Pas vu Eddington, je l'ai commencé un soir trop fatigué, j'ai pas arrêté de m'endormir devant la première heure. Je le reprendrai un jour.
Mais outre l'adaptation de Tavernier - que j'ai vue pour le coup bien avant de lire Pottsville -, le scénario fait beaucoup penser à l'excellent Copland où un Stallone en shérif demi-sourd et débile, à contre-emploi, est très convaincant.
Aster; Tavernier, Mangold, ça crée un réseau de sens intéressant autour d'une oeuvre qui fascine pour l'hésitation qu'elle maintient entre le réel et le surnaturel.
Y a-t'il le diable impliqué dans cette histoire ? A lire pour le savoir.
Un petit roman lumpen pour préparer la lecture de 2666 cette année
Le 29 avril 2026 à 19:54:27 :
![]()
Vous ne l'attendiez pas ? Il est là quand même (pas acheté évidemment).
je l'ai moi, je cherchais une édition abordable et il s'agit juste de traduire un archéologue - une version - russe et c'est justifié
je prendrai une autre édition plus chère plus tard
Le 11 mai 2026 à 18:13:38 :
Pas vu Eddington, je l'ai commencé un soir trop fatigué, j'ai pas arrêté de m'endormir devant la première heure. Je le reprendrai un jour.Mais outre l'adaptation de Tavernier - que j'ai vue pour le coup bien avant de lire Pottsville -, le scénario fait beaucoup penser à l'excellent Copland où un Stallone en shérif demi-sourd et débile, à contre-emploi, est très convaincant.
Aster; Tavernier, Mangold, ça crée un réseau de sens intéressant autour d'une oeuvre qui fascine pour l'hésitation qu'elle maintient entre le réel et le surnaturel.
Y a-t'il le diable impliqué dans cette histoire ? A lire pour le savoir.
Eddington il essaye de mettre tout 2020 dans un film, c'est assez balourd. Il faudrait qu'il engage des scénaristes en fait. Il est doué Aster mais là ça fonctionne plus.
J'ai fini Fondation, de Asimov
Ce qui est passionnant c'est que l'enjeu est colossal.
En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici cinq siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs...
Le 10 mai 2026 à 10:19:27 :
Fondation Tome 5, excellent, c'est des astronautes dans 20 000 ans qui cherchent la Terre parce qu'ils n'ont plus aucune information sur la planète de naissance de l'humain.Ça donne du recul, de se projeter dans le futur où il ne restera aucune trace de notre vie...
(C'est fou que le même mot soit 5 fois en début de ligne
)
J'ai vraiment pas aimé les deux derniers tomes de Fondation. Et je trouve que sans avoir lu la série les robots, certains éléments sans spoil perdent en impact
Mais bizarrement j'ai pas mal apprécié les deux tomes prologue de Fondation, et pourtant ils ont été écrits après
(Mais bon c'était il y a 10 ans que je les ai lu...
)
Il y a deux jours j'ai terminé Christine de Stephen King
Même en ayant vu le film, j'ai dévoré le livre et c'était vraiment bon, même s'il y a des différences qui font que j'ai préféré le film (je pense que Carpenter a beaucoup joué là-dedans, il maîtrise l'horreur au cinéma)
Et là j'ai commencé Le jour des fourmis de Bernard Werber
Sympa de la part de l'auteur d'avoir incrusté un petit résumé du premier tome au début, je me souvenais pas de tout vu que je l'avais lu fin 2024 
Jamais lu ce Stephen King, j'ai toujours eu peur d'un storytelling à la Holly ou Carrie, peut être que je me trompe sur ce point.
Perso je suis en plein dans La Nuit des Temps de Barjavel. Le roman est de 1968 et a clairement un petit air des Montagnes Hallucinées (Lovecraft, 1936) et La Chose (Campbell, 1938).
Je n'accuse pas Barjavel de plagiat bien entendu mais les inspirations sont criantes. Il y avait aussi probablement un contexte pseudo-scientifique imprégnant cette époque et qui a disparu depuis.
une édition pour Shakespeare à conseiller ?
Privilégie une avec les pièces dedans sinon tu vas vite te faire chier, surtout si la couverture a pas de dessin.
Ca fait longtemps que j'ai pas compilé mes lectures ici personnellement.
