Pas beaucoup lu ces derniers jours.
Cette semaine j'ai terminé ce que je lisais de temps à autre et qui pouvait être lu en bien moins de temps, Mon Jardin et autres histoires naturelles de Strindberg, qui est un bref recueil de "causeries" autour de différents thèmes liés à la nature : jardinage, pêche, chasse, intelligence des animaux, etc... Pour l'auteur il s'agissait d'abord d'un travail alimentaire qu'il ne tenait pas en haute estime.
On y constate la curiosité active et profonde de Strindberg pour la faune et la flore, son regard critique envers les pratiques, son penchant pour l'expérimentation et la progression ; ses observations et ses théories sont servies par une langue à la fois nerveuse et délicate, qui sans être aride ne sacrifie pas aux débordements poétiques, et ne lasse pas.
C'est aussi son tempérament qui transpire de son bavardage pas tout à fait innocent, dans une sorte de petite lutte entre l'observateur et l'observé, qui s'apaise parfois, mais qui souvent révèle, via un ton un peu cassant, prétentieux, malicieux, un personnage qui semble constamment vouloir prendre / garder le dessus, dans les actes ou dans le savoir. Même quand Strindberg ne parle pas de lui, c'est son moi qui parle comme pour se consolider, se justifier. Le même que dans son roman Au bord de la vaste mer, qui me rappelle par là son espèce d'aura d'authenticité dans la fiction, qui ne trompait pas.
Avec ça je parcours d'autres bouquins en partie, et je dois me choisir un roman. Ici j'hésite pour commencer entre trois livres pris d'occaz dernièrement : le famoso Cent ans de solitude, Le Diable boiteux de Le Sage, et Un cœur si blanc de Javier Marías, auteur que je ne connais pas du tout.