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Quel livre êtes-vous en train de lire ?

EffetDeBartsch
EffetDeBartsch
Niveau 10
27 janvier 2022 à 14:24:50

C'est toujours du cas par cas, il y a des oeuvres cathartiques et très basées sur la transformation de soi-même, et d'autres nettement moins.

Après, je trouve pas que ce soit beaucoup le cas pour Maupassant, ni que ce soit une préoccupation majeure de son siècle même si à la fin du XIXe ça commence doucement à arriver.

L'exploration du moi diffracté par la littérature c'est un exercice moderniste, ça vient juste après mais on a pas encore totalement sauté le pas, même chez ceux qu'on peut voir comme des sortes de précurseurs genre Vallès, Huysmans et d'autres.

(je répondais plutôt au post supprimé. Mais c'est intéressant de voir que l'histoire de la critique aura retenu Proust, un peu artificiellement, comme pourfendeur de cette tendance à lire la littérature à l'aune de l'homme, alors que c'est l'un des écrivains pour lesquels ça marche justement le mieux)

Message édité le 27 janvier 2022 à 14:25:57 par EffetDeBartsch
GraceMbizi
GraceMbizi
Niveau 59
27 janvier 2022 à 14:26:06

Le 27 janvier 2022 à 14:03:28 :
Tu te rends bien compte que si les écrivains pondaient que des trucs vécus la littérature serait très limitée. C'est l'intérêt de la documentation. Tu en trouveras des pages et pages qui ont l'air d'avoir été vécues, ça s'appelle la documentation par ailleurs un certain nombre d'écrivains prônent une sorte d'empathie qui leur permet d'incarner un personnage. C'est comme dire d'un acteur qu'il est forcément comme son personnage, c'est mignon, t'as des profs qui en sont encore là dans leur commentaire, mais c'est inquiétant un premier degré à ce point

C'est l'évidence que dans les oeuvres de fiction les écrivains ne l'ont pas forcément vécu, mais là on parle du Horla de Maupassant et quand on en parle en général on l'associe à l'état de santé de l'auteur etc, ses troubles neurologiques qui l'ont mené à la mort, c'est bien différent quand même, en général en lisant une fiction je ne me suis jamais dit que l'auteur avait peut être vécu ci où ça, je me pose rarement la question même mais là j'ai eu la sensation qu'il pourrait y avoir une part de vécu, sans en avoir la certitude évidemment, ni même avoir une idée de ce qui serait vécu ou non, peut être que le vécu représente une part minime et qu'autour de ça il en a créé une fiction ou pas du tout

Par exemple la question qui est de savoir qu'avec nos 5 sens seulement peut être qu'une part de mystère subsiste sur le monde qui nous entoure, le vent on le ressent grâce à d'autres sens que la vue et pourtant il existe et est puissant, peut être que Maupassant se posait réellement cette question avec ferveur et que cette fiction lui a servi à l'aborder sous cet angle
J'en sais rien c'est qu'un exemple, mais j'ai ressenti quelque chose qui prenait aux tripes de son auteur en le lisant et ça ne m'avait jamais fait ça, d'ailleurs je l'avais lu plus jeune, ça ne m'avait pas trop marqué et j'avais pas eu cette sensation à l'époque

Message édité le 27 janvier 2022 à 14:27:10 par GraceMbizi
GraceMbizi
GraceMbizi
Niveau 59
27 janvier 2022 à 14:44:40

Et oui c'est du cas par cas je pense aussi, toutes les oeuvres de fictions ne peuvent être abordées de la même façon, tellement de facteurs entrent en jeu, et imaginons qu'un auteur ait envie de mêler fiction et éléments vécus (même une infime part de vécu) je vois pas en quoi ce serait une exception, évidemment que le vécu d'un auteur va influencer son écriture d'une façon ou d'une autre

Dans mon 1er message j'ai affirmé trop sûrement que c'était du à l'usage de substances, il faut nuancer bien sûr, mais je reconnais la totalement les symptômes d'une personne qui, au delà de la folie ou de présence surnaturelle avérée souffrirait également de l'usage d'un produit qui a/aurait interagit avec son organisme, même dans cette fiction, ok le horla existe dans son histoire mais pourquoi les pupilles du personnages se dilatent ? Est ce vraiment du à la simple présence d'un être ?
Pourquoi son cœur bat la chamade ?
Pourquoi il est fiévreux ...?
Pourquoi il ressent ses sens avec une aussi forte intensité ?
En même temps on sait que Maupassant a vécu des problèmes de santé et qu'il aurait prit des substances peut être pour se soigner, pourquoi il ne pourrait pas y avoir de lien ?

