on monte en compétence.
J'ai atteint le niveau fydim
je donne pas beaucoup d'avis.
Là juste j'ai pensé à mes potes suprématistes
J'ai envie de l'acheter, pas pour le lire mais pour avoir ça dans ma biblio par goût pour l'hétéroclite.
oui c'est un livre à acheter et exposer pour le symbole.
Moi je suis un con et qui assume pas donc je l'ai dl pour le lire, dans la blague d'attali j'aurais été Christian qui achète 50 balles les pantalons à une jambe.
Shiloh de Shelby Foote.
Vous conseillez quoi de Giono ?
Pour le moment j'ai lu Le Hussard sur le toit . Je voulais me lancer dans Un roi sans divertissement mais comme quelqu'un me l'a piqué j'ai pris Le moulin de Pologne. ![]()
Le Moulin de Pologne est très bien. Y'a Le Bonheur fou et Les Âmes fortes aussi qui sont pas mal. D'un point de vue formel c'est ce dernier qui est le plus intéressant.
Ses livres de chroniques journalistiques, Les terrasses de l'île d'Elbe et les Trois arbres de Palzem.
Ça a beau être des articles génétiquement, ça se lit tour à tour comme des contes, des essais miniatures, de l'autobiographique, de la philosophie, de la conversation littéraire, c'est excellent.
https://www.senscritique.com/livre/les_trois_arbres_de_palzem/critique/266628121
La critique vaut pour les deux recueils.
Merci bien
J'ai de quoi faire (j'irai sans doute guetter ses nouvelles aussi).
Le Grand troupeau sur la Grande guerre aussi (Giono a fait Verdun)
Je viens de finir The Shadow of the Torturer de Gene Wolfe, premier tome de The Book of the New Sun. Je ne savais pas trop dans quoi je m'embarquais en commencant la lecture, je l'ai juste choisi car sa réputation le précédait. Au final on se retrouve avec un récit assez curieux, où il se produit finalement peu de choses, dans un monde de Dying Earth (c'est à dire plus ou moins de fantasy sous couvert de science-fiction sur une terre agonisante) plutôt intéressant pour le moment. J'ai bien aimé même si j'ai aucune idée de vers quoi on se dirige en terme d'intrigue. Stylistiquement c'est plutôt bien écrit, rien de bien original, et certains je sais déteste les néologismes et le récit en est plutôt rempli même si les termes sont suffisamment évocateurs et en même temps suffisamment polysémiques pour faire comprendre sans trop éclairer.
Je débute maintenant The End of Empire de Christopher Kelly sur les Huns et la chute de Rome.
Suivant une vieille hype du fouroum je me suis lancé dans L'Homme qui savait la langue des serpents.
Rendu à deux cent pages j'ai un peu de mal à accrocher réellement, certainement en partie parce que le discours sur l'espèce de pseudo-naturalité du paganisme m'a toujours sévèrement cassé les couilles.
Mais même passée l'objection idéologique - dont j'attends de voir comment elle évoluera au fil du récit, parce que pour l'instant c'est assez vénère statique quant au portrait du héros -, littérairement je m'y retrouve pas trop, j'ai le sentiment d'être face à cette espèce de ton "conteur" dépouillax qu'on retrouve chez Murakrédi ou chez Ishiguro quand il lâche le réalisme, cette espèce de coton narratif où on raconte précis et simpliste sans rien vraiment tenter. C'est assez blanc.
J'aime bien le délire du fond avec le langage magique. Mais la plupart des scènes m'intéressent pas pour l'instant, les deux cent scènes de cuisine avec la daronne qui fait cuire du cerf ça commence à m'emmerder fort. Y a des délires qui me laissent assez imperméables, genre les ours gros baiseurs alors que j'aime ça chez Mérimée.
Je sais pas, je me sens un peu hostile au bouquin. Mais je vais le finir je pense.
Hachetague quels sont tes livres (roman, poésie ou essai) préférés, ou alors ceux qui t'on le plus marqués ?
Le 20 mai 2022 à 09:19:37 :
Hachetague quels sont tes livres (roman, poésie ou essai) préférés, ou alors ceux qui t'on le plus marqués ?
Difficile à dire comme ça mais qui me viennent à l'esprit: Homicide et The Corner de Simon, Stoner de Williams, East of Eden de Steinbeck, The Waves et To the Lighthouse de Woolfe, Blindsight de Watts, Wuthering Heights de Brontë, Under the Volcano de Lowry, Lolita de Nabokov, American Psycho de Easton Ellis, Blank on the Map de Shipton, À l'Ombre des Jeunes Filles en Fleurs de Proust, Starship Troopers de Heinlein, On the Beach de Shute, A Confederacy of Dunces et Catch-22 de Heller.
Le 20 mai 2022 à 08:01:35 :
Suivant une vieille hype du fouroum je me suis lancé dans L'Homme qui savait la langue des serpents.Rendu à deux cent pages j'ai un peu de mal à accrocher réellement, certainement en partie parce que le discours sur l'espèce de pseudo-naturalité du paganisme m'a toujours sévèrement cassé les couilles.