J'ai beaucoup aimé récemment un recueil de contes de Supervielle, L'Enfant de la haute mer, qui est plein de tristesse et d'astuce. L'idée d'une enfant unique survivante d'une ville fantôme qui apparaît parfois sur l'océan aux marins ou un conte sur une noyée dont le désir est de mourir "pour de vrai" en regagnant la surface après avoir découvert la vie réservée aux cadavres sous la main. Un peu comme chez un Vian dans ses contes, il lie des choses très sombres avec une douceur qui fait monter la larme. Il y a un conte d'apologétique chrétienne sur l'âne et le boeuf qui gardent le Christ en crèche qui m'a assez bouleversé.
J'ai découvert le théâtre de Minyana, un théâtre qui ressemble à du Koltès ou du post-Becket plein de merdes et de vomi. Des personnages traversent les scènes de façon diaphane en explosant en paroles et en fluides, très de son époque (ça date des années 80) mais ça m'a beaucoup plu.
Beaucoup aimé le Moon Palace de Paul Auster (qui représente comme l'Emploi du temps de Butor une certaine peinture de la ville concernée par la présence d'un restau chinois, intéressant télescopage). C'est un livre sur la douleur de la paternité qui se refuse et sur l'errance littéraire en palliatif, traversé par des sous-récits complètement improbables et exhibés comme tels qui donnent une sacrée poésie à l'ensemble. Quand tout se reboucle à la fin la composition apparaît des plus habiles.
https://www.senscritique.com/livre/moon_palace/critique/339011965 Auster.
Diables Blancs, de James Robert Baker, un livre dont le projet est de nous faire nous demander où est la limite entre littérature blanche et littérature noire, puisqu'il suit tous les codes du second tout en les distanciant de manière méta dans son intrigue qui met en scène un auteur de true crime ayant échoué à devenir un écrivain sérieux (légitime plutôt). Sympa mais comme d'hab avec Toussaint Louverture ils survendent leurs bouquins et je me suis retrouvé en demi-molle.
J'ai lu brièvement Mon Assassin parce que j'ai encore un vieux reste d'amour pour Pennac, en dépit du fait que la fin des Malaussène publiée ces dernières années est vraiment merdeuse et de trop. C'est un peu son journal des faux monnayeurs, il alterne entre des chapitres qui forment un petit roman préquelle du personnage de pépère dans le dernier tome de sa série et des chapitres autobiographiques où il fait le portrait de personnes réelles qui ont inspiré les personnages de la série : Titus, Loussa de Casamance, la reine Zabo, le serbe joueur d'échec traducteur de Virgile du début etc. Pour qui a aimé un jour la saga, c'est mon cas, ces chapitres sont super, le proto roman à côté est aussi dispensable que Terminus Malaussène qu'il vient étendre.
Relu pour le taf les Entretiens de Fontenelle, lecture utilitaire j'en dis rien, et lu parce que c'est au nouveau programme du bac Pluie et vent sur Télumée Miracle, un roman guadeloupéen des années 70 empreint de tristesse neutralisée, de vaudou et de peintures des peaux au éclats de rouge, de noir, de violet. Très puissant.
https://www.senscritique.com/livre/entretiens_sur_la_pluralite_des_mondes/critique/324695608 Fontenelle.
https://www.senscritique.com/livre/pluie_et_vent_sur_telumee_miracle/critique/339534915 Schwartz-Bart.
En parallèle mon travail poétique continue, j'ai lu notamment James Sacré qui m'a été très profitable et Charles Cros dont le travail comme le destin m'ont peiné. La plaquette retravaillée de ma poésie, dont j'ai fait une sorte de livre d'heures surréaliste, est quasi prête, je vais essayer de la reproposer à la publication.
https://www.senscritique.com/livre/le_collier_de_griffes/critique/338957718 Cros.
https://www.senscritique.com/livre/Figures_qui_bougent_un_peu_et_autres_poemes/critique/339105146 Sacré.
Si quelqu'un est intéressé par un des trucs dont je cause brièvement je vous propose modestement mes critiques SC qui détaillent un peu.
J'ai lu Büchner et ce qui m'a marqué est peut-être autant le verbe des romantiques (j'ai lu Hawthorne et Melville récemment) que le type est décédé à 23 ans.