Pour moi la présence d'un être ne suffit pas à tous ces symptômes, et c'est exactement ce qu'on vit en cas d'intoxication, peut être simplement que Maupassant a vécu un problème médical qui lui a fait vivre cela et qu'il l'a associé à une fiction avec une histoire surnaturelle qui n'avait rien à voir, en tout cas je vois plein de sens et d'interprétations possibles sans avoir de certitudes mais j'y vois plus qu'une simple fiction, sans doute parce que ça me parle et que j'ai déjà vécu ces sensations, ressentir ses sens à l'extrême et être troublé par cela comme il en parle ça existe même sans être surnaturel qui nous traque

Message édité le 27 janvier 2022 à 14:46:35 par GraceMbizi
GraceMbizi
GraceMbizi
Niveau 59
27 janvier 2022 à 14:52:03

Le 27 janvier 2022 à 10:16:11 :
C'est clairement une légende critique - enfin, vieille critique - l'idée qui voudrait que Maupassant eût écrit sous influence ses nouvelles.

Il faut rappeler à cet égard plusieurs éléments : à l'époque où il subissait ses traitements au soufre un peu énervés, il n'était pas en mesure d'écrire, il était vraiment décalqué. Ses gros troubles c'est surtout à partir de 1890 et ultérieurement : aucun des romans qu'il a commencé à ce moment-là ne sont achevés (de mémoire, en tout cas il en a lancé au minimum trois que je connais qu'il n'a pas pu finir). Mais plus important : Maupassant ne concevait pas son fantastique de façon isolée. Il publiait aussi bien en même temps et de façon complètement indifférenciée des contes dits aujourd'hui fantastique que des contes dits aujourd'hui réalistes, et la quasi totalité des recueils vendus des nouvelles de Maupassant sont des créations éditoriales modernes.

Oui c'est vrai, je m'étais intéressé aux dates de publications de ses ouvrages pour en savoir plus et j'ai été étonné de voir qu'il écrivait en même temps des histoires plus "classiques" aussi, par exemple Bel Ami en 1885 et le Horla en 1886 pour la 1ere version, et des contes fantastiques publiés bien avant ses grands succès

Message édité le 27 janvier 2022 à 14:52:40 par GraceMbizi
3wolfgangdu44
3wolfgangdu44
Niveau 10
27 janvier 2022 à 14:57:24

je suis en train de lire le tome 2 de néo victoria, et p**ain, l'héroine est bonne a jeter pour le moment. je suis meme pas rendu a la page 100, que se passe-t-il, une agression et un vol de son fiacre, avec un type qui la traite de nécropute. la meuf est choqué, mais en meme temps, quelle idée de sortir avec un zombie en pleine ville qui est en train de se reconstruire et avec une haine anti zombies mise en place a la fin du tome 1. elle s'attendait a quoi? que tout le monde apprécie de la voir heureuse avec un cadavre ambulant? ben non, la vie c'est pas le monde des gauchistes meuf :sarcastic:

je vais continuer, mais bon, pour le moment, je m'attache moins a l'héroine :(

EffetDeBartsch
EffetDeBartsch
Niveau 10
27 janvier 2022 à 15:00:16

Que les questionnements ou la vie de Maupassant transparaissent par bribes dans ses écrits c'est effectivement très différent que de faire du Horla une espèce d'expérience d'autoportrait inconsciente.

Autrement, il est sûr que l'attention portée à la faiblesse physiologique du personnage est importante, c'est ce qui permet de construire le fantastique d'ailleurs dans la nouvelle, on ne peut pas savoir si le Horla existe et qu'il est imperceptible parce qu'il appartient à cette fameuse nouvelle race qu'imagine le héros (et que donc les sens du personnages, déjà affaiblis, sont incapables de littéralement le capter) ou si l'usure corporelle du personnage le fait délirer. Après, certains des symptômes que tu relèves sont simplement dus dans le conte à l'épuisement dû au manque de sommeil et d'alimentation. Et la référence au début de la nouvelle (je sais pas si t'as lu la première ou la deuxième version, je mélange toujours les deux dans ma tête) au bateau (brésilien ?) et à la maladie qu'il charrie rajoute l'hypothèse de l'infection virale.

