Justiciere 2 de Brandon Sanderson, ça commence à être looooong. Pour la suite j'attendrai un moment ![]()
Lu le court roman La Belle Maison de Bartelt. Une narration narquoise autour du maire et des habitants d'une bourgade qui s'organisent pour offrir une maison rénovée au couple de miséreux du coin. Les personnages sont assez caricaturaux, c'est toujours à un pas de l'absurde, il y a des irruptions de pathétique dans des scènes attendrissantes ou bien qui tendent à l'ironie cruelle ; le tout a pu me laisser une impression d'inachèvement, de ne pas savoir à quoi m'en tenir, ça garde un côté "blague", mais ça se lit bien, l'écriture est accrocheuse et j'aime bien le jeu avec les faux-semblants qui met le doigt sur les vices (plus ou moins bien) cachés, et rappelle en passant qu'on n'imagine pas forcément bien ce qui fait le bonheur et le malheur d'un individu. Une lecture légère et agréable donc. Possible que j'en tente d'autres de l'auteur quand je voudrai retrouver ce type de lecture.
A côté d' Oblomov que je lis certains soirs j'ai le choix parmi quelques romans fraîchement empruntés en me hasardant à la bibli, j'ai Sur les Falaises de marbre - Jünger , Le Zéro et l'Infini - Koestler, Les Anneaux de Saturne - Sebald, Mephisto - Klaus Mann. Je sais pas encore vers quoi me diriger, je déciderai plus tard.
Je commence bientôt probablement Cinq Grandes Odes de Claudel ; comme ça ça ne me tente pas trop, je verrai si la lecture brise mes réticences.
Fini Desert Solitaire d'Edward Abbey .
Quel livre passionnant , l'auteur nous immerge dans son désert de l'Utah et transmet remarquablement son amour pour la nature sauvage .
Du vrai Nature Writing , bien que assez misanthrope et anti-moderniste .
Tellement riche que je vais le relire une 2e fois pour bien analyser ses reflexions .
Sidérations de Richard Powers depuis le week end dernier.
Les deux problèmes fondamentaux de l'éthique d'Arthur Schopenhauer.
J'ai terminé Le journal d'un homme de trop de Tourguéniev et j'ai particulièrement aimé donc j'enchaine sur Père et fils du même auteur ![]()
Lu et aimé Sur les falaises de marbre - Jünger, roman court teinté de merveilleux qui décrit la décadence et l'irruption du mal sur le territoire, et fait s'interroger sur le comportement à adopter face à la barbarie (résistance passive, affrontement, exil...). La narration a quelque chose d'imprécis et d'onirique tout en étant je trouve forte d'une concision et d'une profondeur dans la vision.
Lu et pas spécialement aimé le recueil poétique des Cinq Grandes Odes de Claudel. J'ai pu l'apprécier par passages, voire en certains versets, mais l'ensemble m'a donné une impression d'artificiel ; j'ai trouvé que l'inspiration religieuse ou antique y était mal fondue, comme si ça demeurait un peu impersonnel, j'ai pu avoir l'impression étrange de lire des citations, et je n'ai pas pu être sensible à sa mise en scène de la figure du poète catholique. Je n'ai jamais réussi à accrocher, ça ne prenait pas. Vu ma réserve je me dis que je l'ai peut-être mal lu ou lu à un mauvais moment. J'ai davantage apprécié La Cantate à trois voix qui figurait également dans le recueil, que j'ai trouvée plus intéressante et plus poétique.
Lu et pas spécialement aimé le recueil poétique des Cinq Grandes Odes de Claudel. J'ai pu l'apprécier par passages, voire en certains versets, mais l'ensemble m'a donné une impression d'artificiel ; j'ai trouvé que l'inspiration religieuse ou antique y était mal fondue, comme si ça demeurait un peu impersonnel, j'ai pu avoir l'impression étrange de lire des citations, et je n'ai pas pu être sensible à sa mise en scène de la figure du poète catholique. Je n'ai jamais réussi à accrocher, ça ne prenait pas. Vu ma réserve je me dis que je l'ai peut-être mal lu ou lu à un mauvais moment. J'ai davantage apprécié La Cantate à trois voix qui figurait également dans le recueil, que j'ai trouvée plus intéressante et plus poétique.
C'est drôle, j'ai plus ou moins acheté le recueil (trouvé pour une misère d'occasion) après ton post sur l'autre topic, intéressé que j'étais par La Cantate à trois voix. Merci pour ton retour, j'ai hâte de m'y mettre.
En dépit de mon manque d'enthousiasme, globalement, à la lecture de ce recueil, j'espère que tu y trouveras ton compte ![]()
J'ai voulu tester du Kazuo Ishiguro. C'est d'un plat, je laisse tomber
Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ?, de Pierre Bayard. 
Lu Bruges la Morte de Rodendach et Monsieur Phocas de Jean Lorrain, deux bons classiques décadents.
La Jeunesse d’Auguste Comte et la formation du positivisme d’Henri Gouhier ![]()
Finito Charles Demailly. Je n'en suis plus sûr parce que cela fait des années que je le possède mais je ne suis pas sûr que j'étais parvenu à le finir - ça finit comme tous les romans naturalistes en plus, étiquette à laquelle il faut clairement rattacher les Goncourt malgré leur animosité (enfin celle d'Edmond) un peu aigre à l'encontre de Zola.
Comme d'habitude, leurs romans sont de vastes bordels dont les meilleures pages restent toujours des descriptions paysagistes impressionnistes, mais à part ça je me suis pris à me rendre compte à la lecture que je n'arrivais plus du tout à aimer le réalisme XIXe, et que ça fait un moment.
