Le 07 mai 2025 à 20:40:26 :
Le 03 mai 2025 à 19:11:15 :
Le 26 avril 2025 à 01:33:47 :
Je lis un abrégé de l'épopée de Gilgamesh et ensuite je verrai. J'ai Un début dans la vie - Balzac, La Légende des Pendragon - Antal Szerb, et je récupère La Curée - Zola ce week-end.Sympa Un début dans la vie, c'est du pur Balzac sur le jeune homme qui s'insère dans la vie, ça surprend pas mais c'est toujours agréable. Ça s'ouvre sur un petit exposé de l'évolution et de la place des moyens de transport entre Paris et ses environs ruraux assez intéressant
Je l'ai terminé tout récemment.
Ca m'a plu, et perso je l'ai trouvé relativement surprenant pour un Balzac, en dépit du fil rouge classique du jeune homme qui doit se faire une place dans la société ; ça m'évoquait pas mal du Maupassant, dans la façon de traiter des situations peut-être, et le côté farcesque, et même un peu Flaubert à la fin, dans les ellipses, la boucle qui rejoint la situation de départ et la médiocrité de la destinée du protagoniste. Et l'écriture du roman me semblait plus enlevée, légère, que dans ce que j'ai en tête de Balzac. Après je n'ai pas encore lu énormément de Balzac pour pouvoir bien comparer les choses.
En soi Oscar est un drôle de personnage, il reste "enfant", on l'entend à peine dans le roman, sa mère le couve, et jusqu'à sa carrière militaire il a des "pères" de substitution qui se coltinent ou réparent ses fautes. Sa seule véritable action, héroïque, avant son enlisement dans une existence monotone, lui vaut un peu ironiquement je trouve de perdre un bras ; comme s'il n'était foncièrement pas fait pour briller.
J'ai trouvé ce livre intéressant aussi pour cette idée de métamorphose qui commence dès qu'Oscar envie l'apparence et la situation d'un autre ; quand lui se laisse prendre au jeu du spectacle, en ne sachant pas tenir sa langue ou parce qu'il ne sait pas résister à l'illusion créée par une société mensongère où les danseuses deviennent des marquises, il y perd, nuit à son ascension sociale et freine ainsi constamment, par vanité et en se mettant du côté de la mystification, ses possibilités de métamorphose. Tout au long, il change de vêtements davantage qu'il ne change intérieurement. Même dans la dernière partie du roman, ses possibles prises de conscience sont plutôt passées sous silence si je me souviens bien, ce qui donne l'impression qu'il reste vide et faussement acteur de sa vie.
Et j'ai bien aimé aussi le côté "roue de la fortune" : un rien, un malheureux concours de circonstances (la présence du comte dans le coucou), peut te faire basculer de l'autre côté quand tu commences à peine à monter, et pour un autre le malheur devient le terreau d'une situation plus profitable.Maintenant j'ai commencé Michel Strogoff de Jules Verne, car ça fait quand même 4 fois que je l'emprunte sans le lire.
Je le trouve pas si surprenant pour un Balzac, au contraire, le ton badin peut se retrouver aussi Le Cabinet des Antiques ou Le Curé de Tours, enfin dès qu'il parle d'un branque quoi, c'est le pendant logique du tragique qu'il met sur des Rastignac ou des De Marsay. Pour la parentèle avec Flaubert je souscris complètement, elle est aussi dans Le Lys dans la Vallée de manière plus radicale (avec déjà une ambiguïté sur la narration, comme quoi même Balzac a expérimenté dessus). Flaubert écrivait d'ailleurs qu'il fallait "se méfier du Lys" pour ne pas simplement tomber dans l'écueil de pasticher des formes déjà explorées.
Zibaldone (Léopardi).