Certains ont proposé par ailleurs l'hypothèse de lire le Horla comme une sorte de proto-nouvelle de science-fiction, notamment à cause du passage suivant :

Donc, ayant lu jusqu’à une heure du matin, j’ai été m’asseoir ensuite auprès de ma fenêtre ouverte pour rafraîchir mon front et ma pensée au vent calme de l’obscurité.

Il faisait bon, il faisait tiède ! Comme j’aurais aimé cette nuit-là autrefois !

Pas de lune. Les étoiles avaient au fond du ciel noir des scintillements frémissants. Qui habite ces mondes ? Quelles formes, quels vivants, quels animaux, quelles plantes sont là-bas ? Ceux qui pensent dans ces univers lointains, que savent-ils plus que nous ? Que peuvent-ils plus que nous ? Que voient-ils que nous ne connaissons point ? Un d’eux, un jour ou l’autre, traversant l’espace, n’apparaîtra-t-il pas sur notre terre pour la conquérir, comme les Normands jadis traversaient la mer pour asservir des peuples plus faibles ?

Nous sommes si infirmes, si désarmés, si ignorants, si petits, nous autres, sur ce grain de boue qui tourne délayé dans une goutte d’eau.

Je m’assoupis en rêvant ainsi au vent frais du soir.

J'ai toujours eu un petit faible personnel pour cette hypothèse, j'aime l'idée que ce qu'on a retenu comme une histoire d'horreur plus ou moins psychologique soit une histoire d'extraterrestre.

En même temps on sait que Maupassant a vécu des problèmes de santé et qu'il aurait prit des substances peut être pour se soigner, pourquoi il ne pourrait pas y avoir de lien ?

C'est à vérifier, là j'ai pas trop le temps, mais de souvenir chronologiquement ça marche pas. Surtout si on considère qu'avant les deux versions du Horla, on a des essais d'écrire des "prototypes" de cette nouvelle genre la lettre d'un fou et ça c'est vraiment avant ses traitements.

Tout cela dit, le Horla c'est bien et c'est riche d'interprétations différentes possibles, on est d'accord là-dessus ; mais on peut expliquer rationnellement comment techniquement ça se passe dans la nouvelle, donc je pige pas trop où est le souci. Ca peut être "qu'une" fiction nourrie de ses réflexions et bien composée sans que ça amoindrisse le texte.

Message édité le 27 janvier 2022 à 15:00:54 par EffetDeBartsch
Gantz_Graf_
Gantz_Graf_
Niveau 29
27 janvier 2022 à 16:35:36

Sans cris d'Alexandre Tišma

GraceMbizi
GraceMbizi
Niveau 59
27 janvier 2022 à 17:17:54

Le 27 janvier 2022 à 15:00:16 :
Que les questionnements ou la vie de Maupassant transparaissent par bribes dans ses écrits c'est effectivement très différent que de faire du Horla une espèce d'expérience d'autoportrait inconsciente.

Autrement, il est sûr que l'attention portée à la faiblesse physiologique du personnage est importante, c'est ce qui permet de construire le fantastique d'ailleurs dans la nouvelle, on ne peut pas savoir si le Horla existe et qu'il est imperceptible parce qu'il appartient à cette fameuse nouvelle race qu'imagine le héros (et que donc les sens du personnages, déjà affaiblis, sont incapables de littéralement le capter) ou si l'usure corporelle du personnage le fait délirer. Après, certains des symptômes que tu relèves sont simplement dus dans le conte à l'épuisement dû au manque de sommeil et d'alimentation. Et la référence au début de la nouvelle (je sais pas si t'as lu la première ou la deuxième version, je mélange toujours les deux dans ma tête) au bateau (brésilien ?) et à la maladie qu'il charrie rajoute l'hypothèse de l'infection virale.

