Intellectuellement, je vois le rapprochement que tu fais, mais j'avoue que je le sens pas du tout à la lecture.
Le personnage - et à travers le lecteur - est bien sûr complétement dans une position d'expectative étrange, mais de mémoire je l'ai pas sentie oppressante ou angoissante une seule fois dans le livre. Le héros kafkaïen est pris dans un mouvement qui l'entraîne vers une fin désagréable et bien qu'il ne la comprenne pas, il la sent. C'est de là que naît le malaise qui anime beaucoup son art.
Dans Pedro Paràmo, le personnage avance, dans une espèce de léthargie, vers quelque chose, on ne sait trop quoi, une révélation peut-être, mais qui ne me paraît pas particulièrement le menacer.