Idéologiquement, je ne supporte plus tellement cette manière de voir le monde et de vouloir le circonscrire dans une objectivité bidon et nihiliste, empreinte d'une méchanceté réelle, autant pour ses propres personnages que pour ses contemporains qu'on représente derrière.
Je ne comprends pas empathiquement ce besoin de rendre crédible jsuqu'à l'étouffement de la lisibilité des êtres de papier pour le plaisir seul, un peu étrange, de les torturer ensuite dans la foi curieuse que l'on livre par là une vérité sur le réel confondante.
Il y a un désir malsain derrière ça, qui est celui de Zola, qui est celui du premier Huysmans, qui est celui du premier Maupassant, qui a toujours été celui des Goncourt, qui me fout un sacré bourdon.
Je crois pas qu'en art ou ailleurs tout le monde ait le besoin de professer tout le temps son optimisme ou son spiritisme ; mais je ne comprends plus du tout le besoin de lire le réel comme un tas de saletés, qu'il ne me paraît pas être toujours tant que ça.
Ton absence n'est que ténèbres de Jon Kalman Stefansson.
Les salauds, ils ont transformé la collection en Folio 3 euros. Choqué et déçu.
J'ai lu quelques pages en arrière que des membres étaient sur Lumière d'août de Faulkner. Le style d'écriture de cet auteur est original, l'ambiance qui ressort de ce roman m'a plutôt marqué. J'ai des scènes assez anecdotiques en tête, le type de lecture qui me reviendra.
De mon côté, je lis plus en ce moment.
Pour rentrer de nouveau dans le cercle vertueux de la lecture, je fonce sur un roman que j'avais énormément apprécié, "Le seigneur des porcheries".
Suite à cela, j'ai plusieurs lectures qui m'attendent :
-Cent ans de solitude
-La république de Platon
-Un Faulkner à découvrir
-Du Zola également à découvrir (L'assommoir, ou alors les prendre dans l'ordre si ça vaut le coup)
De tête j'ai ça, et ce serait déjà pas mal du tout !
Après une grosse période creuse, je reprends avec le pavillon d’or de Mishima
Terminé L’Iris sauvage, première rencontre avec Louise Glück. Il s’agit d’un recueil de poèmes qui se font subtilement écho les uns aux autres, tout en étant intelligibles et appréciables en tant qu’unités. Sur la scène d’un jardin et plus largement de la nature, trois voix s’interpellent tour à tour, celle du poète, celle des plantes et celle d’une entité supérieure (on nous rapporte en préface que l’auteur la nomme un “être céleste”), associée au rythme et aux phénomènes saisonniers. Le ciel et les habitants de la terre se questionnent dans la distance, le reproche ou l’incompréhension, le jardin est le double d’un paradis terrestre à perdre, l’existence humaine vouée à la finitude rencontre la vie circulaire des plantes. J’ai bien aimé la cohérence interne du recueil, avec l’écoulement de l’année en filigrane, les textes à la fois simples et habités, et l’impression de mélancolie et de pénombre qui ressort de l’ensemble. Les poèmes sont parfois obscurs, on ne sait pas forcément bien à quoi à qui correspond telle voix, tel pronom, ce qui peut nuire à leur adhésion et à la possibilité d’y être sensible, mais je n’ai pas trouvé cela trop dérangeant. Ça n'a pas été une lecture éclatante ni compliquée, mais agréable et touchante, et dans la façon d’aborder des thèmes poétiques courants (vie, fleurs, etc), et dans ce quelque chose de doux et de sincère dans la parole. Je pense l’avoir lu à un bon moment, c’était bien de retourner à ce genre de lyrisme simple, intime, chuchoté.
En passant, mon édition étant bilingue j’ai pu d’abord apprécier la chose dans sa langue originelle en dépit de mon niveau d’anglais médiocre, et j’ai pu aussi m’interroger sur certains choix de traduction, en trouvant dommage que par exemple certains “flous” soient dissipés (par exemple la traduction de “dark birds” je crois en “freux”), ou que l’on opte pour des tournures ou un vocabulaire plus “soignés” quitte à opacifier le sens de départ à mon avis (par exemple “are you like the hawthorn tree, / always the same thing in the same place” devient “es-tu comme l’aubépine, / toujours là, similaire, au même endroit”, je ne comprends pas vraiment pourquoi n'a pas été choisi le plus littéral “toujours la même chose au même endroit” avec sa répétition stylée et la préservation du terme "thing / chose" dans le contexte d'un poème qui interroge justement la nature mystérieuse d'un "être céleste" mal concevable, d’autant que la traduction adoptée d’une part crée pratiquement une redondance, en tous cas du superflu, avec “là” et “au même endroit”, qui n’existe originellement pas, et d’autre part que le terme “similaire” évoque plutôt une comparaison de X avec Y alors que “toujours la même chose” signifie plus clairement et simplement l’absence de changement de la chose en soi, qui est ce dont il est question comme le confirme la suite du poème : “Dieu” n’est comparé à l’aubépine qu’à travers les propriétés qu’a celle-ci d’être toujours la même au même endroit, contrairement au “foxglove, inconsistent”, la “digitale, inconstante”). Bref, je chipote peut-être beaucoup et avec mon niveau d’anglais y’a sans doute des choses qui m’échappent. Si quelqu'un le lit...
Je peux passer à un autre poète, pas encore choisi, et avec ça je termine bientôt Le Zéro et l'Infini.
Le 10 avril 2023 à 09:24:56 :
Après une grosse période creuse, je reprends avec le pavillon d’or de Mishima
bon choix