Certains ont proposé par ailleurs l'hypothèse de lire le Horla comme une sorte de proto-nouvelle de science-fiction, notamment à cause du passage suivant :

Donc, ayant lu jusqu’à une heure du matin, j’ai été m’asseoir ensuite auprès de ma fenêtre ouverte pour rafraîchir mon front et ma pensée au vent calme de l’obscurité.

Il faisait bon, il faisait tiède ! Comme j’aurais aimé cette nuit-là autrefois !

Pas de lune. Les étoiles avaient au fond du ciel noir des scintillements frémissants. Qui habite ces mondes ? Quelles formes, quels vivants, quels animaux, quelles plantes sont là-bas ? Ceux qui pensent dans ces univers lointains, que savent-ils plus que nous ? Que peuvent-ils plus que nous ? Que voient-ils que nous ne connaissons point ? Un d’eux, un jour ou l’autre, traversant l’espace, n’apparaîtra-t-il pas sur notre terre pour la conquérir, comme les Normands jadis traversaient la mer pour asservir des peuples plus faibles ?

Nous sommes si infirmes, si désarmés, si ignorants, si petits, nous autres, sur ce grain de boue qui tourne délayé dans une goutte d’eau.

Je m’assoupis en rêvant ainsi au vent frais du soir.

J'ai toujours eu un petit faible personnel pour cette hypothèse, j'aime l'idée que ce qu'on a retenu comme une histoire d'horreur plus ou moins psychologique soit une histoire d'extraterrestre.

En même temps on sait que Maupassant a vécu des problèmes de santé et qu'il aurait prit des substances peut être pour se soigner, pourquoi il ne pourrait pas y avoir de lien ?

C'est à vérifier, là j'ai pas trop le temps, mais de souvenir chronologiquement ça marche pas. Surtout si on considère qu'avant les deux versions du Horla, on a des essais d'écrire des "prototypes" de cette nouvelle genre la lettre d'un fou et ça c'est vraiment avant ses traitements.

Tout cela dit, le Horla c'est bien et c'est riche d'interprétations différentes possibles, on est d'accord là-dessus ; mais on peut expliquer rationnellement comment techniquement ça se passe dans la nouvelle, donc je pige pas trop où est le souci. Ca peut être "qu'une" fiction nourrie de ses réflexions et bien composée sans que ça amoindrisse le texte.

Merci pour les explications :ok:

C'est intéressant d'en discuter, et oui je vois qu'il y'a beaucoup d'interprétations possibles, ce qui le rend d'autant plus intéressant, et je me suis également fait la réflexion car ça colle pas non plus puisqu'il avait écrit des "prototypes" de nouvelles du genre comme lettre d'un fou que j'ai lu aussi,, en regardant les dates ça colle pas mais c'est d'autant plus troublant qu'il arrivait à traiter de la folie de cette façon et écrire des histoires tout à fait "classiques" dans le même temps, ce qui renvoie aussi à cette dualité du personnage dans le Horla, qui se sent tout à fait "normal" en compagnie d'autres personnes ou en voyage mais qui se sent troublé quand il est face à lui même, comme si face à son propre démon

TaynChaoticOrbs
TaynChaoticOrbs
Niveau 2
27 janvier 2022 à 20:06:27

Je viens de finir Alexis Zorba de Nikos Kazantzakis, un livre qui donne envie de danser en plein milieu de sa ville, aller boire du vin et dragouiller de la donzelle, qui met de bonne humeur. C'est à la fois tragique (les mœurs des villages crétois sont durs et pas au standard moderne) et drôle (le personne principal est original et facétieux). On y suit la collaboration de deux personnages que tout oppose, l'un étant un intellectuel contemplatif écrivant un livre sur Bouddha qui se débat intérieurement sur les grandes questions philosophiques et a la tentation de se détacher complètement du monde (personnage qui en réalité est l'auteur), l'autre un Sinbad le marin bourlingueur et coureur de jupons qui commence à douter. Chacun va aider l'autre à sortir de l'impasse dans lequel il se trouve.
On y retrouve les thèmes habituels de l'auteur: les questions sans réponse sur la vie, le tiraillement entre les idées et la chair, le rôle élevé de la religion face au bigotisme et une pensée très humaine loin du bien et du mal. Avec des personnages complexes capables de choses horribles (pour notre époque) mais aussi d'agir avec noblesse. Il se moque assez largement des institutions religieuses dans celui-ci.
L'alchimie entre les deux personnages principaux est parfaite, on comprend totalement pourquoi ils s'entendent malgré leurs différents (justement grâce à la loi des contraires) et leurs relations sont savoureuses.

