Le 08 juillet 2025 à 18:21:29 :
On m'en a dit le plus grand bien VDD
Ca m'a plu également, Les Vestiges du jour. Je l'ai trouvé assez captivant dans son peu d'action. Le narrateur, un homme engoncé dans son rôle de majordome, revient sur des pans de sa vie à l'occasion d'une petite excursion en solitaire qui lui permettra de revoir une ancienne gouvernante du logis. On comprend qu'il fait partie de ces personnages qui sont passés à côté de leur vie, ou d'une vie possible, peut-être plus heureuse, et cela questionne sur les limites et le côté sombre d'une loyauté et d'un professionnalisme radicaux et sans faille. Le choix de la narration à la première personne est intéressant dans la façon dont il peut faire apparaître les répétitions, les "oublis", les justifications qu'on se donne ; à ce niveau-là il faudrait que je le relise pour pouvoir mieux en juger.
Lu aussi La Controverse de Valladolid, pièce de théâtre de J-C Carrière qui reprend le débat historique sur la façon dont devraient être considérés et traités les Amérindiens par les colons espagnols. Je n'ai pas spécialement apprécié cette œuvre, que j'ai trouvée très plate, convenue, un peu brouillon même... Bref ça n'a pas fonctionné avec moi. Le seul point d'intérêt que j'y ai trouvé c'est le côté historique.
Et Les Plaideurs, pièce comique de Racine. Quelques rares traits humoristiques saillants mais dans l'ensemble bof, ça ne fait pas concurrence à Molière.
Là je suis sur L'Assommoir. Pour le moment je n'y retrouve pas spécialement ce que j'ai particulièrement aimé dans d'autres Zola (la description de la progression inquiétante d'une folie qui va miner les personnalités, ici c'est plutôt la déchéance vue de l'extérieur) mais j'apprécie quand même, ça se lit bien et puis j'approuve toujours le détail qu'il met dans la peinture de certains métiers, certaines machines, etc, je trouve ça très intéressant.
Le Pavillon d'Or de Mishima .
Quel beauté ce roman , il me reste en tête depuis que je l'ai terminé . Naturalisme , onirisme , psychologie , sous fond de bouddhisme Zen . Il y a tellement de chose à dire sur ce livre .
Je lis " le serment des limbes " de grangé .
Pour ceux qui connaissent on est sur du grangé pur jus quoi que dans celui ci il prend beaucoup plus son temps . On est sur 700 pages qui se dévorent bien si on aime les thriller sombres .
Après le clone alexis laipsker cest un plaisir de retourner sur les sentier d'un écrivain " avec son style " dirons nous ..
Bref je pense que beaucoup connaissent grangé pour "les rivieres pourpres" donc je vais éviter de tarir des éloges sur 3 paragraphes .
On aime ou on déteste et ceux , au bout du 3eme chapitre generalement ![]()
J'ai commencé à lire Le Désespéré de Léon Bloy et c'est vraiment difficile à lire pour moi, je bute sur beaucoup de mots, je relis trois, quatre, cinq fois un paragraphe pour piger ce qu'il veut dire, parfois j'abandonne une phrase que je ne comprends pas.
Faut dire que je suis un piètre lecteur, j'ai l'habitude de relire les paragraphes deux fois même quand j'ai plus ou moins compris pour comprendre exactement ce qui est écrit et je suis très lent d'ordinaire mais avec Le Désespéré c'est à niveau critique. Je fais des sessions de lecture de 5 pages qui me fatiguent le cerveau
Ce livre me donne l'impression d'être un ignorant ce qui n'est pas loin de la réalité j'imagine mais ça fait bizarre 
Non au contraire tu es très intelligent et ce livre est très mal écrit.
