[20:16:18] <HacheTague00>
Le 24 août 2022 à 18:56:59 :
Je viens tout juste de terminer Moby Dick de Herman Melville qui est... long mais long. Trop de détails, environ 400, sur les baleines, les cachalots, qui auraient put être évité par mes traducteurs de nos jours ou tout du moins abrégés.
Ceci fait, je me lance dans la lecture de Moi, Peter Pan de Michael Roch. Je pense ne pas être déçu du voyage.Le livre est un peu particulier c'est certain, ça commence comme un romain d'aventure et paf, t'as 80% du reste du bouquin sur les baleines et la chasse à la baleine
. Personnellement j'avais beaucoup aimé mais en grande partie parce que le livre est superbement écrit, après je ne sais pas si ça se transcrit bien dans les versions traduites.
C'est exactement ça.
Comme beaucoup d'auteur de son époque, il est sur le descriptif à outrance mais c'est d'époque. Jules Vernes en faisait autant.
Pour Moby Dick, j'ai eu plus de mal car en effet, c'est 80% du livre qui décrit et la chasse à la baleine et les différences entre baleines et cachalots. Mais les passages de pure narration de l'aventure sont excellents.
C'est un usage quand même assez différent de celui de Verne.
Il y a toute une sociologie derrière la description de Melville, même si elle est très abstraite dans Moby Dick.
J'avais vu une capsule vidéo de qualité à ce sujet y a pas longtemps sur arte peut-être j'essaierai de la retrouver, mais ça expliquait pas mal le contexte du village portuaire dans lequel il a écrit le bouquin en méditant face à la montagne et tout, c'était stylé.
Ça se voit dans plein d'autres bouquins de toute façon que son propos est métaphorique, dans Bartleby, dans Benito Cereno c'est même explicite bien que ça passe par une légère coloration scientifique.
Je dirais pas qu'il fait ça dans une pure démarche encyclopédique didactique comme Hugo ou Verne.
Le 24 août 2022 à 23:51:21 :
[20:16:18] <HacheTague00>
Le 24 août 2022 à 18:56:59 :
Je viens tout juste de terminer Moby Dick de Herman Melville qui est... long mais long. Trop de détails, environ 400, sur les baleines, les cachalots, qui auraient put être évité par mes traducteurs de nos jours ou tout du moins abrégés.
Ceci fait, je me lance dans la lecture de Moi, Peter Pan de Michael Roch. Je pense ne pas être déçu du voyage.Le livre est un peu particulier c'est certain, ça commence comme un romain d'aventure et paf, t'as 80% du reste du bouquin sur les baleines et la chasse à la baleine
. Personnellement j'avais beaucoup aimé mais en grande partie parce que le livre est superbement écrit, après je ne sais pas si ça se transcrit bien dans les versions traduites.
C'est exactement ça.
Comme beaucoup d'auteur de son époque, il est sur le descriptif à outrance mais c'est d'époque. Jules Vernes en faisait autant.
Pour Moby Dick, j'ai eu plus de mal car en effet, c'est 80% du livre qui décrit et la chasse à la baleine et les différences entre baleines et cachalots. Mais les passages de pure narration de l'aventure sont excellents.
Je vois les choses un peu différemment pour Verne. Pour moi c'est un peu l'ancètre de la hard sci fi, les explications techniques prennent souvent le pas sur l'intrigue (la cohérence et la vraisemblance semble être les points plus importants) mais elle n'est pas totalement ignorée comme elle l'est dans Moby Dick. De plus, c'est mon mon avis personnel mais je trouve que Verne n'avait pas réellement de talent d'écrivain dans ce que j'ai pu lire de lui, je réserve un jugement plus définitif une fois que j'aurai lu 20 000 lieues sous les mer mais je trouve qu'il a plus sa place comme novateur que comme "véritable" écrivain. Pour Melville je trouve qu'on est plus proche du naturalisme, mais même là dedans la structure du livre est vraiment très surprenante et ne colle à aucun schéma classique que je connaisse. Certainement pas un bouquin que je conseillerai à n'importe qui
.