Maintenant, je me relance dans l'Argent de Zola. Je croise les doigts j'ai jamais réussi à finir un Zola.

Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 27 janvier 2022 à 22:41:31

Le 27 janvier 2022 à 02:43:33 :
Actuellement entrain de lire Oblomov de Ivan Gontcharov, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'à travers son protagoniste, l'auteur a su viser juste.

C'est marrant je le lis actuellement aussi. Je le vois souvent cité d'ailleurs en ce moment.
J'en dirais pas plus étant que j'ai lu à peu près 500 pages des 650, mais en effet la lecture et le personnage sont très intéressants.

Elehall
Elehall
Niveau 6
28 janvier 2022 à 16:28:09

J'ai lâché les contes nocturnes de Hoffmann parce que je trouvais pas ça fou sur le style et j'ai été attrapé par Madame Bovary.

la-remontada
la-remontada
Niveau 7
29 janvier 2022 à 04:11:53

La passe-miroir, livre 4 : La tempête des échos de Christelle Dabos

Message édité le 29 janvier 2022 à 04:12:52 par la-remontada
Pseudo supprimé
Pseudo supprimé 29 janvier 2022 à 23:09:26

Je viens de finir à l'instant le roman d'Ivan Gontcharov, qui n'est autre qu'Oblomov.

Pour le résumer brièvement, on suit l'histoire d'un bourgeois Russe, durant le 19 ème siècle si je ne dis pas de connerie.
Ce personnage, Oblomov, est atteint par la paresse extrême. Son quotidien se résume à se lever tard, manger, crier sur son serviteur, se rendormir. Il faut se remettre dans le contexte de cette époque, en Russie dans ce cas , dans lequel un héritier comme lui "peut vivre" sans effort. Cela va jusqu'à l'aide afin de s'habiller pour vous dire la léthargie du personnage.
Néanmoins sa vie sera bouleversée par la rencontre d'une femme, d'événements en tout genres et des décisions à prendre. Changera t-il où plongera de nouveau dans l'oblomovisme ?

En "spoiler" je donne quelques réflexions plus des détails de l'histoire.

Déjà comme le disait Tonitruel il me semble, on a vers le début du roman l'enfance d'oblomov. C'était vraiment intéressant, très bien écrit (souvent les traductions sont dénigrées. Ce retour dans le passé du protagoniste est fort intéressant, car il nous permet de comprendre pourquoi Oblomov est devenue ainsi. On a également une critique au final de la bourgeoisie et de l'éducation de certains parents.
Le personnage d'Olga était très intéressant également. Elle donnera un souffle de vie au protagoniste de l'histoire, donnant pour une bonne partie du récit plus de vitalité. J'ai bien aimé sa soif d'apprendre, la pureté qui se dégage de cette femme. Quand elle "romp" avec Oblomov, le qualifiant de "gentil pigeon" j'étais plutôt mal pour lui. Mais c'était intéressant l'analyse justement de sa "rupture" avec lui.

La fin, bien que triste, était plutôt prévisible à partir du moment où il replonge dans l'oblomovisme et récupère son argent grâce à Stolz. Son ami d'enfance. Il fait le choix de finir sur une vie sans saveur, sans danger, surtout sans bonheur NI malheur.

Pour conclure, c'est une lecture que j'ai grandement appréciée. Beaucoup de réflexions sur : L'amour, la vie en général, la paresse et l'inaction, la Russie de cette époque.
Par contre j'avais vu plusieurs avis mentionnant que c'était un "éloge" à la paresse, que ce livre permettait de relativiser sa fainéantise. J'en ai eu une lecture différente, dès le début où je trouvais le comportement léthargique d'oblomov plus handicapant qu'autre chose et "dérisoire". Chacun se fera sa petite idée

zahbout
zahbout
Niveau 18
30 janvier 2022 à 19:17:22

Mémoire vive avec Alain de Benoist.