Le 15 juillet 2025 à 15:45:24 :
Non au contraire tu es très intelligent et ce livre est très mal écrit.
ah merci je me disais aussi que quelque chose n'allait pas 
entre temps j'ai lu Métaphysique des tubes par Amélie Nothomb (j'ai l'impression de dire un gros mot en écrivant son nom) qu'un ami m'a offert et j'ai trouvé 9 mots inconnus sur 150 pages mais c'est écrit gros je pense que chaque page a moitié moins de mots que dans Le Désespéré ce qui fait à vue de nez environ 10x moins de mots inconnus par page 
concernant le livre je pense que c'est un roman de gare divertissant avec quelques passages qui m'ont fait réfléchir et j'en ai tiré une impression positive malgré mes préjugés initiaux négatifs vis à vis de l'auteur 
J'ai commencé Gilles de Pierre Drieu la Rochelle. Lu une centaine de pages, pour le moment ça m'emballe moyennement.
Le 15 juillet 2025 à 13:53:00 :
J'ai commencé à lire Le Désespéré de Léon Bloy et c'est vraiment difficile à lire pour moi, je bute sur beaucoup de mots, je relis trois, quatre, cinq fois un paragraphe pour piger ce qu'il veut dire, parfois j'abandonne une phrase que je ne comprends pas.![]()
Faut dire que je suis un piètre lecteur, j'ai l'habitude de relire les paragraphes deux fois même quand j'ai plus ou moins compris pour comprendre exactement ce qui est écrit et je suis très lent d'ordinaire mais avec Le Désespéré c'est à niveau critique. Je fais des sessions de lecture de 5 pages qui me fatiguent le cerveau
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Ce livre me donne l'impression d'être un ignorant ce qui n'est pas loin de la réalité j'imagine mais ça fait bizarre
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Si tu n'as pas l'habitude de lire de la littérature, en découvrant notamment des styles plutôt complexes (en termes de vocabulaire, de syntaxe, etc.), ce n'est pas étonnant et pas désespérant non plus. Il s'agit de s'y frotter davantage, il y a quelque chose d'un apprentissage là dedans. Comme tout le monde ici sans doute, je connais des gens pas stupides du tout pour qui la lecture de certains textes littéraires est très laborieuse, parce qu'ils n'en pénètrent pas immédiatement le sens.
Si la difficulté de compréhension est bloquante au point que ça transforme la lecture en un calvaire dont tu ne tires pas grand chose, je pense que tu ne devrais pas t'acharner et passer à un livre plus facile d'accès, peut-être à un ouvrage du même auteur mais réputé plus simple, histoire de t'habituer à son style.
Perso le dernier auteur avec qui j'ai rencontré une résistance au niveau de la lecture c'est Bernanos. Et je trouve que ça fait partie du plaisir de la chose.
C'est à dire que Bloy il viole son Littré dans Le Désespéré
Du reste, c'est un grand auteur que je préfère dans ses nouvelles (Sueur de sang notamment) ou ses pamphlets.
Ses romans c'est du fourre-tout mal construit. Si ce n'était pas drôle, ce serait aussi chiant que Huysmans.
Lu Le Seigneur des porcheries : Le Temps venu de tuer le veau gras et d'armer les justes , "Lord of the Banyard : Killing the Fatted Calf and Arming the Aware in the Corn Belt" de Tristan Egolf publié en 1998.
Lisez-le, c'est une valeur sûre.
Fini mon deuxième et probablement dernier Mo Yan, après avoir maté l'adaptation éponyme par Zhang Yimou (Le sorgho rouge).
Réalisme sale, l'écrivain érigé national, l'espèce de documentariste du XXe siècle sans style, sans incarnation, qui pique ce qui marche dans les autres pays - digne représentant du made in china, un peu à l'image de la littérature de son pays ; probablement le meilleur de sa génération, nobélisable (ah bon), nobélisé (il en fallait bien un dans ce pays-continent)
Ca me fait penser à la rencontre en Oe et Mo Yan dans son bled du Shandong, et la commémoration silencieuse, entre leur deux pays, après les crimes bien dépictés chez Mo Yan. Et la photo des deux écrivains prise par l'interprète bien dégueulasse, bien fade
(il en fallait bien un dans ce pays-continent)
c'est sans compter le suivant, exilé en france, pour la dose de politique dans le prix ; encore plus mauvais, arnaque de world literature, ersatz de formalisme à la minuit, etc.