J'ai voulu tester du Carrisi parce que tout le monde en disait du bien et que ça faisait des années que j'avais pas lu un thriller de tueur en série - en même temps je déteste le genre je sais pas à quoi je m'attendais.
On m'avait dit du bien du Chuchoteur mais comme je suis con j'ai acheté Le Silence du chuchoteur qui n'est pas le tome 1.
C'est une abracadabrantesque histoire dans laquelle un mec - qui est concrètement une image de satan - a le pouvoir quasi-surnaturel de pousser des gens à tuer en révélant leur côté psychopathe enfoui. Pour ça, lui et ses disciples passent par un espèce de jeu vidéo claqué qui est concrètement une décalque de Second Life mais qui tourne sur un G3 de notre enfance en pouvant émuler un monde en VR en 3d dans les années 90. Jeu que l'on fréquente soit dit en passant en prenant des acides parce que...ça réduit l'aliasing. Je déconne pas. Si j'avais su je me serais pas autant fait chier avec l'opti de Dishonored 2. Tout le sel de l'histoire repose sur le fait qu'en fait y a un tueur et un anti-tueur et que l'héroïne nulle est simplement prise en sandwich entre les deux, comme dans ces twists claqués et interminables de Saw passé le troisième. Le pire c'est qu'arrivé à la fin tu te rends compte, même si tu le prévoyais avant, que tout le livre n'est qu'un filler nul pour une suite d'une série qui n'est jamais explicitement déclarée comme telle.
Bref de la grosse merde mais ça étonne qui ; à lire pour ceux que ça faisait marrer de taper du Crichton, mais déjà que Crichton c'est poussiéreux alors un mec qui refait Crichton quarante ans après je vous laisse imaginer le potentiel de nanar involontaire.
S'inspirer de Second Life en 2018 c'est audacieux.
Le 24 août 2022 à 23:35:42 :
Le 24 août 2022 à 15:09:52 :
J'ai commencé en même temps deux livres : L'Empire du malheur. Une histoire de la dépression de Sadowsky et c'est plutôt intéressant, bien que très factuel pour l'instant. Mon autre lecture, c'est Le Jour où mon père s'est tu de Virginie Linhart et c'est vraiment passionnant, on apprend plein de choses sur la gauche des années 70-80 et sur la relation père-enfants, etc.L'Empire du malheur. Une histoire de la dépression de Sadowsky, c'est un vrai livre d'historien de la médecine et des sensibilités, un peu comme le fait Corbin, ou alors quelque chose qui tourne plus autour de la philosophie?
Je ne connais pas du tout Corbin, mais c'est effectivement davantage un livre d'historien qu'un livre de philo, ce qui m'a dérangé un peu au début, mais je me dis que c'est pas mal d'avoir une vue d'ensemble et même des détails sur cette maladie. Après, il y a des interrogations comme "Qu'est-ce qu'une maladie ?", mais ce sont plutôt des débats scientifiques que des débats philosophiques.
Je n'en suis encore qu'au début, mais ça évoque et compte évoquer les différents traitements qui ont existé et qui existent aujourd'hui, la façon dont la dépression était et est perçue, les différents "courants" de réponse à la dépression avec, par exemple, une évocation des "antipsychiatriques". L'auteur semble, lui, favorable, à la réponse psychiatrique (moi aussi donc ça aide à entrer dans le livre). Et plein d'autres choses !
Récemment j'ai terminé:
- Le Maître et Marguerite de Boulgakov: très bien, pas vraiment ce que j'imaginais au départ, mais très intéressant. Toujours un peu de difficulté à lire des traductions mais bon
.
- The Sword of the Lictor de Gene Wolfe: troisième tome du Book of the New Sun, toujours très sympa dans son univers de Dying Earth, un peu surpris que les choses bougent relativement peu étant donné qu'il s'agit de l'avant dernier tome.
- The End of Everything (Astronomically Speaking) de Katie Mack: généralement je me tiens loin des livres de vulgarisation parce que j'ai une situation de connaissance un peu batarde pour les apprécier en règle générale, j'ai trouvé celui là plutôt pas mal. La vulgarisation est de bonne facture, le sujet intéressant et permet de parler de physique au sens général, j'ai pas appris autant de chose que durant ma lecture de Einstein's Unfinished Revolution de Smolin, mais ça reste un livre de très bonne facture.
