Fille de révolutionnaires de Laurence Debray. Son père a un parcours héroïque et médiatique. Compagnon de route du Che, ami de Castro, conseiller de Mitterrand, etc. Sa mère est aussi de ce monde des idées poussées jusqu'à l'abnégation, de ce culture latino qui fait de la politique un sujet de premier ordre. On imagine bien qu'il est difficile de vivre dans l'ombre de ces deux personnes, au quotidien chaotique (surtout le père).
Ce livre peut être intéressant pour en apprendre davantage sur Régis Debray, mais j'ai parfois l'impression de faire preuve de curiosité malsaine en lisant sa fille nous parler de ses maitresses. Elle y fait part cependant de quelques pistes de réflexion. Sur la construction de soi, sur l'éducation nationale, sur le XXem siècle, sur le patriotisme.
Au château d'Argol de Julien Gracq. J'ai eu peur au début. Ca fait longtemps que je n'ai pas lu de roman. Mais celui-ci n'est pas très long (180 pages), et les chapitres sont au nombre de dix, donc assez courts. Ce qui est déroutant en revanche, c'est le style. Très poétique, il faut rester concentré pour ne pas perdre le fil des phrases s'étendant parfois sur une page.
Je n'en suis qu'à la moitié, et ne saurais avoir la prétention de donner un avis à ce moment. Il est cependant difficile de s'en défaire.
Le seul point faible, c'est que comme le reste de l'oeuvre de Gracq, il n'est trouvable qu'aux éditions José Corti (c'est d'ailleurs Gracq, mort en 2007, qui fait vivre cette maison), à un prix de 16€. Les autres sont à 20€ ou plus.