La Maison verte tu devrais aimer.
C'est un peu le Absalon, Absalon ! du Pérou
À voir je garde le nom en tête.
Mais ce qui me frustre c'est de pas arriver à aimer avec lui des bouquins dont les thèmes me parlent beaucoup.
Ouais pareil c'est souvent quitte ou double. Conversation à la Catedral (sic) j'ai lâché avant la fin, La Fête au bouc avant la moitié.
Pantaleon et La Maison verte par contre je les trouve géniaux (très exigeant le second, les repères sont remis en question en permanence).
On peut pas dire qu'il prenne le lecteur pour un con, mais parfois je trouve juste ça raté.
Le 02 février 2022 à 16:01:24 :
Pantaleon est représentatif de l'auteur ?
Y a pas grand chose de représentatif de Vargas Llosa de ce que j'ai lu (quatre trucs différents, même si pas tous finis). Il choisit des thèmes autour de son pays ou de l'Amérique du Sud en général (les militaires, les eaux, la politique, les putes, l'alcool...) et tricote autour avec des défis d'écriture / de lecture.
C'est peut-être la meilleure entrée en tout cas.
Je viens de finir Voices from Chernobyl de Svetlana Alexievich. C'était très sympa, autant sur la catastrophe que sur la vie sous l'Union Soviétique et du changement de paradigme à la suite de l'effondrement de l'URSS. Certains témoignages étaient un peu dispensables ou répétitifs cela dit.
Je commence maintenant The Golden Bowl d'Henry James.
Le 25 janvier 2022 à 14:08:40 :
Tu l'as jouée dans quel contexte ?
J'ai l'édition Christian Bourgeois Ed., "version française" par Zonina et Thibaudat. Je ne sais pas ce qui tient davantage de l'adaptation que de la traduction, à vrai dire je n'y ai pas prêté attention : je passais dans le rayon théâtre de la bibli et le titre m'a plu.
Dans l'asso théâtre de mon école
D'accord je ne connaissais pas cette version
Nous notre édition était davantage une adaptation je pense
Le 02 février 2022 à 19:12:37 :
Je viens de finir Voices from Chernobyl de Svetlana Alexievich. C'était très sympa, autant sur la catastrophe que sur la vie sous l'Union Soviétique et du changement de paradigme à la suite de l'effondrement de l'URSS. Certains témoignages étaient un peu dispensables ou répétitifs cela dit.Je commence maintenant The Golden Bowl d'Henry James.
Bonne chance avec ce Henry James. C'est d'une minutie qui confine à la folie. Chaque cillement ou inclinaison du corps est analysé dans une perspective globale de psychologisation extrême pour dresser une sorte de large tableau des contradictions humaines.
(J'ai pas pu aller loin au premier essai. Trop peine-à-jouir)
Après avoir très bien apprécié Le voyage de Céline, coupé de la lecture d'Oblomov entre temps, j'attaque désormais Mort à crédit.
Je n'ai lu que 130 ou 140 pages pour l'instant. Contrairement au Voyage, j'ai mis beaucoup plus de temps à rentrer dans l'histoire et à m'habituer au style.
Beaucoup de points de suspension, ce qui n'était pas le cas dans le voyage. Le vocabulaire également me paraît moins accessible, truffé d'argots de l'époque.
Cependant, à partir de la page 100 environ je trouve la lecture "plus fluide".
Rien de définitif concernant mon avis pour l'instant, on va se laisser porter par ce roman et juger à la fin.
Le 02 février 2022 à 19:48:03 :
Le 02 février 2022 à 19:12:37 :
Je viens de finir Voices from Chernobyl de Svetlana Alexievich. C'était très sympa, autant sur la catastrophe que sur la vie sous l'Union Soviétique et du changement de paradigme à la suite de l'effondrement de l'URSS. Certains témoignages étaient un peu dispensables ou répétitifs cela dit.Je commence maintenant The Golden Bowl d'Henry James.
Bonne chance avec ce Henry James. C'est d'une minutie qui confine à la folie. Chaque cillement ou inclinaison du corps est analysé dans une perspective globale de psychologisation extrême pour dresser une sorte de large tableau des contradictions humaines.
(J'ai pas pu aller loin au premier essai. Trop peine-à-jouir)
On verra bien ! Personnellement je n'ai souvenir que d'un bouquin que je n'ai pas fini parce qu'il m'insupportait (Le Camps des Saints), en général même si je souffre, je continue
.
inch'Allah y a du maté dans les V L comme dans Cortazar sinon je read pas
Sinon j'ai read du Nabe, mention spéciale à L'enculé. Là on est clairement pas dans de la littérature cependant, selon moi c'est du divertissement, je me suis fendu la poire à chaque page. Je connaissais à peine le personnage avant, c'est juste de l'humour noir qu'il propose, et j'adore ça.
Je viens de finir son premier pamphlet, Au régal des vermines, là le projet est déjà un peu plus intéressant, y a des passages magnifiques, d'autres à mourir de rire (on est toujours dans l'humour noir avec le N), et d'autres où je me suis fait chier comme un rat mort, voire ça m'énervait qu'il se prenne constamment pour le nombril du monde.
Là je suis sur Verre Cassé de Mabanckou mais c'est de la merde, de la world literature. Je lis car je m'intéresse au prix des cinq continents de la Francophonie, d'ailleurs le dernier que j'ai lu Le Corps de ma mère de Zouari, même pas fini, était aussi nul. La perle sur laquelle je suis tombé de manière aléatoire, Meursault, contre-enquête, doit être unique.
