On est apparemment dans un thème hongrois actuellement.
J'ai fini à l'instant de lire "Tango de Satan" de Laszlo Krasznahorkai.
Une lecture atypique, racontant l'histoire de plusieurs individus reclus de la société, travaillant ensemble au sein d'une ferme agricole.
Il ne se passe pas grand chose, hormis le retour d'un duo de personnage, que tout le monde pensait mort.
Concernant mon avis :
Ce qui ressort de cette lecture c'est l'effort littéraire et poétique de l'auteur. On est véritablement propulsé au plus profond d'une "campagne" hongroise, sous une pluie incessante et les pieds trempés dans la fange.
Les premiers chapitres, où l'histoire se déroule à travers la présentation de personnages différents sont intéressants en terme de style.
Personnellement, j'ai eu du mal à réellement accrocher à la première moitié, c'est qu'après que je suis bien rentré dans l'univers.
Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l'ouest par les chemins, à l'est par un cours d'eau de Krasznahorkai je déconseille, c'est terriblement mauvais
Le 03 avril 2022 à 17:43:07 :
Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l'ouest par les chemins, à l'est par un cours d'eau de Krasznahorkai je déconseille, c'est terriblement mauvais
T'as lu d'autres trucs de lui ?
Le 03 avril 2022 à 20:50:01 :
Le 03 avril 2022 à 17:43:07 :
Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l'ouest par les chemins, à l'est par un cours d'eau de Krasznahorkai je déconseille, c'est terriblement mauvaisT'as lu d'autres trucs de lui ?
Non. J'ai Satantango qui zone mais du coup je l'ai reporté
Le 03 avril 2022 à 17:43:07 :
Au nord par une montagne, au sud par un lac, à l'ouest par les chemins, à l'est par un cours d'eau de Krasznahorkai je déconseille, c'est terriblement mauvais
J'ai lu celui et guerre & guerre.
Incroyablement à chier en effet au nord par une montagne ... . Guerre & guerre est plus intéressant
Le Loup des steppes, d'Hermann Hesse.
Les ailes de la Colombe de Henry James, apparemment un des plus aboutis et personnel (il y pense depuis toujours) de l'auteur. Mine de rien j'en aurais lu un paquet de lui au final. Ses histoires se ressemblent un peu toutes quand même, heureusement que c'est captivant de suivre le cheminement de pensée de ses personnages. Ses personnages féminins sont comme toujours excellents, encore un auteur qui bat en brèche la théorie de l'invisibilisation des femmes dans la littérature.
J'ai commencé le cycle des fondations d'Asimov.
Le début est bien intéressant. Je ne lis pas de sciences fictions en temps normal pourtant, mais le fond m'a bien l'air calqué sur du "réel".
À voir ce que ça donne par la suite, je n'ai lu que 110 pages sur les 400
Le 05 avril 2022 à 20:44:49 :
J'ai commencé le cycle des fondations d'Asimov.Le début est bien intéressant. Je ne lis pas de sciences fictions en temps normal pourtant, mais le fond m'a bien l'air calqué sur du "réel".
À voir ce que ça donne par la suite, je n'ai lu que 110 pages sur les 400
Donne ton avis régulièrement ![]()
J'ai commencé Moby Dick de Herman Melville (lu 150 pages), c'est descriptif comme jamais 
Le 04 avril 2022 à 15:09:54 :
Les ailes de la Colombe de Henry James, apparemment un des plus aboutis et personnel (il y pense depuis toujours) de l'auteur. Mine de rien j'en aurais lu un paquet de lui au final. Ses histoires se ressemblent un peu toutes quand même, heureusement que c'est captivant de suivre le cheminement de pensée de ses personnages. Ses personnages féminins sont comme toujours excellents, encore un auteur qui bat en brèche la théorie de l'invisibilisation des femmes dans la littérature.
J'ai beaucoup aimé son recueil La redevance du spectre. Je crois que c'est les meilleurs nouvelles classiques que j'ai lues.
En ce qui concerne l'invibilisation des femmes dans la littérature, c'est un fait statistique avancé par les feministe, un contre-exemple n'est pas un argument valable. Et il ne s'agit pas des personnages féminins, même si leur traitement pose question. Il s'agit dans ce cas précis de l'invibilisation des auteures, surtout au niveau des institutions.
Je précise que je ne suis pas féministe, je trouve le mouvement intégriste et bien souvent sexiste malgré le déni massif. Cela dit, j'entends bien certaines choses.
Le 06 avril 2022 à 15:18:32 :
J'ai commencé Moby Dick de Herman Melville (lu 150 pages), c'est descriptif comme jamais
Un peu comme avec Jules Verne ou rien à voir ? ![]()
Le 06 avril 2022 à 15:25:44 :
Le 06 avril 2022 à 15:18:32 :
J'ai commencé Moby Dick de Herman Melville (lu 150 pages), c'est descriptif comme jamaisUn peu comme avec Jules Verne ou rien à voir ?
Rien à voir
. En gros ça débute comme un roman d'aventure, puis 90% du bouquin parle de la chasse à la baleine sans vraiment de trame narrative. C'est très particulier mais très bien écrit (en anglais en tout cas, aucune idée de la qualité des traductions).