Du coup j'enchaine sur The Book of Disquiet de Pessoa. J'aurai pu lire la traduction française mais étant donné que Pessoa a plus écrit en anglais qu'en français je me suis dit que c'était peut être un meilleur choix.
Le 25 août 2022 à 16:11:33 :
Le 24 août 2022 à 23:35:42 :
Le 24 août 2022 à 15:09:52 :
J'ai commencé en même temps deux livres : L'Empire du malheur. Une histoire de la dépression de Sadowsky et c'est plutôt intéressant, bien que très factuel pour l'instant. Mon autre lecture, c'est Le Jour où mon père s'est tu de Virginie Linhart et c'est vraiment passionnant, on apprend plein de choses sur la gauche des années 70-80 et sur la relation père-enfants, etc.L'Empire du malheur. Une histoire de la dépression de Sadowsky, c'est un vrai livre d'historien de la médecine et des sensibilités, un peu comme le fait Corbin, ou alors quelque chose qui tourne plus autour de la philosophie?
Je ne connais pas du tout Corbin, mais c'est effectivement davantage un livre d'historien qu'un livre de philo, ce qui m'a dérangé un peu au début, mais je me dis que c'est pas mal d'avoir une vue d'ensemble et même des détails sur cette maladie. Après, il y a des interrogations comme "Qu'est-ce qu'une maladie ?", mais ce sont plutôt des débats scientifiques que des débats philosophiques.
Je n'en suis encore qu'au début, mais ça évoque et compte évoquer les différents traitements qui ont existé et qui existent aujourd'hui, la façon dont la dépression était et est perçue, les différents "courants" de réponse à la dépression avec, par exemple, une évocation des "antipsychiatriques". L'auteur semble, lui, favorable, à la réponse psychiatrique (moi aussi donc ça aide à entrer dans le livre). Et plein d'autres choses !
Merci pour te retour. Ca pourrait me plaire alors, étant donné que j'ai beaucoup plus d'appétence pour le concret des études historiques que pour les réflexions philosophiques. Je vais le noter.
L'opinion favorable à la réponse psychiatrique ne me dérangeant pas du tout non plus.
Corbin c'est un historien qui explore le champs de l'histoire des sensibilités et des mentalités. Il a travaillé sur a perception du corps, des odeurs, des phénomènes météo au cours du temps.
Il a aussi fait une histoire des pratiques de la santé qui m'avait passionné et d'où mon intérêt pour ta lecture, pour voir si il tenait de la même veine.
Au Moyen-Âge on avait une rationalité qui fonctionnait par analogies (comme Pastoureau l'explique très bien dans d'autres champs) et, par exemple, il arrivait que l'on intègre certaines pierres précieuse dans la confection de remèdes car ce qui parait pur devait par analogie pouvoir purifier le corps.
Edit: Après recherche l'auteur de l'Histoire des Pratiques de Santé est Vigarello et pas Corbin! Mais c'est la même perspective de recherche et si le livre que tu lis te plait je ne peux que te conseiller d'y jeter un oeil.
J'ai fini Éloge de la marâtre de Mario Vargas Llosa, court roman de 200 pages, c'est particulier
le contexte du roman, c'est une famille bourgeoise péruvienne : un père, sa nouvelle femme et son fils (de son ancienne femme).
