Fini la trilogie familiale des trois pièces de Florian Zeller, Le Père, La Mère, Le Fils qu'il auto-adapte à Hollywood ces dernières années.
Je prenais ça un peu de loin au début car c'est un langage anti-technique au possible, presque un langage de dialoguiste plus que de dramaturge, qui restreint au maximum les effets de style au profit d'une vraisemblance très forte ; mais en réalité on va retrouver dans les trois pièces des effets de composition plus qu'astucieux, surtout dans le Père et la Mère, qui consisteront en des répétitions de scène ou des décalages pour nous faire entrer dans du théâtre comme si on pouvait y avoir de la focalisation de roman sur des personnages malades de leur chagrin tournant à la détresse.
C'est d'une justesse impressionnante et c'est vraiment poignant, ayant connu mon lot de difficultés familiales en grandissant je ressens un réel malaise en parcourant le bouquin.
Je recommande en tout cas, d'autant que les pièces sont très rapides et faciles à lire, en trois quart d'heure / une heure c'est bouclé pour chaque.