d'une tout autre oreille, parce que je n'ai pas spécialement perçu de mépris, en tous cas pas de mépris qui n'ait pas été reconnu / découvert comme tel par la narratrice, plus ou moins explicitement. Durant ma lecture il m'a semblé qu'il y avait une sorte de malaise dans la narration, comme une mauvaise conscience provenant de la narratrice, comme si tout au long elle avait serré les dents amèrement, en se débarrassant le plus efficacement possible de certains souvenirs. Je pense qu'il est difficile de parler d'un milieu dont on a pu avoir honte, et qu'il est difficile ensuite pour le lecteur de discerner un réel mépris de sentiments plus complexes, plus ambigus.
Et comme j'ai déjà rendu le bouquin je ne peux plus le feuilleter pour me (re)faire une idée ![]()
Le 03 janvier 2019 à 15:24:56 Londinium a écrit :
Je lis Lovecraft pour la première fois, Les montagnes hallucinées. J'en suis à la moitié, ça ne me hype pas plus que ça pour le moment, j'attends la fin. Dans tous les cas je lui laisserais encore sa chance.
Je viens juste de commencer "Les Montagnes hallucinées", je n'en suis qu'à quelques pages, et je ne lis Lovecraft que par à-coups. Comme d'autres ici je trouve qu'avec lui il faut éviter la lecture suivie, car alors on risque vite la saturation.
Perso je reconnais très volontiers tous les défauts de son style (répétitif tant du point de vue des intrigues que du texte - enfin tout au moins en traduction, redondance d'adjectifs superflus, grosses ficelles...), mais j'éprouve malgré tout beaucoup de sympathie pour l'oeuvre, et je lis ses nouvelles avec plaisir de temps en temps le soir (je trouve que lire Lovecraft en journée en gâte un peu la lecture
). Je me souviens que j'avais tenté une première fois cet auteur il y a quatre ou cinq ans, deux ou trois nouvelles sans poursuivre (et sans terminer celle alors en cours de lecture). J'ai eu envie de m'y remettre début 2017, pendant une sale période, et ça a eu un effet apaisant et agréable sur moi, alors que j'étais à des lieues d'éprouver un quelconque plaisir de lecture. Alors Lovecraft, il peut être mauvais, je le garde ![]()
Lire Lovecraft en pleine nuit au cœur de l'été ![]()
Lire Lovecraft pour oublier son rendez-vous de RSAiste du lendemain ![]()
Il faut le lire à dose "homéopathique" ![]()
Je suis en train de lire Le Prophète au manteau vert (1916) de John Buchan.
Il s'agit de la suite des aventures de Richard Hannay après Les 39 Marches que j'avais lu sans déplaisir mais sans grand enthousiasme non plus. Le schéma est plus ou moins le même : le héros se retrouve entraîné un peu malgré lui dans une course-poursuite rocambolesque pour déjouer les plans de domination mondiale d'une société secrète ou d'une puissance ennemie. Cette fois l'auteur ancre son récit en pleine Première Guerre mondiale, notamment au Moyen-Orient où le nationalisme musulman bat son plein, ce qui requiert quelques connaissances sur le contexte géopolitique de l'époque (j'ai entre autres appris l'existence de la rébellion Maritz en Afrique du Sud). Ici les Allemands tentent de soulever l'Orient par l'intermédiaire d'un mystérieux prophète, secondé par une femme aussi belle que diabolique, archétype de la méchante de roman. L'espion Richard Hannay et ses acolytes, défenseurs du monde libre, parviendront-il à mettre en échec les forces du mal absolu ? ![]()
Histoire de la violence d'Edouard Louis, juste après avoir fini Qui a tué mon père. J'aime beaucoup, mais c'est pas au niveau d'Eddy Bellegueule. Le style n'est pas incroyable, mais reconnaissable toutefois, et marquant (après je ne lis que lui en contemporain donc je ne saurais dire s'il se démarque).
. Marx et la poupée - C'est une purge: Moi, Mon histoire, Ma vie, Moi dans l'utérus de ma mère... L'auteure fait preuve de peu de qualité littéraire, tout tourne autour de l'émotion avec des chapitres de deux pages agrémentées de réflexions autobiographiques très banales. Les descriptions sont souvent réglées par quelques phrases non verbales, comme dans un vulgaire script ou journal intime. Le vocabulaire est vide...
Goncourt du premier roman, merci les quotas pour femmes. J'espère que ce n'est pas représentatif du niveau global des récompenses aujourd'hui.
Il reste que les thèmes abordés sont intéressants (l'exil et l'identité), mais ça reste un minimum.
.Samarcande d'Amin Maalouf: J'ai apprécié toute la première partie qui romance la vie d'Omar Khayyam. Par contre, la deuxième partie est beaucoup plus dispensable. On suit un personnage peu attachant qui est prit dans les engrenages politiques de la Perse du début du XX ème siècle. On a l'impression de suivre un cours d'histoire pour les nuls, sous couvert d'un roman superficiel. Du coup les effets de miroirs entre les deux parties marchent moins bien, du fait du peu d’intérêt romanesque de cette deuxième.
Ça reste très sympa, c'est un roman historique au goût amer qui m'a permis de découvrir un poète et mathématicien perse du XI ème siècle. Mais il est malheureusement trop déséquilibré pour faire partit des indispensables écrits par Maalouf, qui reste un auteur que j'apprécie énormément au demeurant.
"A l'école de l'Action Française" de François Huguenin. Et quand je l'aurai fini, je compte m'attaquer à "Sérotonine" de Houellebecq.
J'ai rien contre lui mais j'en peux plus de voir le nom de Houellebecq partout
![]()
Hier j'ai lu les premières pages de Sérotonine, j'ai trouvé son écriture d'une platitude et d'une pauvreté effarante ![]()
Tout Houellebecq c'est comme ça ? histoire de savoir si je rate vraiment qqch...
Je me garde bien de juger le fond de son oeuvre, je ne l'ai encore jamais lu.
J'ai pas lu Sérotonine encore mais stylistiquement oui c'est d'une pauvreté effarante (Houellebecq).
Je viens de lire el famoso grand Meaulnes.
J'ai lu il y a quelques temps mensonge mensonge de stephen fry
Le 06 janvier 2019 à 20:37:45 Aurevilly a écrit :
J'ai pas lu Sérotonine encore mais stylistiquement oui c'est d'une pauvreté effarante (Houellebecq).
En tout cas il a l'art du titre qui claque
j'ai reçu plein de livres pour noël, mais j'ai replongé dans Dune pour l'heure
troisième lecture du cycle, je viens de terminer le premier tome et je vais attaquer Le Messie rapidement
j'ai l'édition Pocket, mon Dieu les coquilles c'est une horreur