en gros, le livre peut se diviser en 3 parties (chacune composée de plusieurs chapitres qui s'alternent) :
- la relation entre la femme et le fils : c'est ce qui est présenté comme l'enjeu majeur du roman sur le 4ème de couverture, et on le comprend rapidement, parce que le fils, qui doit avoir une dizaine d'années, a clairement une attirance pour sa belle-mère, qui n'y est elle-même pas totalement insensible. On a donc un thème un peu "lolitaesque", ce qui m'a poussé à lire le livre initialement ![]()
- l'apprêtement physique du père : de longues descriptions, liées à des réflexions philosophiques, des soins que le père se prodigue chaque soir, avant la fuck session (:noel:). C'est probablement la partie la moins intéressante du livre, mais je n'ai peut-être pas tout compris ![]()
- la description des ébats amoureux du couple : sans doute la partie la plus originale du roman. Dès le premier chapitre, on apprend que le couple base ses ébats sur des peintures plus ou moins érotiques, et en font carrément un jeu de rôle. L'auteur en fait un chapitre à chaque fois, comme une sorte de tableau animé, essayant de percer ce qui s'y passe
c'est plutôt bien fait et c'est ce qui m'a le plus plu. En bonus, il y a les reproductions des 5 tableaux au milieu du livre, je n'avais jamais vu ça dans un Folio ![]()
Le style d'écriture donne plutôt dans le classicisme, c'est le genre de bouquin dans lequel un lecteur moyen comme moi apprend quelques mots ("éburnéen" en l'occurrence, qui signifie "fait d'ivoire"
). C'est agréable à lire, je n'ai pas perdu en intérêt au fil de la lecture, mais je n'aurais pas eu envie que ça continue beaucoup plus. J'ai été un peu déçu de l'intrigue belle-mère-fils, au final, la psychologie des personnages n'est pas assez développée sur ce point ![]()
Je recommanderais tout de même le livre pour une lecture originale (et brève de toute façon), en particulier ces tableaux vivants ![]()
Si quelqu'un l'a lu ou a lu autre chose de Mario Vargas Llosa, ça m'intéresserait d'avoir son avis, c'est le premier livre de cet auteur que j'ai lu, et je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi ![]()
J'en suis à un tiers de La mélancolie de la résistance de Laszlo Krasznahorkai, c'est le premier livre que je lis de lui.
Pour l'instant je ne sais pas trop quoi en penser. Le rythme des phrases est très étrange avec une accumulation de propositions délirante, l'auteur fait des phrases heurtées qui dépassent parfois le volume d'une page.
Il en résulte une impression un peu à mi chemin entre la prise directe avec le flux de pensée des personnages et une précision maniaque. Toutefois malgré cette grande précision la trame est volontairement assez obscure pour l'instant.
Je pense que le roman réside surtout dans sa construction qui a l'air ample avec les différents points de vue qui s'opposent.
Ça me paraît assez gratuit pour l'instant, heureusement ça se lit bien.
J'ai commencé La Horde du Contrevent, de Alain Damasio, mais je n'accroche pas du tout. 
[17:14:50] <LycanParesseux>
J'ai commencé La Horde du Contrevent, de Alain Damasio, mais je n'accroche pas du tout.
Persévère 150 pages au moins. Tous les concepts et néologismes vont devenir clairs pour toi. Après tu peux aussi être gonflé par son style très... démonstratif.
Le 27 août 2022 à 17:20:07 :
[17:14:50] <LycanParesseux>
J'ai commencé La Horde du Contrevent, de Alain Damasio, mais je n'accroche pas du tout.Persévère 150 pages au moins. Tous les concepts et néologismes vont devenir clairs pour toi. Après tu peux aussi être gonflé par son style très... démonstratif.
Ça me fait déjà chier au bout d'une dizaine de pages alors 150... 
Vargas Llosa c'est un mec qui m'a toujours beaucoup déconcerté stylistiquement, je sens que je suis toujours à deux doigts de vraiment kiffer sa littérature mais j'y arrive jamais vraiment, y a un truc qui me tient à la porte, je sais pas exactement à quoi ça tient parce que ça me paraît pas toujours être pour la même raison dans chaque livre, mais je sais pas je bloque. Peut-être la manière très abstraite qu'il peut avoir de décrire, c'est pas que ça manque de détails mais ça articule toujours assez bizarrement des éléments qu'on aurait pas forcément mis ensemble, il a une manière de monter qui me trouble. C'est le genre de mec qui va parler des pieds d'un mec au premier plan avant de sauter sur une borne au bord du décor puis d'évoquer une anecdote historique chelou avant de faire un détail météorologique puis un insert de discours indirect, en une ou deux phrases.