Je suis dans Aux Portes de l'Eternité, dernier volet de la trilogie du Siècle de Ken Follett.
Je viens de lire les deux tomes précédents, j'adore la retranscription historique des évènements au fil des péripéties fictives des personnages, un savant mélange !
J'ai lu "Correction automatique" de Edgar Keret. Première incursion chez l'auteur israélien. C'est une suite de petites histoires (c'est un recueil de nouvelles) dont les éléments sont souvent : la solitude, les problèmes de communication, l'aliénation induit par le monde moderne. Les nouvelles sont parfois drôles, toujours très courtes, et je ne suis pas sûr d'en tirer bien plus que ça.
Octroyé 3 biographies d'Albert Camus (celle d'Olivier Todd mort récemment, celle de Roger Grenier et...), je commence probablement la plus bas de gamme celle de Michel Onfray : L' ordre libertaire, la vie philosophique d' Albert Camus. Onfray veut déconstruire cette légende de Camus, philosophe de classe de terminale...
Finito les Printemps de feu de Nabe, que je n'avais pas encore lu. C'est un bouquin avec plusieurs passages franchement carton rouge - y a tout un chapitre sur la sodomie qui m'a donné envie de foutre le truc à la benne tant c'était mauvais -.
Le traitement du sujet n'est pas génial - alternance de pastiches bibliques / littéraires entrecoupés des fameux jeux de mot vaseux que Nabe affectionne - mais c'est un livre qui se veut comme une contestation à la fois de l'autofiction et de l'écriture de soi. Nabe rédige ça au début de la guerre d'Irak alors qu'il était dans une grosse phase journal au niveau de son œuvre et il s'orientera plus tard vers des bouquins comme les s Por ou même L'Enculé qui parachèvent la démarche.
Le postulat de base c'est que l'autofiction faite par les autres c'est de la merde médiocre mais que lui va proposer une littérature basée sur sa vie, mentant effrontément et versant dans le sensationnalisme auto-mythifiant, parce que c'est la manière avec laquelle il va introduire du réel en-dessous, en créant un pacte de suspicion avec son lecteur. C'est une espèce d'évhémérisme qui se prendrait soi-même pour objet et qu'il nomme à un moment dans le livre, sans vouloir en faire une étiquette ou un mouvement, du "réalisme roublard".
L'un dans l'autre je suis pas loin de penser que c'est un livre de merde mais la démarche a un intérêt, et permet de bien comprendre la transition XXIe qu'a le personnage de Nabe.

Le 23 juillet 2025 à 10:37:41 :
Fini mon deuxième et probablement dernier Mo Yan, après avoir maté l'adaptation éponyme par Zhang Yimou (Le sorgho rouge).
Réalisme sale, l'écrivain érigé national, l'espèce de documentariste du XXe siècle sans style, sans incarnation, qui pique ce qui marche dans les autres pays - digne représentant du made in china, un peu à l'image de la littérature de son pays ; probablement le meilleur de sa génération, nobélisable (ah bon), nobélisé (il en fallait bien un dans ce pays-continent)
J'ai lu Grenouilles de cet auteur récemment et j'ai bien aimé
Bon par contre c'est un peu perché et la mentalité des personnages est très particulière
Et la fin est une des plus bizarres que j'ai lu
J’ai lu « disparue à jamais » de Harleen coben et c’est bourré de rebondissements, c’est une très bonne lecture. Je passe maintenant à un de ses autres livres « ne le dis à personne »
Le 01 août 2025 à 18:43:03 :
J’ai lu « disparue à jamais » de Harleen coben et c’est bourré de rebondissements, c’est une très bonne lecture. Je passe maintenant à un de ses autres livres « ne le dis à personne »
Tu sais que c'est pas de la même famille que Kurt Cobain hein ?