J'ai fini Replay de Ken Grimwood
Maintenant c'est au tour du live 'Les Sept Morts d'Evelyn Hardcaste'
Le clown (Alfred Kern).
Le gros capitaliste
de B. Traven
https://www.lalibrairie.com/livres/le-gros-capitaliste--et-autres-textes_0-4693509_9782377290260.html
Finito Les Tourmentés, un roman de 2022 de Lucas Belvaux, qu'il auto-adapte au ciné en ce moment.
Lecture ultra décevante. On promet en quatrième et durant une part substantifique de l'intrigue une remise au goût du jour des Chasses du comte Zaroff, mais on se fait enfiler parce que la chasse en question n'arrive jamais et que l'histoire se conclut d'une manière particulièrement lamentable et romantique, dans le pire sens du terme.
Au milieu de ça, restent des pages et des pages de monologues intérieurs qui fonctionnent pas mal un temps avant de franchement lasser par récurrence. Tout le bouquin file un discours attractif d'abord et très simpliste en réalité sur la domination sociale qui devient à terme larmoyant et répétitif.
Je suis dégoûté parce que je voulais voir le film, j'étais pas mal dans le train au début et je me suis fait fister.
J'ai été happé par Han Kang récemment (La Végétarienne) et sa prose humaniste/féministe me macère dans la caboche, je l'ai lu en 2 jours, très bonne surprise.
La philosophie dans le boudoir - Marquis de Sade
Visiblement le marquis était obnubilé par la sodomie...
Lu Débâcle de Lize Spit il y a un petit moment.
C’est un roman construit autour d’un drame vécu enfant par la narratrice, et qui progresse alternativement sur trois strates temporelles : l’une se déroule dans le présent, une autre dépeint la famille dysfonctionnelle de la narratrice à travers des souvenirs d’enfance, où peu à peu l’accent est mis sur la souffrance psychologique et les TOCs de la petite sœur, et la dernière ligne temporelle est une chronique de plusieurs journées d’un certain été passé en compagnie de deux garçons du village. Au cœur du roman il y a, comme un point aveugle, l'événement traumatique vers lequel la narration converge, et qui ne sera découvert qu’à la fin du passage en revue de la saison. On apprend par quel cheminement il a été permis, dans quelles circonstances il a été tu, en quelque sorte écrasé par un autre drame, et quelles sont ses conséquences des années plus tard.
Ce type de construction, qui ménage le suspense tout au long du roman à propos de quelque chose de terrible, peut sembler un peu artificieux, voire racoleur. Je pense que ce n’est pas l’option narrative que je préfère. Mais dans Débâcle, ce système est largement épaulé par la création maîtrisée d’une ambiance pesante, d’une constellation de signes, d’indices, qui font entrer immédiatement le lecteur dans un monde malsain, glauque, en lui laissant constamment présager du pire, que ce soit à cause de l’alcoolisme des parents, de la mort d'un garçon qui jette une part d'ombre supplémentaire sur la vie, ou du passage de l’enfance à l’adolescence d’une jeunesse plus ou moins livrée à elle-même, lequel passage se fait à travers une affirmation brutale, viciée et vicieuse de la sexualité.
Or, l’essentiel du propos aurait pu me faire décrocher et refermer le bouquin. Le petit jeu lubrique auquel s’adonnent les deux garçons, dont est complice la narratrice, et qui a pour but de faire se déshabiller des filles, m’a paru trop grossier dans sa mécanique, par exemple dans la facilité avec laquelle les filles vont se désaper pour un peu d’argent, sans parler de la violence finale. Ce dévergondage, qui inclut d’autres faits et gestes, m’a semblé un peu trop surréaliste, ou bien mal amené. Les scènes en question vont de paire avec le choix d’une expression sans détour, ce qui donne lieu à des passages vraiment très crus et dérangeants. Tout cela a fait que je me suis demandé tout à coup une fois ou deux ce que j’étais en train de lire, si ça valait la peine de continuer ou s’il ne s’agissait que d’un faux bon roman, pour se permettre ce qu'on peut prendre pour des provocations faciles.