J'aime beaucoup quand même La Guerre de la fin du monde, qui est une étrange épopée sur un prophète chelou qui groupe à la fin du XIXe je crois au Brésil des éclopés, des bandits, des pauvres, des fous dans une espèce de forteresse pour faire sécession face à la République qui commence à unifier le territoire.
__________
Je suis sur La papeterie Tsubaki de Ogawa Ito. C'est vraiment le truc nippon cliché à mort hypé chez nous ces dernières années, on décrit des objets et des techniques manuelles et c'est tout, autour il se groupe quelques petites intrigues tranches de vie à deux ronds qui sont toujours qu'esquissées sur fond de poétiques des saisons, c'est éminemment comparable à ce que peut faire Kore-Eda maintenant ou Naomi Kawase au ciné.
Je m'en veux donc mais je kiffe bien.
Le 27 août 2022 à 11:41:02 :
Le 25 août 2022 à 16:11:33 :
Le 24 août 2022 à 23:35:42 :
Le 24 août 2022 à 15:09:52 :
J'ai commencé en même temps deux livres : L'Empire du malheur. Une histoire de la dépression de Sadowsky et c'est plutôt intéressant, bien que très factuel pour l'instant. Mon autre lecture, c'est Le Jour où mon père s'est tu de Virginie Linhart et c'est vraiment passionnant, on apprend plein de choses sur la gauche des années 70-80 et sur la relation père-enfants, etc.L'Empire du malheur. Une histoire de la dépression de Sadowsky, c'est un vrai livre d'historien de la médecine et des sensibilités, un peu comme le fait Corbin, ou alors quelque chose qui tourne plus autour de la philosophie?
Je ne connais pas du tout Corbin, mais c'est effectivement davantage un livre d'historien qu'un livre de philo, ce qui m'a dérangé un peu au début, mais je me dis que c'est pas mal d'avoir une vue d'ensemble et même des détails sur cette maladie. Après, il y a des interrogations comme "Qu'est-ce qu'une maladie ?", mais ce sont plutôt des débats scientifiques que des débats philosophiques.
Je n'en suis encore qu'au début, mais ça évoque et compte évoquer les différents traitements qui ont existé et qui existent aujourd'hui, la façon dont la dépression était et est perçue, les différents "courants" de réponse à la dépression avec, par exemple, une évocation des "antipsychiatriques". L'auteur semble, lui, favorable, à la réponse psychiatrique (moi aussi donc ça aide à entrer dans le livre). Et plein d'autres choses !Merci pour te retour. Ca pourrait me plaire alors, étant donné que j'ai beaucoup plus d'appétence pour le concret des études historiques que pour les réflexions philosophiques. Je vais le noter.
L'opinion favorable à la réponse psychiatrique ne me dérangeant pas du tout non plus.Corbin c'est un historien qui explore le champs de l'histoire des sensibilités et des mentalités. Il a travaillé sur a perception du corps, des odeurs, des phénomènes météo au cours du temps.
Il a aussi fait une histoire des pratiques de la santé qui m'avait passionné et d'où mon intérêt pour ta lecture, pour voir si il tenait de la même veine.
Au Moyen-Âge on avait une rationalité qui fonctionnait par analogies (comme Pastoureau l'explique très bien dans d'autres champs) et, par exemple, il arrivait que l'on intègre certaines pierres précieuse dans la confection de remèdes car ce qui parait pur devait par analogie pouvoir purifier le corps.Edit: Après recherche l'auteur de l'Histoire des Pratiques de Santé est Vigarello et pas Corbin! Mais c'est la même perspective de recherche et si le livre que tu lis te plait je ne peux que te conseiller d'y jeter un oeil.
J'avais lu l'Histoire du Viol de Vigarello. C'était pas mal même si le cadre annoncé du bouquin (en gros la période moderne occidentale) m'avait un peu refroidit, j'aurai aimé une étude plus large.