Manifesto, ne renoncez jamais (Bernardine Evaristo). Lauréate du Booker Prize en 2019.
Femmes, race et classe (Angela Davis).
Le 09 mai 2026 à 16:39:14 :
L'auteur lui offre une fin brutale, en quelques lignes qui disent sa déchéance : morte malade, le visage pourri, les hommes qui de son vivant s'empressaient autour d'elle refusant d'approcher son corps, le mythe ramassé dans la rumeur de diamants et autres affaires obtenus de pays étrangers. Un personnage irritant et mémorable.
Resucée un peu nulle de la fin de Merteuil imho, et ça avait d'autant plus de force et de modernité chez Laclos que son apparence c'est ce qui permettait à Merteuil de transcender les barrières de sexe de son époque pour triompher des hommes hors de sa simple désirabilité.
Je n'avais pas fait le rapprochement tiens.
Bonne chance pour ton projet mentionné un peu plus haut
J'ai (re)commencé Oblomov, de Ivan Gontcharov ; la première fois j'avais arrêté ma lecture assez vite, là j'arrive à la moitié.
Chroniques d'un enfant du pays (James Baldwin).
Des messages ont été supprimés, non ?
Lecture en cours après James Baldwin Chroniques d'un enfant du pays :
Roberto Succo (Pascale Froment).
Lu Oblomov de Gontcharov, roman qui traite du personnage éponyme, propriétaire terrien caractérisé par son inaction, qui se complaît à songer au pays de Cocagne de son enfance au lieu de traiter ses affaires urgentes. Il possède heureusement un bon ami, Stolz, qui, énergique et cultivé, est tout son contraire, toujours désireux de l'aider à sortir de ses problèmes et de son inertie, notamment en le mettant en relation avec une certaine Olga, mais on verra que ce sera peine perdue.
Je trouvais que le début de l'œuvre était marqué par le côté plutôt bouffon, grotesque, de l'apathie et de la procrastination exacerbées d'Oblomov (et comme ça je m'attendais à lire une sorte de Conscience de Zeno), mais en fait le roman prend bientôt un tournant moins comique, qui laisse la place à des réflexions approfondies sur les sentiments amoureux naissants de ses personnages.
Il y a des passages un peu longuets selon moi mais dans l'ensemble il s'agit d'un texte agréable à lire. Oblomov n'est pas que paresseux, ce qui le rendrait facilement simplement détestable et agaçant, il est aussi sensible, naïf et honnête, ce qui en fait une victime potentielle de son entourage, et son personnage peut également parler à la tendance au repli, à l'apathie et à la songerie nostalgique que le lecteur peut porter en lui également. Le roman est empreint de la mélancolie qui accompagne le portrait d'un personnage mort-né, la peinture d'une vie non vécue. On dirait qu'étrangement Oblomov ne parvient pas à devenir le protagoniste de son propre roman, qu'en désespoir de cause ce sont Stolz et Olga qui prennent le relai et crée la matière de la fiction. A noter qu'Oblomov réussit quand même à avoir un enfant, mais celui-ci apparaît d'un coup, comme sorti de nulle part, comme si finalement il n'avait décidément pas pu y avoir le travail personnel et relationnel nécessaire en amont, même si l'on comprend que le tempérament bonne pâte et simplet et de la mère a pu aider dans le processus.
Bref, et tout ça provoque l'envie de se secouer de son propre oblomovisme.
Ici je lis Le Troisième Policier de Flann O'Brien, que j'avais eu en librairie d'occaz. J'ai un peu de mal à le savourer bien que je sois assez sensible à ce type d'humour, peut-être un mauvais moment pour le lire. Je poursuis quand même, il est court.
J'arrive plus à lire depuis dimanche, et ce mois-ci va être assez gymnastique
J'ai l'impression d'avoir perdu un an de ma vie à ne pas trouver d'emploi, et là je prépare une alternance à la rentrée à Paris et un projet de permis vacances-travail à Taiwan pour me changer d'air, ça va me changer de mon lit de chez mes parents dans mon village
J' ai bien souvent de la peine avec Dieu (Marie Noël (recommandé par Gustave Thibon comme l'une des grandes poètesses de son temps) Abbé Mugnier (un abbé mondain comme l'abbé de la Morandais de son époque)). Une correspondance entre ces 2 figures.