Tu me fais penser Everlasting à un type décrit par Nietzsche dans Humain trop humain : "l'homme qui se situe entre les deux", "ni peuple ni artiste", qui "ne sait pas ce qu'il veut" et goûte par conséquent "une joie confuse et très mince".

S'il y a quelque latiniste / antiquisant qui peut me confirmer que la trad GF du Satyricon par Tailhade (1902) est correcte rapport au texte d'origine, parce que c'est hilarant mais on dirait de l'argot parisien...
Le texte oscille entre le familier et le vulgaire en latin mais il est très loin d'être aussi argotique, c'est manifestement sur-traduit à mort pour retranscrire un esprit bas-fond qui l'amuse je suppose dans cette oeuvre.
Par contre au niveau du contenu informationnel ça m'a l'air à première vue relativement fidèle et précis ; c'est surtout une modification du registre au niveau du lexique.
D'accord merci. Je vais éviter de subvocaliser, ce que je ne fais jamais mais là je le lis avec l'accent parigot à couper au couteau, comme les conneries de Pagnol avec l'accent mongolo.
A son époque c'est un choix de traduction qui était intéressant et plutôt pertinent, je suis toujours de l'équipe on prend ses libertés pour essayer de retranscrire les effets plutôt que la lettre perso.
Mais effectivement maintenant que ce langage-là a lui-même vieilli ça rajoute un troisième filtre pour nous qui est assez incongru.
Le 14 août 2023 à 16:10:08 :
D'accord merci. Je vais éviter de subvocaliser, ce que je ne fais jamais mais là je le lis avec l'accent parigot à couper au couteau, comme les conneries de Pagnol avec l'accent mongolo.
Tu subvocalises jamais ? Je le fais constamment et quand ce n'est pas le cas ca veut dire que je suis trop fatigué ou pas assez concentré dans ma lecture. T'es sur que t'associes pas ce mot à une chose qui n'a rien à voir ? (le fait de rajouter un accent ou une voix particulière, différente de ta petite voix de base)
Le 14 août 2023 à 16:19:00 :
A son époque c'est un choix de traduction qui était intéressant et plutôt pertinent, je suis toujours de l'équipe on prend ses libertés pour essayer de retranscrire les effets plutôt que la lettre perso.Mais effectivement maintenant que ce langage-là a lui-même vieilli ça rajoute un troisième filtre pour nous qui est assez incongru.
Ça reste fort appréciable et c'est pas systématique, c'est certaines interjections. J'arrive sans effort à visualiser que ça parle en latin ou dans une langue étrangère à la mienne de manière générale, même quand je ne connais pas la langue du tout, juste sa sonorité. J'arrive à abstraire la chose. C'est pour ça que je vais pas au théâtre d'ailleurs.
Le 14 août 2023 à 18:04:52 :
Le 14 août 2023 à 16:10:08 :
D'accord merci. Je vais éviter de subvocaliser, ce que je ne fais jamais mais là je le lis avec l'accent parigot à couper au couteau, comme les conneries de Pagnol avec l'accent mongolo.Tu subvocalises jamais ? Je le fais constamment et quand ce n'est pas le cas ca veut dire que je suis trop fatigué ou pas assez concentré dans ma lecture. T'es sur que t'associes pas ce mot à une chose qui n'a rien à voir ? (le fait de rajouter un accent ou une voix particulière, différente de ta petite voix de base)
Non j'ai pas de petite voix de base. Dans le théâtre Français à la rigueur et encore...
Par contre je ne visualise pas les personnages (visages) non plus. C'est chouette mais quand il y a une dame riche d'un certain âge dans un livre, je sais pas pourquoi mais je visualise clairement la marâtre du Cendrillon de Disney.
C'est mon imaginaire débile.
Autrement les personnages c'est des Crashroom dummies si tu me demandes de les décrire physiquement. En costumes du moment et du lieu. Banquo ou Quentin Compson c'est des gens sans visages dans des costumes. Bon pour Shylock ou Joe Christmas j'ai comme une idée du physique mais ça s'arrête là... Dans La Tâche, la Française (Delphine machin) est rousse, i.e. Crashroom dummy avec une perruque et des lunettes.