Le 09 mai 2025 à 20:20:14 :
Le 07 mai 2025 à 20:40:26 :
Le 03 mai 2025 à 19:11:15 :
Le 26 avril 2025 à 01:33:47 :
Je lis un abrégé de l'épopée de Gilgamesh et ensuite je verrai. J'ai Un début dans la vie - Balzac, La Légende des Pendragon - Antal Szerb, et je récupère La Curée - Zola ce week-end.Sympa Un début dans la vie, c'est du pur Balzac sur le jeune homme qui s'insère dans la vie, ça surprend pas mais c'est toujours agréable. Ça s'ouvre sur un petit exposé de l'évolution et de la place des moyens de transport entre Paris et ses environs ruraux assez intéressant
Je l'ai terminé tout récemment.
Ca m'a plu, et perso je l'ai trouvé relativement surprenant pour un Balzac, en dépit du fil rouge classique du jeune homme qui doit se faire une place dans la société ; ça m'évoquait pas mal du Maupassant, dans la façon de traiter des situations peut-être, et le côté farcesque, et même un peu Flaubert à la fin, dans les ellipses, la boucle qui rejoint la situation de départ et la médiocrité de la destinée du protagoniste. Et l'écriture du roman me semblait plus enlevée, légère, que dans ce que j'ai en tête de Balzac. Après je n'ai pas encore lu énormément de Balzac pour pouvoir bien comparer les choses.
En soi Oscar est un drôle de personnage, il reste "enfant", on l'entend à peine dans le roman, sa mère le couve, et jusqu'à sa carrière militaire il a des "pères" de substitution qui se coltinent ou réparent ses fautes. Sa seule véritable action, héroïque, avant son enlisement dans une existence monotone, lui vaut un peu ironiquement je trouve de perdre un bras ; comme s'il n'était foncièrement pas fait pour briller.
J'ai trouvé ce livre intéressant aussi pour cette idée de métamorphose qui commence dès qu'Oscar envie l'apparence et la situation d'un autre ; quand lui se laisse prendre au jeu du spectacle, en ne sachant pas tenir sa langue ou parce qu'il ne sait pas résister à l'illusion créée par une société mensongère où les danseuses deviennent des marquises, il y perd, nuit à son ascension sociale et freine ainsi constamment, par vanité et en se mettant du côté de la mystification, ses possibilités de métamorphose. Tout au long, il change de vêtements davantage qu'il ne change intérieurement. Même dans la dernière partie du roman, ses possibles prises de conscience sont plutôt passées sous silence si je me souviens bien, ce qui donne l'impression qu'il reste vide et faussement acteur de sa vie.
Et j'ai bien aimé aussi le côté "roue de la fortune" : un rien, un malheureux concours de circonstances (la présence du comte dans le coucou), peut te faire basculer de l'autre côté quand tu commences à peine à monter, et pour un autre le malheur devient le terreau d'une situation plus profitable.Maintenant j'ai commencé Michel Strogoff de Jules Verne, car ça fait quand même 4 fois que je l'emprunte sans le lire.
Je le trouve pas si surprenant pour un Balzac, au contraire, le ton badin peut se retrouver aussi Le Cabinet des Antiques ou Le Curé de Tours, enfin dès qu'il parle d'un branque quoi, c'est le pendant logique du tragique qu'il met sur des Rastignac ou des De Marsay. Pour la parentèle avec Flaubert je souscris complètement, elle est aussi dans Le Lys dans la Vallée de manière plus radicale (avec déjà une ambiguïté sur la narration, comme quoi même Balzac a expérimenté dessus). Flaubert écrivait d'ailleurs qu'il fallait "se méfier du Lys" pour ne pas simplement tomber dans l'écueil de pasticher des formes déjà explorées.
Pas lu les premiers que tu cites, et comme dit je crois que j'ai encore trop peu brassé l'œuvre de Balzac pour pouvoir connaître l'étendue de sa palette d'écriture. Aussi quand je lisais Un début dans la vie j'avais en comparaison le souvenir d'un style plus austère, ne serait-ce que plus épais en description, et ici j'avais eu l'impression d'un roman un peu écrit comme une nouvelle, une narration rapide, toute en enjambées et sans pause.