Puis je lis aussi L'éducation sentimentale, aucun commentaire.
L'Enculé c'est une vraie satire à l'ancienne, comme on en faisait fin XIXe chez les journaleux mais déjà dans l'Antiquité ou dans les pamphlets religieux de la Renaissance autour de la Réforme, ça a une dignité littéraire même si aujourd'hui on écrit très peu de ce genre de livres où le propos passe, dans son intégralité et sans relâche, par un filtre déformant.
Je suis pas un fana de ce récit d'ailleurs, mais pour le coup je trouve ça nettement plus "littéraire" que pas mal de ce qu'il a pondu récemment.
Le 02 février 2022 à 20:34:37 :
C'est peut-être la meilleure entrée en tout cas.
Merci, j'essaierai.
Je viens de finir Voices from Chernobyl de Svetlana Alexievich.
Il a été traduit en français ?
Ça fait un petit moment que je dois lire "La fin de l'homme rouge"...:-(
Heu sûrement, j'avoue que je ne me suis pas posé la question
. Mais vu qu'il a reçu le prix Nobel en 2015 j'imagine bien qu'il a été traduit.
En marge, les mémoires de Jim Harrison
Le 02 février 2022 à 19:32:03 :
Le 25 janvier 2022 à 14:08:40 :
Tu l'as jouée dans quel contexte ?
J'ai l'édition Christian Bourgeois Ed., "version française" par Zonina et Thibaudat. Je ne sais pas ce qui tient davantage de l'adaptation que de la traduction, à vrai dire je n'y ai pas prêté attention : je passais dans le rayon théâtre de la bibli et le titre m'a plu.Dans l'asso théâtre de mon école
D'accord je ne connaissais pas cette version
Nous notre édition était davantage une adaptation je pense
Dans votre cas, tu saurais dire pourquoi la version premièrement utilisée n'était pas bien adaptée pour votre asso ?
J'en ai bien aimé la lecture. Sans surprise quand on a pris connaissance de l'argument avant lecture, ça ressemble à du Tchekhov.
Si je veux poursuivre mon exploration du théâtre il faudra que je tire vers des choses plus différentes, ne pas rester dans cette nouvelle boucle. Pour le théâtre français je me contente facilement de Molière-Racine, je n'avais vraiment pas la curiosité du théâtre fondamentalement, et j'avais une sorte de méfiance vis à vis du théâtre plus récent, comme si je me disais qu'il n'y aurait forcément rien de plus intéressant à entendre dans un flot continu et "superficiel" (de façon neutre) de paroles plutôt que dans une couche de silence mieux permise par le roman. Maintenant je revois doublement ma vision des choses : un accès intéressant à l'intériorité des êtres est possible avec le théâtre + comme je me le disais après lecture d'une autre pièce, je retrouve un côté défoulant dans l'expression directe et brute des affects et des pensées. Et avec ça, la pratique de la mise en scène m'apparaît maintenant davantage comme un moyen de création intéressant, porteur de sens, aux possibilités nombreuses.
Après j'ai l'impression que le théâtre restera quand même pour moi une lecture occasionnelle et quitte ou double. Je n'ai toujours pas spécialement envie d'assister à des représentations (j'ai dû en voir deux dans ma vie, et pour les deux c'est parce que mon coloc connaissait untel ; puis comme c'est en direct ça me stresse
) et quand je me souviens de la plupart des pièces du XXème-XXIème que j'ai pu lire pour les cours ou autre je n'ai pas connu d'enthousiasme particulier. J'ai par exemple eu beaucoup de mal à piffrer les reprises modernisées des mythes et récits antiques à la Giraudoux, Cocteau, qui m'ont donné l'impression d'un éléphant qu'on essaie de faire danser dans un couloir, mais c'est vraiment personnel et lié spécifiquement à certaines œuvres.
Ici je feuillette quelques pages d'une Histoire de la France littéraire et je compte lire Le Vicomte pourfendu. Jamais lu Calvino encore.
Le moins intéressant de la trilogie pour moi. Je dis pas qu'il est pas conseillé, mais qu'il ne faut pas juger Calvino là-dessus, pas plus que sur Marcovaldo, par exemple.
Nickel Boys de Colson Whitehead.
Le 04 février 2022 à 16:45:46 :
Le moins intéressant de la trilogie pour moi. Je dis pas qu'il est pas conseillé, mais qu'il ne faut pas juger Calvino là-dessus, pas plus que sur Marcovaldo, par exemple.
Je vois, ça ne fait rien, ce ne sera pas forcément un désavantage de commencer par celui-ci si c'est pour aller vers du mieux, d'autant qu'il est le premier publié de la trilogie (je ferai donc accidentellement "dans l'ordre").
Lu Le Vicomte pourfendu donc.
Je n'en retiendrai pas tellement une morale, celle qui veut qu'un homme soit mêlé de bon et de mauvais, et que la vertu comme le mal absolus sont tout deux inhumains, parce que j'ai eu l'impression qu'à ce niveau-là le récit manquait de poids. Par contre je l'ai trouvé très amusant ; j'imaginais bien le demi machin hargneux commettre ses méfaits, il y a des passages assez drolatiques tellement c'est con (par exemple le Bon, "long et fluet comme il est", qui se laisse utiliser comme une corde pour aider le docteur à se hisser sur la berge
). Et j'ai apprécié le ton de plaisanterie égal tout au long, que j'ai rarement trouvé lourd paradoxalement aux événements et aux scènes décrits.
Je lirai les autres de la trilogie.
Plateforme - Michel Houellebecq
Pour le moment j'aime bien.