Mais même passée l'objection idéologique - dont j'attends de voir comment elle évoluera au fil du récit, parce que pour l'instant c'est assez vénère statique quant au portrait du héros -, littérairement je m'y retrouve pas trop, j'ai le sentiment d'être face à cette espèce de ton "conteur" dépouillax qu'on retrouve chez Murakrédi ou chez Ishiguro quand il lâche le réalisme, cette espèce de coton narratif où on raconte précis et simpliste sans rien vraiment tenter. C'est assez blanc.
J'aime bien le délire du fond avec le langage magique. Mais la plupart des scènes m'intéressent pas pour l'instant, les deux cent scènes de cuisine avec la daronne qui fait cuire du cerf ça commence à m'emmerder fort. Y a des délires qui me laissent assez imperméables, genre les ours gros baiseurs alors que j'aime ça chez Mérimée.
Je sais pas, je me sens un peu hostile au bouquin. Mais je vais le finir je pense.
t'es un lecteur d'ishiguro?
J'ai toujours cru que c'était de la chick lit ( pour adopter ce nouveau mot).
Le 20 mai 2022 à 14:33:03 :
Le 20 mai 2022 à 08:01:35 :
Suivant une vieille hype du fouroum je me suis lancé dans L'Homme qui savait la langue des serpents.Rendu à deux cent pages j'ai un peu de mal à accrocher réellement, certainement en partie parce que le discours sur l'espèce de pseudo-naturalité du paganisme m'a toujours sévèrement cassé les couilles.
Mais même passée l'objection idéologique - dont j'attends de voir comment elle évoluera au fil du récit, parce que pour l'instant c'est assez vénère statique quant au portrait du héros -, littérairement je m'y retrouve pas trop, j'ai le sentiment d'être face à cette espèce de ton "conteur" dépouillax qu'on retrouve chez Murakrédi ou chez Ishiguro quand il lâche le réalisme, cette espèce de coton narratif où on raconte précis et simpliste sans rien vraiment tenter. C'est assez blanc.
J'aime bien le délire du fond avec le langage magique. Mais la plupart des scènes m'intéressent pas pour l'instant, les deux cent scènes de cuisine avec la daronne qui fait cuire du cerf ça commence à m'emmerder fort. Y a des délires qui me laissent assez imperméables, genre les ours gros baiseurs alors que j'aime ça chez Mérimée.
Je sais pas, je me sens un peu hostile au bouquin. Mais je vais le finir je pense.
t'es un lecteur d'ishiguro?
J'ai toujours cru que c'était de la chick lit ( pour adopter ce nouveau mot).
Le seul bouquin d'Ishiguro que j'ai lu c'est Never Let Me Go, et bien que je puisse comprendre l'étiquette j'ai pas trouvé ça mièvre comme je le craignais.
Je suis toujours sur Le Pont sur la Drina. Je limite un peu mon temps de lecture ces derniers jours, et je lis quelques trucs à côté.
Avec ça, je confirme que c'est le genre d'œuvre à laquelle je n'ai objectivement trop rien à reprocher, qui est assez plaisante à lire, qui m'intéresse même pas mal, en partie parce que j'y découvre une région et un pan de l'Histoire que je méconnais complètement, mais que je lis sans éprouver cette impatience à reprendre la lecture qui vient parfois avec des œuvres qui correspondent / répondent bien à ce qu'on cherche, ce dont on a besoin, en général ou sur le moment. Peut-être que j'ai un rapport d'ordre trop affectif à la littérature. Ou bien c'est simplement une discrimination banale comme on en a tous quant au style etc.
Bref, en tous cas je continue de le lire, c'est pas un livre que je voudrais laisser de côté pour le reprendre plus tard.
Après ça je pense que j'aurai envie d'un classique de litté française du 19ème / 20ème ou un truc dans le genre. Je vais à la bibli demain (j'ai prolongé l'emprunt de mes livres à cause du Pont mais un importun a réservé le bouquin que j'ai lu dernièrement sur les Upanishads, peut-être quelqu'un d'ici qui sait
), j'aime bien errer au hasard dans les rayons et découvrir que j'ai envie de lire tel bouquin auquel je ne pensais pas ou plus, mais au pire j'ai de quoi faire sous la main.
J'ai lu Never let me go, Buried Giant et Remains, à part le dernier qui est intéressant mais moyennement exécuté je n'en aime aucun. Mais chacun pour des raisons différentes en l'occurrence.
La seule constante, c'est une recherche du sentiment tire-larme retenu (amusant paradoxe) qui vient probablement de la maladie identitaire de l'auteur cherchant à se caméleoniser en british de pension victorienne malgré sa gueule à bouffer du rouleau de printemps en perfusion.
Je sais pas si ça suffit à faire d'Ishiguro de la chick litt mais c'est assez blanc et vaseux.
J'aime probablement "bien" Remains parce que c'était mon premier,y a quelque chose qui m'a parlé dans ce vieux domestique essayant de supprimer ses affects mais c'est pas très riche comme projet littéraire.
C'est un auteur auteur de roman roman, c'est bien pour ça que ça marche.
Il me fait penser un peu à ce mélange de blanc d'oeuf qu'on utilise pour le faux sperme, et l'image m'évoque vachement sa littérature. Sans troll.
Je... trop d'informations dont je me serais passé