Les bases, donc bien non mais ça dépend un peu de ta question.
___________________
J'avais pas envie de repartir sur de la grosse littérature après le Roi pêcheur de Gracq - excellent d'ailleurs même si en termes dramaturgiques c'est intéressant qu'à la fin, et surtout en déconstruction -, donc je me suis lu les Culbuteurs de l'enfer, un bon vieux Zelazny bien années 60 qui consiste en une sorte de mélange entre le Salaire de la peur et Fallout.
On va suivre le dernier Hells Angel, vaguement nazifiant même si ça sert à rien dans l'intrigue, qui doit pour sortir de prison dans une Amérique ravagée par la guerre nucléaire faire le trajet LA - Boston dans une voiture blindée à lance-flamme et à lance-roquette, en évitant les lézards géants, les volcans en éruption et les gangs de bikers.
Je signais pour une balade burnée et beauf assumé que j'ai eue en partie mais j'ai été surpris - je devrais pas car je tiens sérieusement Zelazny pour un type intéressant - de voir l'intrigue être aussi riche de descriptions très lyriques du décor post-nucléaire, au point de limite déraper parfois dans du nature writing de qualité.
On a carrément à la fin deux trois pages de description où l'auteur part en couille en cassant le quatrième mur de son histoire sans trop de scrupule pour s'éclater à revenir sur une peinture déjà faite du phénomène météorologique presque mystique dont il fait le principal antagoniste du livre.
C'était stylé.