HacheTague00
HacheTague00
Niveau 30
30 janvier 2022 à 21:50:53

Je viens de finir Swan Song de McCammon, un roman post-apocalyptique. Il s'agit d'un récit très proche de The Stand de King, que j'ai lu il y a bien trop longtemps pour pouvoir le comparer réellement :hap:, dont j'avais souvent entendu qu'il était bien meilleur. J'ai été plutôt déçu. Ca se lit bien et facilement, la prose sans être originale ou virtuose est plutôt efficace mais la narration est tristement facile à prévoir et ne s'embarasse que de peu de subtilité: les gentils sont gentils, les méchants sont méchants. Bref pas un lecture désagréable mais dénuée de tout intérêt, surtout vu la longueur du livre.

J'enchaine sur Voices from Chernobyl par Svetlana Alexievich et traduit par Keith Gessen. J'avais déjà lu du même auteur Secondhand Time, sur la société russe post-soviétique, que j'avais trouvé très intéressant.

3wolfgangdu44
3wolfgangdu44
Niveau 10
30 janvier 2022 à 22:48:24

j'ai commencé le tome 4 des annales du disque monde :hap:

bobbycarbonier
bobbycarbonier
Niveau 6
01 février 2022 à 01:15:00

L'Iliade d'Homère.
Achille ce cuck.

Testimonial
Testimonial
Niveau 9
02 février 2022 à 11:00:01

Après deux trois semaines de blocage à cause de Vargas Llosa notamment, du taf et de plein de trucs, j'ai réussi à finir Le pouvoir du chien de Thomas Savage que m'avait prêté une collègue (je déteste lire des bouquins qu'on me file, c'est peut-être pour ça aussi que j'ai galéré). Adapté par Jane Campion en ce moment.

C'est une histoire de frères "ennemis" sur fond de gestion d'un ranch dans l'Ouest dans les années 20, alors que la mécanisation et le développement des villes commence à faire disparaître ce mode de vie cow-boy à l'ancienne volontairement traité ici en image d'Epinal.

Le mariage d'un des deux frères, le simplet du binôme, avec une veuve va provoquer la colère de son frère qui était habitué à brutaliser tout le monde dans son ranch avec son ironie mordante. Mais ce duo qui devient un inconfortable ménage à trois, auquel s'ajoute l'étrange gamin un peu autiste de la femme issu de son précédemment mariage avec un médecin qui s'est suicide, va boitiller et sombrer dans le drame intime.

C'est composé un peu n'importe comment, sur 350 pages on doit littéralement en avoir 320 de build-up avec une concentration à la fin de tout ce qui est censé donner de l'originalité au bouquin. Il y a plein de choses qui marchent très bien, la description pittoresque de la vie au quotidien, l'opposition ville campagne, le caractère étouffant de Phil qui maltraite son frère, mais le fil de l'histoire est beaucoup trop distendu pour le côté abrupt de la fin qui passe du coup un peu à côté.

Si vous aimez bien les délires à la McCarthy à la limite matez le film, de ce que j'en ai lu il a l'air assez fidèle et plutôt chiadé. De ce que j'ai vu ailleurs de Jane Campion ça doit sûrement être bien réalisé en plus.

BennyProfane
BennyProfane
Niveau 17
02 février 2022 à 11:55:00

tu read lequel de Vargas Llosa Stoe ? et c'est ienb V L ? j'en ai récup quelques uns

Message édité le 02 février 2022 à 11:55:25 par BennyProfane
Testimonial
Testimonial
Niveau 9
02 février 2022 à 12:16:24

La Guerre de la fin du monde, l'histoire d'un espèce de mystique errant catho à moitié fou qui monte une utopie révolutionnaire au début du XXe siècle alors que le Brésil gère tant bien que mal la transition entre la monarchie et la république.

C'est génial mais, un peu comme l'a fait parfois Fuentes, il traite ça avec un style néo-épique qui est ultra lourd et condensé, et à chaque fois je bloque dessus.

Globalement c'est un écrivain (Vargas Llosa) que j'ai beaucoup commencé sans jamais réussir à le finir malgré la sympathie que j'ai pour ses projets littéraires. C'est un rapport curieux, un peu frustrant d'une certaine façon.

Un autre truc qui me gave : je sais que j'ai acheté ce bouquin à l'origine parce que j'en ai lu une description dans un autre livre latino, mais impossible de me rappeler lequel. Je retomberai bien dessus un jour.

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