Jaworski. Chasse royale. Les grands arrières, Rois du monde, II-2
Pourquoi faire simple et clair? ![]()
Ah je vois plus haut que ça clashe Carrisi. J'ai lu Le Chuchoteur il y a quelques années, quelle daube infâme. Je ne m'en souviens plus dans les détails mais c'était un enchaînement de rebondissements ridicules dignes d'un téléfilm de l'après midi sur tf1.
Le 27 août 2022 à 17:39:33 Burra a écrit :
Vargas Llosa c'est un mec qui m'a toujours beaucoup déconcerté stylistiquement, je sens que je suis toujours à deux doigts de vraiment kiffer sa littérature mais j'y arrive jamais vraiment, y a un truc qui me tient à la porte, je sais pas exactement à quoi ça tient parce que ça me paraît pas toujours être pour la même raison dans chaque livre, mais je sais pas je bloque. Peut-être la manière très abstraite qu'il peut avoir de décrire, c'est pas que ça manque de détails mais ça articule toujours assez bizarrement des éléments qu'on aurait pas forcément mis ensemble, il a une manière de monter qui me trouble. C'est le genre de mec qui va parler des pieds d'un mec au premier plan avant de sauter sur une borne au bord du décor puis d'évoquer une anecdote historique chelou avant de faire un détail météorologique puis un insert de discours indirect, en une ou deux phrases.J'aime beaucoup quand même La Guerre de la fin du monde, qui est une étrange épopée sur un prophète chelou qui groupe à la fin du XIXe je crois au Brésil des éclopés, des bandits, des pauvres, des fous dans une espèce de forteresse pour faire sécession face à la République qui commence à unifier le territoire.
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Je suis sur La papeterie Tsubaki de Ogawa Ito. C'est vraiment le truc nippon cliché à mort hypé chez nous ces dernières années, on décrit des objets et des techniques manuelles et c'est tout, autour il se groupe quelques petites intrigues tranches de vie à deux ronds qui sont toujours qu'esquissées sur fond de poétiques des saisons, c'est éminemment comparable à ce que peut faire Kore-Eda maintenant ou Naomi Kawase au ciné.
Je m'en veux donc mais je kiffe bien.
Merci pour ton retour clé, effectivement j'ai ressenti la même chose que toi dans certains passages, c'est très éclectique. En même temps, c'est ce qui m'a permis de lire sans me lasser des dizaines de pages sur un mec qui se nettoie le nez ou les oreilles
Mais c'est vrai que c'est déconcertant, et ça m'a laissé un peu confus à la fin de la lecture. Je ne sais pas vraiment ce que j'ai lu, ce que j'aurais dû en retirer, etc ![]()
Ceci dit, c'est beaucoup moins vrai pour les chapitres-tableau ; peut-être que ça te plairait davantage, du coup ![]()
Merci aussi pour la recommandation de La Guerre de la fin du monde, la thématique m'intéresse beaucoup ![]()
Le 27 août 2022 à 17:24:20 LycanParesseux a écrit :
Le 27 août 2022 à 17:20:07 :
[17:14:50] <LycanParesseux>
J'ai commencé La Horde du Contrevent, de Alain Damasio, mais je n'accroche pas du tout.Persévère 150 pages au moins. Tous les concepts et néologismes vont devenir clairs pour toi. Après tu peux aussi être gonflé par son style très... démonstratif.
Ça me fait déjà chier au bout d'une dizaine de pages alors 150...
J'ai eu la même expérience
En même temps, je m'en veux parce que y a pas tant d'écrivains de SF français qui travaillent le style, et pour le coup ça a l'air assez magistral, avec ces changements de style selon le personnage. Mais ouais, la thématique m'a fait chier, le délire un peu "militaire" de l'escouade ne m'attire pas
un pote dans l'armée a adoré par contre ![]()
Le 27 août 2022 à 17:14:50 :
J'ai commencé La Horde du Contrevent, de Alain Damasio, mais je n'accroche pas du tout.
Si tu le sens pas, te force pas. J'ai pas du tout aimé, personnellement.
Le 27 août 2022 à 17:14:50 :
J'ai commencé La Horde du Contrevent, de Alain Damasio, mais je n'accroche pas du tout.
Je suis de même avis. C'est son style qui m'a lassé...