Schaufensterpuppen pour les germanophiles (cf la musique parano de Kraftwerk), le terme fr est naze ("mannequin de crash-test" ?)
T'es vraiment en train de nous dire que tu ignores qu'on nomme ces objets des dispositifs anthropomorphes d'essai ? Mais as-tu seulement vécu
Le 14 août 2023 à 18:31:44 :
T'es vraiment en train de nous dire que tu ignores qu'on nomme ces objets des dispositifs anthropomorphes d'essai ? Mais as-tu seulement vécu
J'avais des jouets Crash Dummies c'était le 🔥. C'est pour ça que je passe pas le permis (non)
La Taupe, de John Le Carré.
Comparaison foireuse mais j'ai ressenti la même tension que quand je lisais Death Note dans mes jeunes années.
Pour ceux qui veulent découvrir Le Carré, je recommande celui-ci (un peu plus accessible que L'Espion qui venait du Froid pour moi).
Une connaissance me fait découvrir en ce moment des romans contemporains de gens qui selon elle écrivent plutôt bien. J'ai donc lu "La grande Beune" de Michon, et "Histoire du fils" de Marie-Helene Lafon. Dans les deux cas des romans courts à la temporalité extrêmement différente. Je crois que j'ai préféré le caractère allusif (et éminemment érotique, aussi) du récit de Michon mais la construction des phrases m'a paru aussi plus heurtée. Lafon est sur un récit plus classique à base d'ellipses temporelles. Ça se lit vite et je crois que c'est susceptible de s'oublier vite également. Par contre elle a effectivement du style, c'est juste que je trouve dans ce cas précis que ce n'est pas mis au service de grand chose.
Découvert aussi "Miette" de Pierre Bergougnioux qui partage avec Michon un espèce de pastoralisme qui s'incarne extrêmement bien dans le roman de Bergougnioux. J'ai beaucoup aimé sa façon de gloser autour de 2 ou 3 photos retrouvées par le narrateur, mais dommage (même si j'imagine que c'est intentionnel) que le récit ressasse les mêmes idées au lieu de simplement se conclure plus rapidement.
Lu aussi en passant "Sur les falaises de marbre" de Ernst Jünger qui m'a beaucoup plu dans son genre de récit assez chevaleresque finalement pas si loin de l'héroic fantasy moderne. Je ne sais pas ce que donne l'allemand mais la traduction en français est superbe à l'oreille.
Enfin, je viens juste de terminer "La Demande" de Michèle Desbordes. J'ai eu l'impression d'un roman quasiment documentaire qui m'a beaucoup évoqué le film "Il Buco" de Michelangelo Frammartino, dans lequel on suivait sans dialogues ni explications en off l'exploration d'un trou par une équipe de spéléologue. Ici le récit assez dépersonnalisé (il, ils, elle) et le rythme lancinant des chapitres qui s'articulent autour du défilement inexorable des saisons alors que les corps vieillissent et passent touchent à l'immuabilité des choses que dépeignait très bien le film suscité.
Et sinon Stoe merci pour le retour sur Durell ![]()
Je viens de terminer La Montagne Magique de Thomas Mann. Je suis passé totalement à côté, ce microcosme de société européenne pré 14-18 m'a laissé totalement froid, j'ai apparemment saisi les tenants et aboutissants du bouquin mais sans avoir une quelconque relation réel avec son contenu. Je serai curieux d'avoir le ressenti de personne qui ont réellement été touché par ce bouquin.
L'Ethique
Je viens de terminer l'Assommoir de Emile Zola
je viens de lire reborn de thierry robberecht, c'est d'un nul ![]()
j'avais l'impression de lire un livre pro-immigration ![]()
En ce moment j'en lis deux ( c'est pas dans mes habitudes de lire deux livres à la fois, mais là pas trop le choix. )
Sur ma liseuse : Essai sur l'inégalité des races. Joseph Arthur de Gobineau.
En livre papier : Le grand mensonge du XXe siècle Tome 1 de Christian Greiner.

Nuremberg ou la terre promise de Maurice Bardèche. C'est de la documentation hein, pour un pastiche des "oeuvres" d'un certain claque-merde médiatique.