Mais j’ai trouvé que l’ensemble était bon, voire très bon. L’autrice est douée pour évoquer ce qu’il peut y avoir de subtil, d’amer, de lourd, dans les atmosphères et dans les relations, dans l'enfance et les amitiés qui prennent fin, via une écriture à la fois simple et accrocheuse. Par petites remarques, elle esquisse tout un monde d’inquiétude, de morosité, de menaces, qui a ses joies fugaces, de manière si parlante qu’on a l’impression qu’elle a elle-même vécu certaines des situations décrites. J’ai trouvé très touchante l'évocation du mal-être de la petite sœur et de sa relation avec la narratrice.
En somme, malgré certains côtés qu’on dirait bâclés par leur manque de finesse, une ligne temporelle (celle du présent) qui peut-être peinait un peu à être à la hauteur des deux autres, à prendre du corps, si je me souviens bien, Débâcle est un roman bien maîtrisé (un premier roman en plus si je ne me trompe) qui s’attèle à décrire ce qui ressemble à un acquiescement à la violence, avec une écriture d’une simplicité incisive et planante, comme désabusée par la cruauté et la laideur des choses. Je retenterai probablement l’autrice à l’occasion pour voir, parce que son style aura constamment retenu mon attention en dépit d'une crudité qui peut sembler facile et être dérangeante.
Ensuite j’ai lu La Patience du franc-tireur de Pérez-Reverte, là encore emprunté à tout hasard à la bibli, qui raconte une sorte de chasse à l’homme, l’homme étant un célèbre et mystérieux graffeur espagnol surnommé Sniper qui sur les réseaux sociaux invite ses émules à vandaliser à l’aérosol tel ou tel site périlleux, au risque d’y perdre la vie.
En bref, l’écriture est basique mais le sujet m’intéressait. Je n’y ai pas vraiment trouvé mon compte, j’aurais par exemple souhaité que les codes esthétiques du graffiti soient davantage documentés ; le roman n’est pas visuel, on a rarement plus que des descriptifs répétitifs du genre “des lettres arrondies coloriées en rouge et entourées de noir sur fond bleu”. Ceci dit, la sobriété de la narration peut finalement se justifier par l’histoire de la narratrice, dont on devine qu’elle mettra quelque chose sur le tapis à un moment ou à un autre ; aussi la façon dont elle rapporte les choses a une froide dimension “vision en tunnel / par un viseur” qui peut se comprendre.
L’enquête autour de la personnalité et de la localité de Sniper m’a paru relativement plate malgré la bonne tournure que ça prenait (l’interrogatoire de personnes qui l’ont fréquenté ici et là, ont communiqué avec lui de près ou de loin…).
Il y a des angles d’accroche intéressants, par exemple la question de la sincérité du personnage (finira-t-il ou finira-t-il pas par accepter de marchandiser son art qui prend de plus en plus de valeur ?), de sa responsabilité dans la mort de ceux qui décident de suivre ses indications, ou bien autour du côté un peu vain semble-t-il de ses discours antisystèmes. Il y avait une dimension intéressante à exploiter au sujet de qui chasse qui, de l’influence du chassé sur le chasseur, des masques portés par les uns et les autres, etc. dont on aurait peut-être pu tirer davantage ? Le dénouement a un côté à la fois prévisible et imprévu, voire décevant, manquant de spectaculaire, mais c’est une ironie du sort qui peut être relevée, ce n’est pas forcément un mauvais coup.
En bref, j’ai apprécié l’originalité quant au milieu abordé, il y a de bonnes idées un peu partout, mais le tout manque peut-être d’ampleur, et l’écriture est banale. On dirait un de ces livres-scénarios rédigés en pensant au film qui pourrait en être fait. Se lit bien néanmoins, je n’ai pas non plus passé un mauvais moment de lecture et je ne le déconseillerais pas à qui veut lire un roman qui aborde le milieu du graffiti.
La désinvolture est une bien belle chose (Philippe Jaenada).
Là je suis dans Le Vaisseau des morts de B. Traven. Registre comique, qui tend à l'absurde, pour dénoncer les conditions de travail, le capitalisme, la bureaucratie, etc. C'est pas mal même si un peu répétitif et que je m'attendais à une autre tonalité.
Je me suis dépêché de finir le Junot Díaz, j'ai laissé tomber la Chartreuse de Parme après la première partie, et je les ai placés tous les deux dans une cabine téléphonique. Avec le sentiment d'avoir bien fait.