Je me dis que c'est peut-être tout bêtement le sujet de l'œuvre, associé à une volonté de la part de l’auteur de le traiter dans un format relativement bref, qui commandait cette façon de faire, avec un personnage dont on met en avant la vacuité, d'autres qui existent en grande partie à travers un verbiage mensonger ou bien une collection de proverbes déformés, ce qui favorise les pans de dialogue, ainsi que de longues scènes situées dans un moyen de transport, où les êtres sont jetés hors de leur “habitat naturel” ou de leur lieu de travail, ceux-là perdant alors en opportunité de description (en cédant la place aux vêtements, à l’apparence, ce qui souligne la frivolité de la vision d’Oscar).
Je n'ai pas souvenir d'une pareille impression avec Le Colonel Chabert par exemple, donc oui, tu as raison, c'est sans doute une impression à lier à un ton badin, facétieux.
Je verrai ce que ça donne avec d'autres romans. Le bonhomme en a tellement écrit que je trouverai forcément des trucs particuliers ou bien qui me sembleront l'être dans son œuvre (d'ailleurs je me rappelle justement de La Femme de trente ans comme de quelque chose d'assez loufoque).
J'ai commencé La Curée de Zola.
Beaucoup apprécié ma lecture du Michel Strogoff de Jules Verne, qui narre la trajectoire de l'ouest à l'est de la Russie d'un courrier du tsar chargé de remettre au frère du souverain un message décisif pour l'avenir du pays sous la menace d'une invasion tartare.
Le protagoniste est caractérisé par une détermination et une abnégation sans faille qui s'impriment constamment à sa ligne de conduite ; les écarts exceptionnels qui auront lieu, aux conséquences plus ou moins graves, ne seront pas, ou difficilement, imputables à une quelconque faiblesse morale et participeront à rendre le personnage moins monolithique et prévisible, et plus humain et sensible. Il parle très peu dans tout le roman, et il y a dans cette volonté de fer et cette propension à l'action quelque chose d'assez captivant. J'ai trouvé intéressant également le personnage de Nadia, qui devient rapidement une figure féminine de loyauté, de ténacité et de patience au même titre que le protagoniste.
Certaines scènes m'ont semblé assez étonnamment dures en soi dans un roman de Jules Verne, mais l'écriture demeure toujours comme un peu distancée et ne s'appesantit pas sur les évènements. Il y a une touche de comique essentiellement apportée par deux journalistes initialement rivaux.
Même si l'auteur prend évidemment soin de faire régulièrement un point descriptif sur les régions et les zones traversées, ce n'est franchement pas envahissant et je trouve qu'il n'en fallait pas moins pour un roman dont l'un des attraits est qu'il se déroule sur les distances considérables d'un territoire étranger. D'ailleurs il est notable que l'action se termine avant l'arrivée du grand froid : l'absence de neige et de gel d'une part augmente les difficultés de progression du héros (par exemple pour la traversée des fleuves), d'autre part peut briser les anticipations cliché du lecteur (perso je m'attendais tout bêtement à tomber sur une terre enneigée à un moment ou un autre).
Des reproches à faire tout de même, une peinture trop positive et naïve de certaines choses (par exemple au sujet des exilés en Sibérie ; si je ne me trompe la raison de l'exil du père de Nadia est passée sous silence, ce qui permet de laisser de côté des considérations désagréables ou sur le pouvoir en place, ou sur le passé du personnage ; d'ailleurs tous les exilés finissent graciés du fait de leur participation à la résistance de la ville d'Irkoutsk face au siège tartare), ou bien un certain retournement de situation fondamental qui peut laisser perplexe malgré sa part de beauté.
Enfin pour l'essentiel une bonne surprise de lecture pour moi, un roman d'aventures plutôt captivant et satisfaisant. Ca me donne envie de piocher plus librement dans les Jules Verne.
