J'arrête Lolita. Avec un peu d'amertume et peut être un jour de remords mais je mets fin après 300 pages. J'ai un gros problème avec la forme et le fond dans ce roman. Plus encore la forme qui, pour moi, doit être devant le récit. La littérature "américaine" m'échappe, avec regrets, presque systématiquement. Les digressions, les envolées, les énumérations post-moderne avec effets de style hyper lourdingues, cette manie d'interpeller le lecteur familièrement, l'obsession pour le road-trip-existentielo-Motelesque, le basculement entre narrateur interne et narrateur externe à la Alain Delon ; rien ne me touche ni même ne m'effleur.
Quant au fond, j'avais espéré avoir de réelles remises en question sur la morale, le consentement, les sentiments univoques, l'uniformité du cœur, etc. Rien. Que déballage de phrases grossièrement pompeuses et exagérément soutenues, dialogues foncièrement caricaturaux et échangent grotesques.
Bref, j'ai du mal avec le postmodernisme de toute façon, et encore plus quand il est décousu et un brin ennuyant.
Qu'est-ce que j'ai raté ? 