Fini Une porte sur l'éther, un roman de hard SF de Laurent Genefort qui sert de suite à un autre appelé Dans la gueule du dragon.
Dans les deux cas, on suit l'enquête d'un diplomate appelé Jarid Moray qui négocie pour le compte de multimondiales (les multinationales du futur) auprès de colonies au bord de la guerre civile. Le premier tome lui fait visiter une sorte d'océan de lave sur lequel les colons vivent dans une île mouvante technologique. Le second lui fait parcourir un système dans lequel deux planètes rivales sont reliées par un immense tube en verre dans lequel des animaux-plantes étranges partent de la planète 1 et montent vers la planète 2 pour assurer leur cycle biologique, assurant la prospérité des deux mondes.
Le premier tome est une sorte de pseudo-roman d'espionnage qui se tient raisonnablement, le deuxième est un très intéressant récit d'aventure, et dans les deux cas le world-building est absolument excellent, et clairement pensé pour être au centre de l'expérience au-delà du héros et des intrigues politiques auxquelles il est mêlé.
Je lis ça comme je jouerais à un bon open world spatial qui n'existe pas, je kiffe vraiment entre deux lectures épineuses, quand bien même la SF est sûrement l'un de mes derniers genres de prédilection.
J'avais déjà vu plusieurs fois en librairie Les Opéras de l'espace qui me hypait mais mon relatif rejet de la SF me l'avait fait reposer à chaque fois, là je vais taper dedans.