Le 03 mai 2025 à 18:07:50 :
Le Loup des Mers de Jack London
J'adore cet auteur
Bon roman mais le dernier quart pas top .
de lui j'ai bien aimé :
Construire un feu
https://www.lalibrairie.com/livres/construire-un-feu_0-1746114_9782918059394.html?ctx=73a55547be4e91f393f7face687aaa25
et Le talon de fer
https://www.lalibrairie.com/livres/le-talon-de-fer--the-iron-hell_0-4931985_9782377290413.html?ctx=8f351c020f53320e82ecbac084abe715
Le 23 mai 2025 à 18:39:10 :
Le 03 mai 2025 à 18:07:50 :
Le Loup des Mers de Jack London
J'adore cet auteur
Bon roman mais le dernier quart pas top .de lui j'ai bien aimé :
Construire un feu
https://www.lalibrairie.com/livres/construire-un-feu_0-1746114_9782918059394.html?ctx=73a55547be4e91f393f7face687aaa25
et Le talon de fer
https://www.lalibrairie.com/livres/le-talon-de-fer--the-iron-hell_0-4931985_9782377290413.html?ctx=8f351c020f53320e82ecbac084abe715
merci je note
J'ai fini La mélancolie de la résistance de Laszlo Krasznahorkai , ce roman m'a vraiment mis un claque , dans le bon sens , j'adore les roman qui me plonge dans une certaine atmosphère lourde et etrange .
Je vais poursuivre avec Guerre et guerre , le plus connu de l'ecrivain
Mudwoman (Joyce Carol Oates).
Très bien guerre & guerre bien que le format une phrase par sous-chapitre soit déconcertant
Les Somnambules de Broch
Beaux seins, belles fesses (Mo Yan).
Le 21 juin 2025 à 23:55:19 :
Beaux seins, belles fesses (Mo Yan).
un titre qui fait vendre 
après il y a tromperie sur la marchandise, c'est une lecture qui ne donne pas le bout tout rouge, c'est assez sage, c'est même pas érotique donc loin d'un film de seins et au antipode d'un film de cul.
Mais bon le gars est prix nobel de littérature 2012 et je tente car je lis peu de livres chinois voire asiatique, c'est dépaysant...
Babel, de R F Kuang
Le 21 juin 2025 à 23:55:19 :
Beaux seins, belles fesses (Mo Yan).
Fini récemment
Déçu, c'est pourtant probablement le meilleur écrivain contemporain chinois
J'ai bien aimé Le rève de Marc Aurèle de Frederic Lenoir . Pour une fois il ne se contente pas de trop vulgariser la philosophie ni d'apporter une touche de " bien etre sprituel " mais simplement d'expliquer le stoicisme par la vie de l'empereur l'empereur , le tout bien sourcé et plutot bien ecrit .
Demain, je continue ma lecture estivale Journal intime, tome XI (Henri-Frédéric Amiel). L' avant dernier tome, va falloir penser à trouver une lecture de remplacement au long cours du même style.
Je lis Les Vestiges du jour - Kazuo Ishiguro
On m'en a dit le plus grand bien VDD
De mon côté, et non celui de Guermantes, je suis en train de finir la Recherche
Finito Chef-d'oeuvre de Juan Tallon, un journaleux espagnol fan de Bolano comme tout le monde maintenant qui a plus ou moins repompé le délire de la deuxième partie des Détectives Sauvages en superposant 80 témoignages de personnages divers autour de la disparition d'une sculpture de 38 tonnes de Richard Serra.
Pour ceux qui aiment les ekphrasis et l'art qui parle d'art, c'est un bon bouquin, ça flatte le goût pour la réflexion sur l'esthétique, ça m'a donné envie d'aimer un peu le minimalisme dont je ne suis pas un grand zélote d'ordinaire.
https://d1dzh206jt2san.cloudfront.net/posts-content-images/1518602684FZOYs.jpg
https://media02.stockfood.com/largepreviews/MjE3MjkyMDc4OQ==/70094219-Snake-by-Richard-Serra-Fish-gallery-Guggenheim-Museum-Bilbao-Biscay-Basque-Country-Spain.jpg
https://www.centrepompidou.fr/en/ressources/oeuvre/cej5nnG
https://flash---art.com/wp-content/uploads/2015/07/20111209-024-1-720x1080.jpg
https://www.philomag.com/sites/default/files/styles/article_947/public/images/webb-nl-r-serra.webp
Je n'aurais aimé aucune de ces oeuvres de moi-même je pense mais les voir expliquées dans le livre m'a beaucoup plu et j'adhère au délire.