Je me ressource à présent avec un recueil de nouvelles de Tchekhov (La dame au petit chien). J'avais essayé son théâtre (Les Trois Soeurs et Oncle Vanya) dont j'étais ressorti mitigé. Le recueil me plaît bien. Il y a une qualité limpide, il est capable d'évoquer des personnages et une atmosphère en très peu de traits. La thématique du recueil me semble être celle du regard et du regret - ce n'est pas révolutionnaire mais j'aime toujours la tristesse nostalgique russe, baignée dans le vide et l'immensité, et qui me fait penser à un autre auteur un peu moins connu, Ivan Bounine (La vie d'Arseniev, Les allées sombres). Content de voir qu'il me reste des choses à lire.
Le 03 octobre 2025 à 11:16:21 :
Je me suis dépêché de finir le Junot Díaz, j'ai laissé tomber la Chartreuse de Parme après la première partie, et je les ai placés tous les deux dans une cabine téléphonique. Avec le sentiment d'avoir bien fait.Je me ressource à présent avec un recueil de nouvelles de Tchekhov (La dame au petit chien). J'avais essayé son théâtre (Les Trois Soeurs et Oncle Vanya) dont j'étais ressorti mitigé. Le recueil me plaît bien. Il y a une qualité limpide, il est capable d'évoquer des personnages et une atmosphère en très peu de traits. La thématique du recueil me semble être celle du regard et du regret - ce n'est pas révolutionnaire mais j'aime toujours la tristesse nostalgique russe, baignée dans le vide et l'immensité, et qui me fait penser à un autre auteur un peu moins connu, Ivan Bounine (La vie d'Arseniev, Les allées sombres). Content de voir qu'il me reste des choses à lire.
J'adore Tcheckov
Mon écrivain de nouvelles préfèré
J'avais lu une compilation de 900 pages, les 200 premières pages ce sont des nouvelles courtes et très satiriques/drôles, et puis plus on avance plus les nouvelles sont sombres et longues.
Et cet auteur excellait dans les 2. Aussi bien capable de faire des analyses profondes de la condition humaine que des nouvelles vaudeville et limite scabreuses parfois
Amusant ça. Les nouvelles du recueil sont présentées de manière chronologique et la première était certainement la plus comique - un officier et un docteur qui rentrent au petit matin dans une pharmacie pour reluquer la pharmacienne. Le reste est beaucoup plus doux-amer ou ironique. Dans tous les cas, c'est très nuancé, et je vois ça de plus en plus comme la marque d'un maître de ne pas se reposer sur des effets de style.
C'est aussi très intéressant de mettre côte à côte les auteurs de cette génération: Tolstoi, Bounine, Gorki. On est plus proche de la révolution dans le temps, mais ces auteurs se démarquent de la génération Dostoievski et semblent plus rattachés à celle de Gogol, Pouchkine.
Le 15 février 2025 à 19:54:49 :
Afrique noire :
Saison de la migration vers le nord
En attendant le vote des bêtes sauvages
L'aventure ambiguë
Une si longue lettrePour les îles à sucre :
Le Quatrième siècle
L'esclave vieil homme et le molosse
Tout-Monde (faut un certain courage pour s'y plonger, c'est une forme de cri primal tout près de soi)
Poésie (haïtienne ça tabasse type Depestres et Frankétienne + Glissant)Non exhaustif évidemment, certains adorent La Vie et demie (pionnier de la littérature de dictateur Africaine, trop décousu et pourtant on voit les fils) ou Dongala (pur exotisme, irritant, comme Mabanckou)
T'as fini le Frankétienne que je t'avais offert ?
Le Géant qui attendait patiemment son Nobel (James Noël)
Un président ne devrait pas dire ça... sous-titré : Les secrets d'un quinquennat (Gérard Davet et Fabrice Lhomme).
Le 30 septembre 2025 à 18:58:13 :
Là je suis dans Le Vaisseau des morts de B. Traven.
Mon auteur préféré et un excellent livre !
Même si j'ai un penchant pour Le trésor de la Sierra Madre
Perso je reste team La Révolte des pendus, mais c'était mon premier, c'est peut-être ça.
Je ne connaissais pas du tout Traven mais j'y retournerai à l'occasion ![]()
La place d'Annie Ernaux, d'une traite hier soir. Un peu écoeuré, je pense lire ses autres livres plus tard.
Ce soir je commence Blade Runner.
J'ai acheté Jacaranda de Gael Faye la semaine dernière, je le lirai après.
Je lis Cet été-là de William Trevor. Je n'arrive pas trop à l'apprécier pour l'instant.
Fallait essayer l'été d'après
Pouet pouet