En ce qui concerne l'invibilisation des femmes dans la littérature, c'est un fait statistique avancé par les feministe, un contre-exemple n'est pas un argument valable
Y a pas UN contre-exemple, il y en a des tonnes, tous les Ibsen et compagnie. Il faut aussi se dire que la plupart des auteurs sont aussi des hommes donc les personnages principaux sont souvent des hommes, ça aide niveau statistique. Non non, ils parlent vraiment des personnages féminins, pas que des auteures (qu'ils ne lisent d'ailleurs pas). Quelle féministe connaît George Elliot par exemple qui est pourtant dans le top10 des meilleurs livres de tous les temps pour je ne sais plus quelle revue littéraire reconnue en Grande Bretagne.
Le 06 avril 2022 à 15:25:44 LycanParesseux a écrit :
Le 06 avril 2022 à 15:18:32 :
J'ai commencé Moby Dick de Herman Melville (lu 150 pages), c'est descriptif comme jamaisUn peu comme avec Jules Verne ou rien à voir ?
De ce que j'ai lu pour le moment, pas vraiment. Jules Vernes c'est très dynamique et ça se concentre sur l'aventure. Là c'est plus lié a "l'humain", ça prend son temps, peu de dialogue, très descriptif (j'ai lu une dizaine de pages de description de baleine digne du petit Larousse
)
Verne c'est très souvent ça quand on ne lit pas des versions abrégées, courantes aujourd'hui.
C'est de la littérature didactique.
Je lisais l'autre fois La ville flottante, t'as littéralement un cours de dynamique des matériaux dedans et en général en ouverture des romans tu te croques souvent une bonne dose de description pédagogique d'un sombre contexte géopo date, typiquement au début des Tribulations.
La version intégrale de Vingt mille lieues c'est un catalogue de poissonnerie.
Moby Dick il doit y avoir quoi 100 pages d'histoire dans le bouquin (je pense qu'il y en a bien plus mais c'est l'impression que j'en ai eu en sortant), le reste c'est des descriptions de baleines, de bateaux et de je sais plus quoi. On s'y fait au bout d'un moment mais c'est pas ma meilleure expérience littéraire, le récit en lui-même est très prenant.
Le 07 avril 2022 à 12:03:53 :
Verne c'est très souvent ça quand on ne lit pas des versions abrégées, courantes aujourd'hui.C'est de la littérature didactique.
Je lisais l'autre fois La ville flottante, t'as littéralement un cours de dynamique des matériaux dedans et en général en ouverture des romans tu te croques souvent une bonne dose de description pédagogique d'un sombre contexte géopo date, typiquement au début des Tribulations.
La version intégrale de Vingt mille lieues c'est un catalogue de poissonnerie.
Je vois une différence de traitement entre Verne et Melville (dans Moby Dick). Verne se sert de ces éléments dans le but de rendre le récit réaliste, en ce sens il est un précurseur de la hard scifi. Melville lui fait étalage de nombreux détails relatifs à la chasse à la baleine dans un autre but. Sans partir dans des analyses profondes (et sans doute totalement hors sujet
), j'y trouve un but plus proche de celui des naturalistes.
Le 07 avril 2022 à 13:50:08 :
Moby Dick il doit y avoir quoi 100 pages d'histoire dans le bouquin (je pense qu'il y en a bien plus mais c'est l'impression que j'en ai eu en sortant), le reste c'est des descriptions de baleines, de bateaux et de je sais plus quoi. On s'y fait au bout d'un moment mais c'est pas ma meilleure expérience littéraire, le récit en lui-même est très prenant.
C'est une lecture très particulière sur le fond. J'ai personnellement passé un très bon moment principalement parce que le style est extrêmement bon (si on aime la littérature shakespearienne tout du monde
).
Je peux te suivre là-dessus mais les deux démarches au fond se rapprochent, il s'agit toujours de faire voir pour le néophyte un domaine étranger qu'on veut faire exister dans ses détails techniques.
Verne fait pas ça uniquement pour créer un univers imaginaire qui innove. Il a fait beaucoup de textes qui dépendent concrètement de la littérature de reportage, voire de commande, et l'exemple que je citais n'a pas une once de fantastique dedans. Il s'agit de faire voir un vrai bateau existant dont on fait en partie la réclame.
Le 07 avril 2022 à 15:01:09 :
Je peux te suivre là-dessus mais les deux démarches au fond se rapprochent, il s'agit toujours de faire voir pour le néophyte un domaine étranger qu'on veut faire exister dans ses détails techniques.Verne fait pas ça uniquement pour créer un univers imaginaire qui innove. Il a fait beaucoup de textes qui dépendent concrètement de la littérature de reportage, voire de commande, et l'exemple que je citais n'a pas une once de fantastique dedans. Il s'agit de faire voir un vrai bateau existant dont on fait en partie la réclame.
Oui les deux se rapprochent finalement, mais je fais quand même une différence dans la visée qu'on les deux. Le fait que la chose soit fantastique dans le cas de Verne a finalement peu d'importance, le but est toujours de créer un cadre réaliste au récit. Dans le cas de Moby Dick ce n'est plus un cadre mais l'essence de l'oeuvre que de peindre la nature.